De Mar^'erie et Schrader, loc. cit
le haut relief des Peflas de Europa, marquant la place où se fait la rencontre, et la déviation au sud-ouest que les hauteurs culminantes éprouvent, lorsqu'au lieu des plis d'origine pyrénéenne, on suit, des environs d'Oviedo jusqu'au Douro, les crêtes formées par les parties les plus résistantes du massif ibérique ancien.
En tout cas, la rapidité avec laquelle la chaîne cantabrique tombe vers la mer a déterminé une puissante érosion, si bien que, dans les Asturies, on trouverait difficilement une surface plane d'un kilomètre carré pour y asseoir une base de triangulation*.
Aperçu général. — S'il est un pays qui mérite d'être décrit avec la zone des anciens massifs, c'est assurément la péninsule ibérique ' ; car presque toute sa surface représente un noyau continental, individualisé dès la fin des temps primaires, et qui n'a laissé les mers secondaires arriver que sur ses bords extrêmes. Sa résistance a imposé une limite occidentale à l'action des poussées orogéniques de l'époque tertiaire ; si bien que ce qui appartient en propre aux grands plissements alpins se trouve rejeté en Andalousie, sous la forme d'un appendice qui, pour être collé à l'Espagne, n'en fait pas moins réellement partie du grand système de l'Atlas africain.
Façonné en un triangle à peu près isocèle, dont la base s'appuie à l'Atlantique, tandis que sa pointe touche presque la Méditerranée près du cap Saint-Antoine, le massif ibérique se présente aujourd'hui sous la forme d'un grand plateau ou Meseta, de 700 mètres d'altitude moyenne. Ce n'est rien autre chose qu'une pénéplaine, d'où l'érosion avait déjà fait disparaître, au début de l'ère secondaire, les montagnes qui s'y étaient dressées avant la fin des temps carbonifériens.
Depuis lors, les dislocations tertiaires en ont un peu modifié l'allure. Tandis qu'au nord-est et à l'est les couches secondaires y subissaient un relèvement, conséquence de la flexion du bassin de l'Èbrej des dépressions naissaient dans la partie orientale de la