‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 151 sur 216 · Marcel Bertrand, Comptes f^endus, GXVIU, p · texte numérisé non relu

Marcel Bertrand, Comptes f^endus, GXVIU, p

détachent peu du haut socle qui les porte; celui des Grandes RotAsses (3478 m.); Taxe de la chaîne de Belledonne, qui rachète sa moindre élévation par la façon hardie dont se profile la noire silhouette de son pic culminant (2981 m.); le magnifique massif du Mont Blanc (4810 m.), au sommet duquel il subsiste encore quelques restes de son ancien manteau schisteux ' ; enfin la chaîne de YOberland bernois et des Alpes de Glaris, finissant au Tôdi (3623 m.).

Le laminage violent, que les noyaux archéens ont dû subir pour arriver à percer leur couverture de sédiments, les a prédisposés à se laisser débiter par la gelée en aiguilles, dessinant sur Thorizon des contours déchiquetés, comme ceux qui sont si caractéristiques des cimes du Mont Blanc. Quant à TOberland, l'énergie des dislocations a été telle que des portions de sédiments sont venues s'enfoncer comme des coins au cœur des schistes cristallins du noyau. C'est à la jonction de ce dernier avec son enveloppe stratifiée que l'érosion a découpé les pics si variés et si bien détachés de cette partie de la chaîne.

Tantôt une large bande de sédiments, accusant un ancien pJi svnclinal, s'intercale entre la zone archéenne extérieure et les massifs occidentaux; ainsi le Briançonnais, la Maurienne, la Vanoise et la Tarentaise entre le Pelvoux et le Grand-Paradis. Tantôt la bande intermédiaire est réduite à peu de chose, comme sur le flanc nord-est des Alpes maritimes, sur le versant est du Mont Blanc, et mieux encore dans le pli de la Furca, où le Rhône et le Rhin ne s'en alignent pas moins dans le prolongement l'un de l'autre; comme pour marquer qu'il s'agit bien là d'une coupure tectonique.

ChaineB subalpines. — A l'extérieur de la zone précédente se léveloppent en France les chaînes subalpines^. Les assises crétacées et jurassiques, quelquefois aussi les couches tertiaires, y sont lécoupées en gradins abrupts et en longues crêtes, le plus souvent escarpées d'un seul côté. Des failles longitudinales, en isolant de puissants massifs calcaires, ont fait naître de grands escarpements, :omme ceux de la Chartreuse et des Bauges, où les hautes murailles ainsi produites contrastent avec les pentes de prairies et de orôts qu'elles dominent.

La zone subalpine, dont font partie le Dévoluy, le Vercors, le

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