‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 150 sur 216 · BuiL soc. belf/e de géolof/ie, IX (1895), p · texte numérisé non relu

BuiL soc. belf/e de géolof/ie, IX (1895), p

dilatation notable du massif montagneux, lequel, après avoir formé depuis TAltare une bande étroite, s*épanouit au nord, au point de venir presque toucher le Pô à Pavie.

liECs de la bordure alpine. — Au pied du croissant archéen, dans sa partie orientale, s'étendent, pénétrant profondément à Tintérieur de la montagne, les beaux lacs qui font la gloire de l'Italie, c'est-à-dire le Verbano ou Lac Majeur, le Lac de Lugano, le Lac de Côme et plusieurs autres cavités plus petites dans l'intervalle. A l'origine, tous ces lacs communiquaient les uns avec les autres, -et formaient un véritable plexus de vallées inondées, tout à fait identique avec le réseau des fjords de Norvège. Ainsi le Lac de Côme, dans la branche occidentale, qui n'a pas à subir les effets de l'alluvionnement par l'Adda, reste partagé par un seuil en deux cuvettes indépendantes, dont chacune a son fond inégal et sensiblement au-dessous du niveau de la mer.

Le rôle joué dans cette structure par les dislocations est indéniable, et nulle autre cause ne saurait expliquer, par exemple, la bifurcation qui, à Belaggio, divise le même lac en deux branches formant un angle aigu. Si le lac est en grande partie excavé dans les sédiments secondaires du versant méridional, le Lac Majeur est tout entier creusé dans l'archéen. Quelque part que les accumulations glaciaires aient prise à leur état actuel, il paraît bien vraisemblable que ces cavités allongées et ramifiées sont dues principalement à un affaissement du massif, ayant fait naître des ombilics dans des vallées antérieurement excavées le long de crevasses du soP.

Zone des massifs extérieurs. — Sur le flanc occidental de l'arc cristallin s'appuient les assises sédimentaires violemment redressées et disloquées, mais au milieu desquelles on voit encore apparaître, par places, des noyaux archéens faisant saillie comme autant de <lômes au milieu de boutonnières crevées par leur surrection.

De là résulte un chapelet de hauts massifs cristallins, en forme d'amandes (d'où le nom de massifs amygdaloides), qui bordent à distance la chaîne principale, et dont la succession rapppelle celle des nœuds et des ventres dans une corde en vibration *. Ce sont : le massif des Alpes maritimes ou du Mercantour, dont la cime est au Pic de l'Argentière (2297 m.); le massif de YOisafis ou du Pe/voicx (4103 m.), dont les sommets, malgré leur altitude, se

\. Voir plus haut, p. 170.

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