Fischer, Kirchhoff^s Lande rkuneie
2. Nous avons largement utilisé, pour ce résumé de la géographie de l'Espagne, le chapitre si complet et si remarquable que M. Theobald Fischer a consacré à. ce pays dans la Lânderkundc de KirchhofT.
uMeseta, et devenaient de grands lacs d'eau douce. Sans doute aussi I ^*^ un exhaussement de la partie atlantique contribuait à cet état de I -^ choses. Car, en moyenne, les régions les plus élevées du massif I fancien sont celles de Touest. I ^
Partie occidentale du massif ibérique. — La plus typique d'entre elles est la Galice, pays granitique, aux paysages alpestres, dont les caractères se retrouvent dans le haut Portugal, avec sa végétation fraîche et la richesse des eaux qui le parcourent. Ces territoires portent les traces d'un travail de dénudation subaérienne longtemps poursuivi. Les côtes abondent en rias », du Minho au cap de Pefias.
Cette bande montueuse se prolonge presque jusqu'au Guadalquivir, laissant seulement un ruban de terrain peu accidenté suivre la côte, depuis Oporto jusqu'à VAlgarve. Il semble qu'une sorte de barrière ait ainsi cherché à se dresser entre l'Atlantique et le p\^' teau ibérique, et cet obstacle correspond justement à une lar#?^ traînée archéenne et firanitique, tandis que les terrains primai***^ dominent à l'est.
D'un autre côté, le drainage du plateau s'opère par une série ^^ fleuves parallèles qui, après avoir coulé longtemps suivant de iwr ^^ larges vallées dans la direction de l'est à l'ouest, achèvent to^**^^ leur cours par des gorges profondes, semées de rapides et de ctf^^^
cades. 11 est donc vraisemblable que la Meseta a dû être rele\" ^^^
vers l'ouest, peut-être par le mouvement même qui créait les dépr^^^^^' sions lacustres, et la rapidité avec laquelle les fonds sous-mari: ^"^ s'abaissent au large, jointe au contour rectiligne de la côte, e*=^^ plutôt dénature àaj)puyer cette hypothèse. Seulement, l'exhauss^^^^^^' ment aurait été assez lent pour respecter le sens de l'écoulemei: ^^^^^^ des fleuves, qui n'auraient eu qu'à approfondir leurs lits dans ^^
territoire portugais en voiede surrection; ce qui les oblige à couler ^^* souvent dans des défilés étroits, comme ceux qui caractérisent C ^*cours inférieur du Ta^'^e et ont motivé le nom du fleuve.
D'autre j)art, l'embouchure si profonde de ce fleuve n'a rien ' ^
voir avec cette structure ; elle marque la place d'un ancien golB^ ^'^ pliocène.
Partie orientale. Sierras castillanes. — Dans l'est, la Meseta e^^ ^' peu accidentée, à cause de l'horizontalité des dépôts lacustres tei^ ^' tiairos, (|ui forment 24]). 0/0 de la surface de la péninsule '.Ailleurs