Voir plus haut, p
naître sur ses bords les traces, aujourd'hui bien morcelées, de diverses invasions marines, dont la plus remarquable, datant de I >> ^ la fin de Tépoque miocène, s'est fait sentir jusqu'aux portes de | IJ Blois. Par moments, la mer, submergeant toute la dépression de Rennes, a dû faire de la Bretagne une île. La Vilaine, lllle et la Rance marquent la place de ce détroit miocène.
De la même façon, la grande échancrure de Carentan, dans le Gotentin, depuis Valognes jusqu'à Isigny, est la trace d'un ancien golfe marin qui, dès l'époque jurassique, pénétrait dans le massi* ancien, et que les mers crétacées ou tertiaires ont bien souveiB ^ réoccupé depuis lors.
Très longtemps exposée à l'érosion marine, l'Armorique t perdu une grande partie de son étendue primitive. Les ile anglo-noinnandeSy Jersey, Guernesey, Serck, Aurigny, avec les îles Ghausey et le plateau des Minquiers, montrent tout ce que le Gotentin a dû perdre, en même temps que l'examen de la courbe isobathe de 20 mètres donne une idée de ce que pouvait être le contour primitif *. Ge qui a préservé ces îles, c'est la dureté plus grande des terrains qui les composent, granités, porphyres, schistes injectés de filons granitiques, comparée à la facile désagrégation des schistes précambriens. De la môme façon, les protubérances de granité du Mont Saint-Michel et de Tombelaine se sont conservées au milieu de Téparpillement des schistes encaissants.
Souvent d'ailleurs, dans le Gotentin, le maintien d'une arête saillante, comme celle d'Avranches à Mortain, tient à ce qu'une injection granitique a durci les schistes sur une certaine épaisseur; (le sorto que ceux-ci, devenus compacts, ont formé des murailles protectrices le long du filon de granité, le défendant lui-même contre la transformation en arène.
Régime hydrogn^aphique. — En considérant que l'Armorique ^ longtemps formé le rivage contre lequel s'arrêtaient les me jurassi(jues et crétacées, on peut être surpris de n'y trouver aujou d'hui aucun cours d'eau se dirigeant vers Test. Au contraire, l'Orrr^e d'un côté, la Sartlie de Tautre, l'encadrent en quelque sorte sv:::^^ivant une direction perpendiculaire.
Déjà, pour ce qui concerne la région occidentale, nous veno * *^ de donner la raison de cet état de choses, en rappelant le pass»-fe^^ assez récent d(» la mer dans le bassin de Rennes. Pour le reste^ ^' convitMit d'ohserver que le massif armoricain ne s'enfonce p>