I. En danois, KjœkkcnmOddinger
inant au littoral poméranien. A partir de TOder, il n'y a plus ne seule découpure de la côte jusqu'au golfe de Dantzig, où la istule, par ses alluvions, ramène sur ses bords une bande de [arches. Alors le rivage s'échancre par les estuaires de la Vistule, u Pregel et du Memel. Seulement, dans cette mer sans marées, Il le cordon littoral a moins de peine à se défendre, le vent ouest, qui agit plus efficacement à partir du coude de la Baltique,
suffi pour édifier une ligne continue de dunes, à la faveur de iquelle se sont isolées de la mer les deux grandes lagunes dites 'rische Haff et Kurische Haff.
Parallèlement au rivage s'étend, sur une largeur moyenne de 80 kilomètres, un territoire très homogène, celui de la Poméranie t de la Pomérélie, caractérisé par l'extrême abondance des lacs 'origine glaciaire, tous assis sur l'argile à blocaux déposée lors e la dernière invasion. Mais ce qui est surtout remarquable, c'est i bande centrale, où ces cavités lacustres, alignées sur un faîte ntre la Baltique et la Netze d'un côté, la Narev de l'autre, engenrent la plate-forme baltique des lacs ou Seenplatte, dont les carac- Tes ont été précédemment indiqués*.
La position de cette bande culminante n'est point arbitraire. Non îulement elle marque le point où les moraines terminales de la îmîère extension ont le plus longtemps stationné, mais si ce staonnement s'est produit, et a fait naître une ligne de hauteurs, est que justement, en cet endroit, un bombement du terrain terlire avait eu lieu, qui relevait l'oligocène plus que partout Heurs*. En un autre point, à Rûdersdorf près de Berlin, ce sont 3 calcaires du trias qui forment tout d'un coup une protubérance laissant au milieu du glaciaire. Dans ces deux cas encore, nous Dstatons que l'une des caractéristiques des Pays-Bas de l'Europe ptentrionale est, qu'à la différence du glaciaire de la Russie, perposé à un sol complètement exempt de dislocations, les pots erratiques de l'Allemagne recouvrent une région qui a resnti, d'une façon marquée, le contre-coup des mouvements orogé- :{ues tertiaires; de sorte que cette nappe monotone recouvre un us-sol assez tourmenté.
Les sondages, qui ont permis de reconstituer l'allure de ce sous- 1 ', le montrent partagé en longues bandes, alignées du nordlest au sud-est, et où tous les terrains secondaires sont plissés
i. Voir plus haut, p. 221.
2. Penck, Kirchho/f*s Lànderkunde ; norddeutsche Tiefebene, p. 503.
3. Voir la carte que M. Penck en a donnée dans la Lûnderkunde de KirchhofT.
parallèlement à celte direction. Or cette allure se répercute à la surface, d'une façon évidente, dans le parcours de toutes les rivières. L'Auer et la partie du Weser qui lui fait suite; TElbe en aval du Brandebourg et en amont de Magdeboui^; le haut Oder, (jui par la Sprée prolonge si bien FElbe inférieur, absolument comme le haut Elbe prolonge TAuer, sont autant de sillons nettement parallèles, dont la concordance avec les plis du sous-sol est d'autant plus frappante, que presque tous ces sillons correspondent à des synclinaux ou plis concaves que dessine le crétacé sous-jacent. Ainsi ce sont les efforts orogéniques de la période tertiaire qui ont préparé le réseau hydrographique des plaines de l'Allemagne septentrionale, et le dépôt du terrain glaciaire n'en a pas sensiblement altéré le dessin.
Versant méridional de la plate-forme. — Nous avons dit, d'après M. Keilhack *, comment, de cette plate-forme lacustre fertile et boisée, les eaux descendaient régulièrement au nord, par des vallées bien marquées, que l'appel de la Baltique a suffi à façonner; tandis que, sur son versant sud, il subsistait des lacs généralement étroits, réunis en chapelets par des ruisseaux au parcours mal défini. Ce versant méridional, constitué par les sables et graviers que les torrents glaciaires emportaient de la moraine terminale, est infertile et couvert de landes de bruyères. Son bord est marqué par une dépression, où s'alignent exactement la Nelze, puis la Warthe jusqu'à son confluent avec l'Oder.
Sur toute cette large bande, exempte d'accidents topographiques importants, le vent, remaniant les matériaux de la moraine, en soulève le sable et raccumule en petites dunes, tandis que son passage sur les blocs erratiques use quelquefois ces derniers en > faisant naître des facettes à arêtes vives*. Grâce aux communia*' tions qui se sont établies entre les cavités lacustres du Brandebo^^ et du Mecklembourg, il s'est formé des lignes intérieures de ii^^'^' ^'^ation, comme celles de la Sprée et du Havel. Le promeneur ^^^ chemine eri [deine campagne dans ces parages est parfois -f^oui surpris d'apercevoir, gonflées par le vent, les voiles d'un batts^^^' alors que rien ne lui avait encore fait soupçonner l'existence c^^^ cours d'eau.
Zone des grrandes rivières. — Contre la Netze et la Wa -:^^^^ commence une nouvelle bande, celle-là très plate, et parcourue* P^'