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I. CVst de là que dériverait jnslcinenl le nom de Ghat

DE LArrAnucT. — Le<ront de gûogr. phys. 34

cipales cimes, comme celle du Niighiri (2400 mètres), qui s'élève au sud en plein territoire archéen, appartiennent à de hauts plateaux et non à des chaînes.

Caractères de la plate-forme. — Par suite de rinclinaison générale de la plate-forme vers Test, tout le drainage de la contrée s'opère vers le golfe du Bengale, et c'est seulement à Fextrémité nord des Ghat occidentales qu'on commence à trouver deux rivières, la Tapti et la Narbadah, que sépare le long plateau, d'apparence montagneuse, de Satpoura. Ce dernier est formé, à Touest, de roches basaltiques légèrement disloquées ; au centre de trapps en coulées horizontales, supportant des grès sédimentaires qui s'élèvent jusqu'à 1300 mètres; à Test, exclusivement de coulées trappéennes.

Dans tout le territoire du Dekkan, l'altération superficielle des roches volcaniques, sous l'influence d'un climat exceptionnellement chaud et humide, a fait naître une couche de terre rouge, dite latérite.

L'érosion seule a créé les basses vallées de l'Hindoustan, et c'est à peine si, dans la partie méridionale, la variété des affleurements de roches anciennes a fait intervenir, par endroits, une certaine action directrice pour les cours d'eau. Ce qui rend ce territoire tout à fait remarquable, et en même temps l'assimile à l'Afrique, c'est l'absence de toute espèce de plissement postérieur à l'ère primaire. Les seuls mouvements dont l'Hindoustan porte la trace sont des dénivellations d'ensemble, accompagnées de fractures, qui ont permis à un étroit ruban de dépôts crétacés marins de venir se coller par endroits au littoral oriental, exactement comme c'est le cas pour l'Afrique australe.

La stabilité de la péninsule a été si grande, que les couches très anciennes des monts Vindhya, appartenant au silurien, reposent horizontalement sur les roches cristallines plissées des monts Aravali, qui bordent la presqu'île au nord-ouest, formant la limite du bassin de l'Indus.

Pays de Gondvrana. Dislocations indiennes. — Un grand intérêt s'attache aux provinces centrales de l'Hindoustan, c'est-à-dire à ce pays de Gondwanay qui s'étend des vallées de la Narbadah et du Gange à celle de Godaveri. C'est là qu'on observe, superposées en couches horizontales au terrain ancien, des formations terrestres, avec débris de plantes, qui établissent une transition continue entre l'époque primaire et les temps jurassi<|ues, au moyen de types végétaux qui n'ont presque rien de commun avec ceux des

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terres boréales. Par ce caractère, autant que par sa structure générale, THindoustan se montre intimement lié à TAfrique australe comme à T Australie.

Seulement, tandis qu'en Afrique la couverture de grès terrestres horizontaux, superposés aux couches primaires plissées, forme de grands massifs continus, en Inde elle n'apparaît plus que par lambeaux. Encore si ces fragments ont été conservés, c'est d'ordinaire parce qu'ils sont tombés au milieu des cassures du massif de gneiss *. L'érosion a donc été plus complète dans l'Hindoustan. 11 est à remarquer que ces dislocations affectent seulement les assises inférieures du système continental, qui étaient déjà fracturées et déplacées quand les couches plus jeunes sont venues les recouvrir. Ainsi la tendance au crevassement du massif était dessinée avant le début de l'époque jurassique.

11 parait très probable qu'à l'époque éocène, l'Hindoustan était encore relié à l'Afrique par Madagascar. La mer passait librement au nord, de la Perse à l'Assam, par la région gangétique. La présence du miocène marin sur la côte de Travancore donne à penser que c'est vers cette époque miocène que la péninsule a pris sa forme définitive en s'isolant de l'Afrique.

Plaine indo-grangétique. — Au nord de la plate-forme de l'Hindoustan se déploie la région indo-gangé tique, pays plat où les alluvions jouent un rôle considérable, et qui correspond au remplissage d'un sillon dessiné en avant du gigantesque bourrelet de l'Himalaya.

Le fait qu'à Calcutta, par 140 mètres de profondeur au-dessous du niveau de la mer, on ne trouve que des formations fluviales à fossiles terrestres, montre que la plaine gangétique correspond à un ancien pli concave, dessiné à la jonction de la chaîne plissée avec la plate-forme résistante que les mers secondaires et tertiaires avaient contournée.

L'immense delta, où les alluvions du Gange se mêlent à celles du Brahmapoutra, montre avec quelle énergie se poursuit encore ce travail de comblement.

Rôle du Sait Range. Vallée de l'Indus. — La chaîne du Sali Range, située dans lePenjab, au voisinage immédiat de l'Himalaya, est intéressante en ce qu'elle laisse voir, de l'autre côté de la dépression désertique du Thar, un territoire intermédiaire par sa constitution entre la péninsule proprement dite et l'Inde himalayenne.

i. Blanford in Suess, Anllitz, I, pp. 521, 523.

Les formations fossilifères, développées à Touest de cette chaîne, font défaut dans Test, comme si là était la limite de Tancienne plate-forme stable du sud*. C'est le pendant de la protubérance de Chillong, déterminant sur Tlndus un rebroussement des chaînes, analogue à celui qui se produit sur le Brahmapoutra.

Toute la vallée de llndus, depuis sa sortie du Penjab, et surtout depuis la jonction du fleuve avec le Satledj, correspond à une dislocation importante, qui a amené Teflondrement d'une portion du territoire indien. De longue date, du reste, cette région devait être un compartiment de moindre résistance ; car la mer jurassique, qui a respecté toute la péninsule, a laissé des traces manifestes aux bouches de Tlndus. Ce territoire, devenu aujourd'hui le désert ou la steppe saline de Thar, est fréquemment visité par des tremblements de terre, auxquels est dû aussi Tétat particulier de son prolongement méridional, le liann de Catch. C'est une solitude saline et sans aucune végétation, d'une horizontalité géométrique, au milieu de laquelle surgissent çà et là de petites collines alignées, restes des bords relevés des compartiments dont la chute a engendré cette dépression.

Plateau de Chillongr. — Nous avons vu précédemment que la chaîne himalayenne et la chaîne cotière de Birmanie formaient, par leur rencontre, un rebroussement à angle extrêmement aigu, livrant passage au Brahmapoutra.

Dans l'intervalle, sur la rive gauche de ce fleuve, surgit, comme fournissant en quelque sorte l'explication de ce brusque changement, le plateau montagneux de Chillong, occupant le centre de l'Assam sur une longueur de 400 kilomètres, avec une hauteur variable entre 1200 et 2000 mètres. La composition de ce plateau est très particulière. Toute sa partie septentrionale est formée d'un gneiss identique avec celui de la péninsule; mais au sud apparaît une dislocation, au delà de laquelle se montre un ruban de crétacé marin et de tertiaire, dans des conditions semblables à celles où se présentent les lambeaux crétacés collés à la côte orientale de l'Inde.

Ainsi le plateau de Chillong apparaît comme un fragment septentrional de l'ancienne pénéplaine, (|ui s'enfonçait comme un coin vers le nord-est, de sorte que les plissements récents ont été obligés de contourner ce promontoire, tout en le forçant à se relever d'un côté. La bruscjue saillie que forme le massif, au

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