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et Tobstacle de Gerone, se relevassent en plis ou en paquets fracturés le long: des massifs résistants.

En tout cas, le relief du massif côtier de la Catalogne paraît être le plus récent de tous ceux de l'Espagne, et avoir subi des modifications même dans les temps quaternaires *. Il est à remarquer que Tarchéen ne s'y trouve pas amené, comme dans les Pyrénées, par une poussée montagneuse. On le trouve réellement à la base des autres formations, ce qui complète l'analogie du territoire avec les Maures.

Les rivages de la péninsule ibérique. — La forme des côtes espagnoles mérite d'attirer l'attention. Au nord, entre la France et la Galice, le rivage est rectiligne, correspondant à la chute brusque du versant cantabrique, chute qui se poursuit sous la mer, où les fonds de 3000 mètres sont rapidement atteints. C'est là surtout une structure de plissement brusque ou de fracture, qui aurait agi suivant la direction même des strates.

A partir du point où le rivage entame l'ancienne plate-forme de la Meseta, la côte demeure rectiligne dans l'ensemble ; mais elle laisse apparaître des rias et des échancrures qui témoignent, les unes d'un mouvement vertical, les autres d'une érosion marine ayant eu le temps de mettre en évidence les différences de dureté, sur un massif que le rivage tranchait obliquement à la direction des bandes de terrain.

Les mômes caractères se retrouvent, encore plus prononcés, du cap Finisterre au Minho. Ensuite la côte devient rectiligne, toujours accompagnée, à peu de distance, par les fonds de 3000 mètres. Mais les accidents anciens qui ont déterminé cette structure sont masqués par une bande de terrains tertiaires récents, accolés au bord de la Meseta, dont ils ont régularisé les aspérités, ne laissant d'échancrures que pour les estuaires.

La courbe qui correspond à l'embouchure du Guadalquivir accuse bien l'ancien détroit bétique, encore accentué par un golfe à Tépoque pliocène.

Mais l'allure des rivages est bien dilTérente au delà de Gibraltar. Sur une direction dominante du sud-ouest au nord-est, s'alignent quatre arcs concaves, qui n'offrent pas une seule découpure sérieuse, et où le rivage ne cesse d'être en falaise que là où les fleuves ont édifié des atterrissements.

Le premier de ces arcs va de Gibraltar au cap de Gâta; l'effon-

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