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'2. Kischer, Kirchho/f's Lànderkunde.

S principales différences de niveau sont le résultat de Térosion, li a mis en saillie les roches les plus dures. C'est surtout à cela l'est dû le relief de la chaîne castillane. Le déboisement a accru t effet, et Taltitude aidant, le plateau ancien abonde en solitudes uvages, avec des vallées encombrées de cailloux. Les hauteurs castillanes divisent lai Meseta en deux bassins, celui

I nord ou Vieille-CasHlle, et celui du sud ou de la Nouvelleastille. La chaîne séparative comprend les Sierras de Gâta, de redos et de Guadarrama, surtout archéennes, plus raides au sud l'au nord, et dessinant une série de chaînons en escalier, tous ignés au nord-est. Elle s'atrophie peu à peu vers Test, et passe isensiblement sous le plateau triasique, en couches presque mzontales, qui forme, entre 1200 et 1300 mètres d'altitude, extrémité des hauteurs par lesquelles la dépression de l'Ebre est aminée.

Les Sierras de la Caslille sont la mise en évidence des anciens îcidents nord-est du massif primaire. Or, à partir de la rencontre

II Tage, il y a changement de direction des plis, bien accusés par !S traînées archéennes qui s'intercalent entre les sédiments prilaires, et mis en évidence dans la topographie grâce aux diffémces de dureté. Dansl'Estremadure, on voit cette direction tourner 1 sud-ouest, expliquant ainsi le coude que fait la Guadiana en aval î Ciudad-Real ; coude remarquablement répercuté dans la pointe rusque dessinée par le cours du Tage à sa sortie de la Castille, 1 nord de la Sierra de Guadalupe. 11 y a donc, en ce point, ouverire en éventail des plis, ce qui rend facile à comprendre la producon par affaissement, dans l'intervalle, du bassin de la Nouvelleastille.

Plaines castillanes. — La Haute Caslille est un bassin plat, ifermé entre la chaîne castillane et les Monts Cantabriques. Les oiuteurs qui le dominent à l'ouest empêchent l'humidité de lui par- ?nir en quantité suffisante, et il y tombe par an moins de 00 millimètres d'eau. Aussi le pays est-il généralement une steppe ésolée, justifiant le proverbe « qu'une alouette qui veut aller en lastille doit y emporter ses provisions ». Les vallées ont découpé es terrasses de 10 à 20 mètres de hauteur au milieu de sédiments icustres horizontaux; les lignes de partage secondaires sont à eine visibles; seules, quelques buttes dans le centre parviennent

150 ou 200 mètres de hauteur au-dessus des vallées.

La haute plaine de la Nouvelle-Castille, territoire central de la éninsule, mesure Si 000 kilomètres carrés. Entre le Tage et la

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Guadiana, Térosion seule a façonné une ligne de partage à travers les sédiments lacustres du tertiaire. La partie méridionale ou Manche est dépourvue de ruisseaux et d'éminences. Le gypse, très répandu parmi les sédiments de la contrée, rend les eaux souvent impossibles à boire, et des sécheresses terribles désolent ce pays sans ombre, où Ton ne voit émerger que quelques rochers nus, d'un brun rouge. Plusieurs des cours d'eau du bassin de la Guadiana se [)erdent dans les graviers tertiaires du sous-sol. La population n'acquiert un peu de densité qu'auprès du massif volcanique de Calatrava, où le basalte forme quelques cimes.

Bord oriental du massif. — Entre les sources du Tage et l'extrémité de l'Andalousie, la Meseta touche presque la Méditerranée. Elle en est séparée par le haut bassin tertiaire de Teruel, devant lequel se dresse un massif montagneux où la principale cime, le Javalambre, dépasse 2000 mètres, tandis que de l'autre côté apparaissent, avec une moindre altitude, les monts dits Universales parce qu'ils envoient les eaux de tous les côtés. Ce sont des districts de terrains secondaires, où dominent le jurassique et le crétacé, avec prépondérance des calcaires ; de sorte que le terrain, sec et compact, forme de hauts plateaux ou paramoi, coupés, du côté méditerranéen, par des vallées profondes. Les lleuves de ce versant, ayant une pente rapide, opèrent un actif transport de débris, quia suffi pour remplir les échancrures prirt^i* tives (lu littoral autour de Valence.

Du Jucar à la mer, los terrains secondaires viennent s'appuy^^' en couches horizontales, sur le bord du plateau ibérique, et il ^^^ rst ainsi jusqu'à la Sierra Morena, tandis que plus loin, aprèf^ '^ cassure du Guadalquivir, tout est violemment redressé contre^ '* chaîne bétique.

La faible distance qui sépare Tembouchuro du Jucar de l'ext J*^' mité du grand plateau a permis au fleuve, qui débouche à la i^^^'^ par un canon de 300 mèln\s de profondeur, de pousser sa pa**^'^ haute en plein territoire do la Manche. Il a pu ainsi atteindre^ '^ revers atlantique de ce nœud de la Serrania de Cuenca, d "^" s'échappent en sens opposé le Tage et les affluents de la Guadia, **'*• Andalousie. Sierra Morena. — U Andalousie est une dépressi ^^"' i\ii*^v fort ancien, qui court entre le bord de \sl Meseta et la Cordil^^^ iK'tiqne, On a donné le nom de Sierra Morena aux hauteurs qui '«* limitent au nord, et dont le Guadalquivir suit le pied; mais ce ït"^^^ pas une chaîne de montagn(\s; c'est seulement le bord, tranché p^r une importante dislocation, du plateau ibéricpie. L'érosion, en

écoupant cette falaise, lui a imprimé le caractère montagneux; nais ce caractère s'atténue beaucoup sur les hauteurs auxquelles escarpement donne accès, et dont Taspect sauvage et désolé fait in si grand contraste avec la richesse de la dépression voisine. )e plus, on constate que le versant qui descend très doucement à a Guadiana comprend toute une série de rides parallèles, de lirection nord-ouest. Ce sont simplement des traînées d'affleurenents durs, notamment de quartzites, que Térosion a fait apparaître sur la pénéplaine.

Cette direction commande si bien le parcours des rivières, qu'elle îst adoptée non seulement par tous les affluents de la Guadiana, mais même par ceux du Guadalquivir, qui arrivent à la rencontre le leur collecteur sous un angle aigu, à peine atténué par un coude au confluent. Ici donc c'est une structure tectonique passive très ancienne qui gouverne Thydrographie.

La falaise de la Sierra Morena se prolonge dans le Portugal, où elle forme la Sierra primaire de Monchique, qui domine VAlgarve et explique le promontoire du cap Saint- Vincent.

C'est à la résistance particulière d'une roche éruptive (la foyaïte) que la Sierra de Monchique doit de se dessiner aussi bien. Dans l'Algarve même, la plate-forme archéenne existe encore ; mais elle porte une couverture de sédiments secondaires et tertiaires, qui la transforme en un véritable jardin.

Dépression d'Andalousie. — Au pied de la dislocation qui engendre la Sierra Morena, s'étend l'ancien détroit bétique, par lequel l'Océan a communiqué avec la Méditerranée jusqu'à l'heure des grands mouvements alpins.

La Campina ou partie plate de l'Andalousie, qui occupe la dépression, est une plaine ondulée, au sol fertile et merveilleusement arrosé. Non seulement par son altitude, inférieure de 500 mètres à celle de la Meseta, mais par la nature du terrain, où les marnes prennent la place des roches schisteuses et quartzeuses du plateau, elle se difliérencie absolument du territoire qui la domine. Elle passe au sud à une région de collines, où les couches secondaires ont été disloquées en plis parallèles, courant à Test-nord-est, en complet désaccord avec les directions qui régnaient dans la Meseta voisine.

Les chaînes andalouses prennent de plus en plus de développement au nord-est, où, de la Sierra de Alcaraz à la Sierra Espuna, elles dessinent une série de crêtes, commandant la direction des affluents du Guadalquivir et de la Segura.

Le terrain, très calcaire et très sec, est peu fertile, et sujet à des inondations terribles. Enfin Tensemble se termine au contact de l'angle de la Mesela, où Ton voit les grès rouges plissés, d'âge triasique, des chaînes andalouses, monter comme une vague à 800 mètres au-dessus du plateau non plissé, terminaison orientale de la Sierra Morena, qui porte le nom de Campo de Montiel.

Au delà de cet ensemble de chaînes apparaît une dislocation qui, prolongeant le cours inférieur de la Segura, vient passer par Lorca, Guadix et Grenade. Cet accident est jalonné par de petits bassins d'effondrement tertiaires, qui forment de hautes plaines comme la Voga de Grenade, et ce district de Guadix, où une espèce de grès rouge de très récente formation est découpé en pyramides fantastiques.

Sierra Nevada. Basse-Andalousie. Baléares. — Au nord de \& dislocation de Lorca à Grenade, les chaînes secondaires plissée^s couraient au nord-est, conformément au bord de la Meseta, Il n'ou est plus de même au sud. Là commence un système de dislocatiot^^ est-ouest, parallèle au rivage entre Malaga et le cap de Gâta. Gc^ '^ la Sierra Nevada, immense voûte de schistes primaires, dont l cimes (dépassant 3500 mètres au Mulehacen) ne sont qu'à 35 kï. mètres de la mer. La voûte s'étendait autrefois jusqu'au Man et c'est seulement à l'époque pliocène que son axe s'est effondi donnant naissance au détroit de Gibraltar. Ce morceau du sol es] gnol est donc, on réalité, par sa nature comme par ses directio tectoniques, un appendice africain.

Au delà de Malaga, les plis se recourbent et deviennent nord-so^^"' traversant le détroit pour s'infléchir de nouveau au sud-est, puis — ^ ^ l'ouest, dans le Maroc.

La Basse-Andalousie offre un assez bon sol qui, à IIuel\ — '^^^j date seulement des derniers temps tertiaires. Cependant des stepp ^oes s'étendent sur les parties où l'eau est rare et où le terrain est res-^^^^ salé, comme au voisinage du Genil.

Au point où les chaînes de l'Andalousie viennent buter cont l'angle oriental de la Meseta, un trouble s'introduit, qui permet la Segura de découper son chemin en échelons à travers le massL mais les j)lis de même direction se retrouvent au cap Saint-Yince. et se prolongenten ligne droite parles Pituysesdans les Baléares. rivage rectiligne do Majorque est formé par un débris d'une chaîj plissée, que les effondrements méditerranéens ont morcelée et qi dressée après le dépôt du terrain nummulitique, sans préjudi*

de quelques dislocations ultérieures, devait s'étendre jusqu'en Corse et en Sardàigne *.

Bassin de l*Èbre. — Le bassin de TEbre est une espèce d'auge triangulaire d'une altitude moyenne de 250 à 300 mètres, d'où l'on ne peut sortir qu'en franchissant, par des pentes très raides, de hautes murailles. Il faut monter de 1000 mètres pour arriver dans les provinces de Castille ou de Valence, de 2000 pour traverser les Pyrénées, et l'accès de la mer est fermé par les monts de la Catalogne, muraille de 60 kilomètres, que l'Èbre force dans une gorge sinueuse et escarpée.

Ce bassin résulte d'un elTondrement, par suite duquel les terrains secondaires, qui s'étaient appuyés contre le bord nord-ouest de la Meseta, ont fléchi au milieu, tandis que leurs tranches, relevées au contact du plateau par une série de cassures, ont engendré le bourrelet qui accompagne si bien la rive droite de l'Ebre, de sa source à son embouchure, et où plusieurs cimes dépassent 2300 mètres. Une nappe de sédiments lacustres ou saumâtres, d'âge miocène, remplit le fond de cette dépression, c'est-à-dire l'Aragon, par un mélange de marnes, de mollasses et d'argiles avec g>'pse et gisements de sel.

C'est dans le bassin de l'Ebre que sont réalisées les plus fortes différences de niveau relatif que présente la péninsule. La crête qui domine la rive droite de l'Ebre se maintient, en moyenne, à 1500 mètres sur plus de 15 000 kilomètres carrés *.

Favorisé par cette grande dilTérence d'altitude, l'Ebre a pu pousser son affluent le Jalon jusque par delà les hauteurs qui dominent la Meseta, et capturer, sur le territoire de cette dernière, le Jiloca et quelques autres cours d'eau, à quelques pas des sources du Tage et du Douro.

Catalogne. — La raison d'être des montagnes de la Catalogne se trouve dans le petit massif archéen de Gerone, qui joue ici un nMe analogue à celui des Maures en Provence. Un cirque d'effondrement, celui de YAmpurdan, signalé par les volcans d'Olot, le sépare du noyau archéen des Pyrénées orientales ; mais l'un et l'autre ne peuvent guère être considérés que comme des fragments delà terre qui a dû exister en avant du golfe du Lion ^ On s'explique ainsi l'allure du bassin de l'Ebre, qui n'a pu s'affaisser sur place sans que ses bords, comprimés par la Meseta, Taxe pyrénéen

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