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analogie avec le territoire de la Scandinavie. Le sol y est fornK'*d'archéen, avec une ceinture de sédiments paléozoïques. Toute la surface est depuis longtemps réduite à la condition de pénéplaine, et la dépression de la baie d'Hudson joue, comme Ta fait remarquer M. Suess, un rôle très semblable à celui que joue la Baltique entre la Finlande et la Suède. La différence consiste surtout dans Tabsence d'alignements définis, le territoire canadien ayant été beaucoup moins éprouvé par les dislocations atlantiques que celui de la Scandinavie. Les cassures ne se sont fait sentir que sur le bord extrême, c'est-à-dire sur les côtes du Maine, de la Nouvelle- Ecosse et de Terre-Neuve, où elles ont fait prévaloir la structure des fjords j en imprimant à la plupart des rivages une direction nettement parallèle à celle des fosses océaniques qui les longent.
Traces de la topographie grl&ciaire. — De même qu'en Scandinavie, la topographie glaciaire, caractérisée par le grand nombre des cavités lacustres, peu profondes et aux contours irréguliers, prévaut sans partage sur tout le Canada, à Test d'une ligne suivant le cours inférieur du Mackenzie, puis passant à l'occident du petit lac des Esclaves, pour atteindre les États-Unis tout près des sources du Missouri. A partir de ce point, la limite du territoire lacustre se tient, en moyenne, à deux degrés à l'est de cette rivière, et va franchir le Mississipi non loin du 42" parallèle. Elle redescend ensuite jusqu'au delà du 41 ** degré, mais pour se trouver rejetée au nord à la rencontre des Alleghanies, de sorte qu'elle atteint la côte non loin de Boston.
Sur toute cette étendue, les glaces, descendant des hauteurs situées au nord du Saint-Laurent, ont raboté le terrain, laissant sur les rochers des stries visibles, et en plus d'un point Tarchéen apparaît à nu, formant ce qu'on appelle les barren grounds. Seulement, vers la limite méridionale du territoire lacustre, les accumulations morainiques commencent à jouer un grand rôle. Ce sont elles qui, en barrant d'anciennes vallées, ont engendré les grands lacs, Supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario. Les cavités où ces lacs sont logés étaient sans doute en grande partie préparées ; car tous occupent des sortes de combes ou cnsellements d'assises primaires peu résistantes, qui formaient cuvette sur un fond de terrains plus durs. Mais avant l'invasion des glaces, ces dépressions étaient déjà façonnées en vallées, et c'est par l'influence des barrages morainiques jetés en travers qu'elles ont été transformées en bassins lacustres.
Au sud du Michigan, si les lacs disparaissent, ou du moins
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ileTiennent trop petits pour tMre iUrurês >ur une carte d'ensemble, la to[»ographie morainique continue à prévaloir jusqu'à une liifne très remarquable Je collines, qui accc»m|Kurne pn^Si]ue constamment la rive ^uche «lu Miss4)uri et la rive Jn^ûte île rOhio. C'est le Kettle range, ainsi nommé «les nombreuses i>etites ravités sans écoulement qui s'y rencontrent. Nous m avi»ns indi<{ué précédemment les caractères essentiels *. en siirnalant les diverses particularités île cette zone périphérique, où l'extrémité des lobes glaciaires de la dernière extension a lon^emps stationné, étalant sur la contrée le terrain erratique ou drift.
Il y a pourtant, au milieu de la grande nappe morainique. dans l'Etat de Wisconsin, sur le cours supérieur du Mississipi, un espace où le drift n'a fias laissé «le traces. Les géologues américains ont expliqué cette particularité fiar un ensemble de conditions géographiques et météorologiques, qui obligeaient les lobes glaciaires à contourner ce territoire ydrifUess arf^a). sur lequel d'ailleurs il tombait moins de neige qu'aux alentours.
Modifications récentes da réseau hydrographique. — En dehors lie l'obstacle op[»osé à l'écoulement des eaux, ce qui a eu pour conséquence la formation des grands lacs, les accumulations morainiques ont changé peu de chose à l'aspect général de la pénéplaine archéenne et primaire. Seulement elles ont modifié le tracé des cours d'eau, qui auparavant avaient dû subir, de la part des éléments de la pénéplaine sous-jacente, une certaine action directrice. Nous avons expliqué comment plusieurs des rivières, une fois la moraine aflbuillée, ne retrouvant plus leurs anciens lits, ont dû racheter la différence «les niveaux par des cascades établies aux points où elles atteignaient le substratum primaire ou cristallin '.
D'autre part, les plaines morainiques «lu noni, qui forment une ceinture continue autour des grands lacs, ont été lanlivemenl affectées par le gauchissement qui a relevé le sol de la région laurentienne. Aussi le niveau des lacs a-t-il subi des vicissitudes, marquées par une série de terrasses, <|ui dessinent sur leurs bords de véritables escaliers.
Au début «le l'époque quaternaire, les conditions hydrographiques de la contrée canadienne différaient beaucoup de ce «ju'elles sont aujourd'hui. Au lieu de se décharger dans la baie d'Hudson, le lac Winnipeg, et avec lui la rivière Saskatchewan, se déver-