‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 52 sur 364 · Ce dernier chiffre exprime la pente de la Seine à Paris · texte numérisé non relu

Ce dernier chiffre exprime la pente de la Seine à Paris

DE LAPPAREUT. — Leçons de géogr. phys. 2» édit. 6

par le ruissellement et rentraînement des matériaux. Quand le pied du versant est définitivement fixé, Tarête A s'émousse, et peu à peu le profil BAD est remplacé par une courbe convexe BCD, qui se raccorde en D avec la courbe concave DE. En effet, ce n'est plus que la pluie qui agit entre B et D ; et les filets n'y ont pas assez de vitesse pour pouvoir se concentrer. Ils enlèvent seulement les matériaux fins du sol déjà désagrégé, se contentant d'adoucir l'angle A.

De là vient qu'un versant déjà façonné doit comprendre : 1* une partie raide ou versant debout, de profil concave; 2^ une partie supérieure adoucie ou versant couché, de profil convexe. La part de ce versant couché s'accroît constamment aux dépens de l'autre, et quand le pays est complètement modelé, on n'y voit plus guère que des formes convexes. Si l'on distingue la part qui revient

Fig. 33. — Adoacissoment des crûtes.

à l'action pluviale lente et disséminée de celle qui correspond à l'effet violent des eaux courantes, on peut dire que ce dernier facteur engendre des profils concaves, tandis que l'action lente détermine des courbes convexes.

L'attaque des versants, dépendant surtout du ruissellement, peut se produire avec une intensité inégale sur les deux flancs de la vallée, s'ils sont placés dans des conditions météorologiques différentes. Ainsi, dans nos pays, les versants regardant à l'ouest sont plus exposés que les autres à l'érosion subaérienne. C'est une nouvelle cause de dyssymétrie du profil en travers, qui vient s'ajouter à celle résultant des sinuosités du cours d'eau.

Aplatissement final. — Quoi qu'il en soit, Y aplatissement progressif des versants * apparaît comme le terme nécessaire du travail de l'érosion. En théorie, cet aplatissement n'a pas de limite; car aussi longtemps qu'il tombera des averses, celles-ci conserveront la faculté d'entraîner les particules fines à la surface d'une pente tant soit peu sensible. Mais en fait, le résultat peut être considérablement retardé par la végétation, qui prend généralement posses-

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