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^/'«i>ltilude qu'ils atteignent au Donon, jilonprent, en «lessinant un

pl^^n incliné très régulier, ilans ce iju'on appelle la réîrion «les Monts

^^^ mcilles. Au pieil de cette plate-forme en pente commencent les

pl-si^ines de la Lorraine^ où Térosion a eu beau jeu pour disperser

^t^ ^iplanir les sédiments sans consistance du trias supérieur.

-Au sud du Donon, là où les irrès vos^iens n'atteignent ]dus la ^^te, comme auprès de Saales, les derniers efforts de leur affleu- ^"ïient se traduisent par des montagnes au contour jréométrique, *^>îblables à des terrassements artificiels, qui contrastent d'une on remarquable avec les formes arrondies du massif archéen, 1 minant au Champ de feu et dans les Hautes Chaumes, ^r\u grès rougre succèdent, dans la direction de la Lorraine, les eurements des divers étapes du trias et du jurassique, tous disués par des failles longitudinales et ainsi divisés en bandes, t chacune est descendue vers Touest relativement à la précé- ^^ ^^ ^■nte. Le petit îlot basaltique de la côte (TEssen^ non loin de Nancy, ' lique que ces rassures n'ont pas dû s'accomplir sans amener s^ manifestations éruptives.

^^BaBsin de Paris. Sa préparation historique. — Arrivons main-

ant à la partie centrale, c'est-à-dire au Bassin de Paris propre-

nt dit.

B^our en bien romprendre la dispositirm topographique, en

phithéâtre très régulièrement relevé, par grîidins étages, vers

--^^-rdenne, les Vosges, le Morvan et le Plateau Central, il est néces-

re de se reporter à l'bistoire de ce bassin. Le territoire qu'il

brasse résulte en effet du comblement, opéré par les sédiments

ondaires et tertiaires, d'une sorte de cuvette dont le pourtour

it défini par les massifs anciens précédemment décrits. Et ce

^~il ces massifs qui, perdant par érosion de leur substance, ont

Vami la matière des sédiments par lesquels la cuvette a pu se

M-uplir peu à peu.

Xj'histoiredu bassin ne commence qu'averles temps secondaires.

n territoire parait avoir été émergé à la fin de l'époque carboni-

^"^ienne, lorsque s'est dressée, de l'Armorique à la Bohème, la

^^te chaîne de montagnes dont il a été plus d'une fois parlé. Seu-

^"inent remplacement du bassin semble avoir été, dès cette époque,

puisse par quelque dépression au milieu du massif montagneux,

^^*^^Eictement comme nous avons vu que l'aire de sédimentation de

mer du Nord se trouvait indiquée par l'allure des anciens plis

sol anglais.

Un effet, les plis armorieains «livergent à partir de la pointe du

Finistère, ceux du nonl courant vers Test, ce qui leur permet de ^

rejoindre souterrainement les plis de TArdenne ; tandis que ceux du sud s'infléchissent constamment au sud-est, à travers le Mo^ bihan et la Vendée, pour se raccorder sous le détroit du Poitou avec les anciennes dislocations du Plateau Central. Et comme, dans rintervalle, il y a certainement en Armorique une zone déprimée, on est autorisé à penser qu'il a pu se produire, lors de la surrection de la chaîne carboniférienne, quelque chose d'analogue ;

à ce qu'on voit souvent en Asie ; c'est-à-dire une bifurcation des ^

arêtes montagneuses, se séparant pour encadrer, comme entre deux ^a murailles, un bassin plus ou moins aflaissé. Tels le Thian-Chan et :M le Kouenlun autour du Tarim.

S'il en a été ainsi pour la région française, on conçoit que, ^ , même émergée, la portion entourée par les chaînes du sud et :»! celles de l'Ardenne ait pu être une zone faible, destinée à se laisser plus facilement envahir par la mer. Lors donc que le relief carboniférien a été suffisamment aplani, et que l'Océan, longtemps rejeté au sud-est, a pu agrandir son domaine, il a peu à peu repris .^^s possession de ce district central; si bien que, dès l'origine des ^=fc^ temps jurassiques, les massifs anciens qui l'entourent ne for- — ^-"maient déjà plus qu'un archipel.

Épisodes sédimenta^es. — Alors a commencé le comblement;:^ .Mit de la cuvette parisienne par des dépôts marins, tour à tour argi- — -S-

leux et calcaires, plus rarement sableux. L'œuvre était si com mi-

plète à la fin de la période jurassique, que les détroits du Poitou -K-^-u et (le la Côte d'Or avaient fait place à des isthmes, le golfe pari — i*isien, très réduit, ne communiquant plus qu'à grand'peine avec le-^^^ -1^ nord. Les temps crétacés ramenèrent une nouvelle submersion,^ M~i, dont le maximum fut acquis avec la mer de la craie. Cette fois^ss -«s encore, les massifs anciens n'étaient plus que des îles. Môme la^^sî. Ja mer empiétait sensiblement sur TArdenne, le Morvan et le^:^ Je Cotentin.

Avant l'inauguration des temps tertiaires, le domaine maritime^^ ^^ était de nouveau redevenu insignifiant, et la craie exondée devait*' ^^^ former une plaine basse sur la plus grande partie de la cuvette^ "^^ (juand sa surface s'alTaissa au centre suivant une direction nord^-^^" est, exactement parallèle au bord oriental du massif armori — -■' cain. Cette large fosse fut envahie par les mers tertiaires, maiî celles-ci, venues du nord, ne s'avancèrent jamais dans l'est ai delà de la Champagne, dans le sud plus loin que le milieu de h Beauce. Constamment, du reste, elles étaient en lutte avec 1(

régime continental, et de temps à autre la fosse parisienne se transformait en lagunes, même en lacs d'eau douce.

Influence du lac de Beauce. — Le mieux caractérisé de ces lacs fut le dernier, le lac dit de la Beauce, qui, à la fin de Tépoque oligocène, s'étendait au moins jusqu'au Soissonnais, sans s'avancer à l'ouest beaucoup au delà de Paris, mais se poursuivait largement au sud, en communiquant avec les lacs du Plateau Central. Son niveau différait peu de celui de la mer, qui certainement y fît au début quelques excursions temporaires.

C'est alors que s'est constituée, dans ses traits généraux, l'hydrographie actuelle du bassin de Paris, dont nous avons déjà indiqué les principales particularités*. Sur les bords du lac de Beauce, surtout à l'orient et au sud, les assises sédimentaires, relevées à l'extérieur par la flexion du centre, affleuraient en bandes concentriques, comme autant de cuvettes emboîtées, de diamètre décroissant. Des cours d'eau conséquents ', c'est-à-dire convergeant comme le terrain vers le lac, durent traverser ces diverses bandes, recevant au passage de chacune d'elles des affluents stibséquenls, établis sur les affleurements des strates favorables ; et ainsi commença à se deâsiner la classique structure en gradins '.

Dernières dislocationB. — Probablement, à cette époque, le lac trouvait un écoulement à l'ouest, par un cours d'eau sans pente appréciable, décrivant des méandres sur la surface du massif crayeux, autour d'une direction moyenne nord-ouest, qui coïncidait justement avec une ligne de dislocations en profondeur. C'était le précurseur de la Seine. Mais bientôt le lac de Beauce se vida, et son fond, s'inclinant au sud-ouest, fut porté dans la direction opposée à une telle hauteur, que, dans la forêt de Villers- Cotterets, on en trouve des lambeaux à 260 mètres d'altitude. Du même coup la pénéplaine crayeuse de Normandie se relevait d'environ 150 mètres.

Par suite de ce changement survenu dans le niveau de base, les cours d'eau déjà dessinés, dans le secteur compris entre l'Oise et l'Yonne, furent obligés non seulement d'allonger leurs lits, mais de les faire descendre à travers le massif tertiaire exondé, à mesure que s'accentuait la surrection de ce dernier. De là le morcellement de ce massif, plus ou moins avancé selon l'importance

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