‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 87 sur 364 · Davis, Journal of Geolofjy, U, i · texte numérisé non relu

Davis, Journal of Geolofjy, U, i

CYCLE D EROSION, APLANISSEMENT FINAL

rincertitude qui persistait par endroits dans Técoulement des eaux, la stagnation forcée de ces dernières dans des lacs provisoires, favorisaient la perte de Teau par évaporation. Le soleil en pouvait ainsi ressaisir une partie au passage, et c'était autant de perdu pour le reste de la contrée. Une fois le rapide écoulement des eaux assuré, cet inconvénient n'existe plus. Les vallées sont profondes et fraîches, leur tracé n'offre aucune indécision, tout l'excédent des pluies arrive sûrement aux rivières. Le réseau des ravinements étant complet, la surface d'attaque des versants est portée à son maximum; de sorte que c'est durant cette phase que se fait le plus

Fig. 73. — Fragment topographique pris aux environs de Verdun (côte Saint-Miclicl). Échelle 1 pour 40,000. Equidistance des courbes : 5 mètres.

actif transport de menus débris. En un mot, le réseau fluvial est dans son plein épanouissement.

Telle est aujourd'hui la condition de la plupart de nos contrées dans la région parisienne, et la raison d'être de leur aptitude à recevoir tout l'effort de la civilisation. Plus tard, avec un relief moindre, des cours d'eau plus paresseux, des pluies moins abondantes, les circonstances seraient moins propices; tant il est vrai qu'il peut y avoir, pour un terrain, des conditions de jeunesse, d'âge mûr et de vieillesse, capables d'exercer une grande influence sur les destinées de l'humanité. Ici, à l'exemple de ce qui se passe dans l'ordre des choses morales, la fougue des eaux et l'indécision des tracés caractérisent la jeunesse, tandis qu'à Tàge mûr semble correspondre un emploi mesuré en môme temps que ferme des forces dont la vieillesse amènera le déclin.

Au point de vue topographique, l'état de maturité se reconnaît

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