Voir plus liant, |i. i.x
2. Voir la dernière édition rlu Manual of Geology de J.-D. Dana.
gardent constamment une direction parallèle aux Appalaches. Ainsi le bord de cette chaîne, devenu rigide, a déterminé par sa résistance les cassures dont les trapps ont profité pour s'épanchrr.
Piedmont. — Les choses se passent différemment dans le sud. Là, au pied du versant atlantique des Montagnes Bleues s'étend, bien marqué dans la topographie, un plateau ondulé auquel sa situation a fait donner le nom de Piedmont. Il est composé surtout de roches archéennos fortement disloquées, appartenant au soubassement des couches primaires de la région appalachienne. Les cours d*eau du second ordre n\ obéissent à aucune action dirortrice apparente. Leurs bassins sont arrondis ou ovales, et les lignes de partage <lessinent de véritables labyrinthes. La limite orientale du Piedmont est très nette. Elle est formée par un pli brusque ou une faille, qui se poursuit depuis les environs de New- York par Trenton, Philadelphie, Baltimore, Washington, Richmond, Weldon, Raleigh et Maçon.
M. Mac Gee * a fait remarquer que cette dislocation se trahit partout, dans la topographie, par un gradin plus ou moins marqué, que tous les cours d'eau, aussi bien les rivières que les ruisseaux, sont obligés de franchir par des rapides ou des cascades. C'est, par excellence, le niveau des forces hydrauliques naturelles: aussi de nombreuses villes industrielles se sont-elles groupées sur tout son parcours pour utiliser les chutes d'eau.
Au point de vue .géologique, la ligne en question a marqué, à partir du commencement des temps crétacés, la limite que la mer ne dépassait pas vers l'ouest; la région située à l'orienl passait par des vicissitudes diverses, tantôt émergée, tantôt recevant, des dépôts franchement littoraux. Cette ligne a d'ailleurs dû jouer à une époque peu éloignée de la nôtre; car autrement les rapides qu'elle occasionne eussent été régularisés. En effet, M. Mac Gee * a montré que non seulement la dislocation était de date post-tertiairo, mais que l'équilibre ne devait pas être complètement atteint dans ces parages, où de nos jours encore il se produirait un certain jeu mutuel des compartiments en contact.
Plaine côtière. — Rien n'est mieux marqué, au point de vue topographique, que le contraste du Piedmont avec la plaine côtièrr qui lui fait suite ^, et qui, composée tout entière de sédiments