Voir Sucs-. Anditz. I. j
LâMÉRlQDE CENTRALE ET LES ANTILLES ^Ù'A
cordillères, qui laissent entre elles et la mer une bande plus ou moins larjire. La chaîne de lest, ou Sierra Madré orientale, qui prolonsre exactement les plis des Montairnes Rocheuses du Texas, tourne du c«Mé du L^nlfe du Mexique un escar[»ement raide et très élevé. Mais, vue du plateau, elle prend Taspect d'une série de petites chaînes, dépassant peu le niveau îréiiéral. Les assises crétacées ont une part pn^pondérante à sa constitution, mais il y a aussi quelques noyaux plus anciens et le tc»ut rap|Ndle liien le sud des Etats-Unis.
Quant à la chaîne île IV»uest ou Sierra Matlre occitlt^ntale, elle se rattache nettement aux montagnes du sud de FArizona. Lartf*héen y domine, mais il y a aussi des sédiments dâge primaire et «les roches volcaniques de la famille des andésites. Les volcans actifs ou récemment éteints font iléfaut. Ils ne commencent à se montrer qu'après la profonde coupure qui interrompt la Sierra, et par où le Rio Lenna, après avoir traversé la la^zune de Chapala. vient s'écouler au Pacifique dans le Rio-Grande de Santia^'o. Le lon^ du honi oriental de la cordillère de l'ouest, le plateau mexicain s'est affaissi*. romme le irraml hassin le h»nir de la Sierra Nevada. Un affaisMMnent semblable, mais moins prononcé, a eu lieu contre la Sierni de l'est, dont le pied «*st lonjré par une bande de terrains tertiaires i*t tpiaternaires. où les ilunes île sable >ont tK'S dévelop|»ée>.
Platemu mexicain. — Le plateau mexicain oflre beaucoup d*analog^ie aver b' Grand Bassin de l'Amérique du Nord, dont il forme bien n-elliMnent le prrdon^ement. 11 est partairé en com|»artiments, par des chaînons lonîritudinaux auxquels se mêlent parfois, surtout dans le suil. «les li;ines de hauteurs transversales. Os chaînons sont surtout constitués de terrains primaires anciens et d'assises crétact'es. Les masses volcaniques, notamment le trach\ie, v sont abondantes. Dans l'intervalle se trouvent de nombreux liassins. pour la plupart remplis de sédiments d'eau douce, et dont plusieurs s'échelonnent entre 200U et 2t>t.K) mètres tFaltitude. Autour de fe> bassin> il v a souvent un commencement «le moilelé, et il fauilrait peu de chose pour que quelques-uns d'entn* eux. comme le lac il^ Mexico, retrouvassent l'écoulement extérieur qu"il> avaient su con<|uérir avant l'épiMjue actuelle. Grâce au relief considérabb* des bords du plateau, une auirmentation sensible ib*s pluies permettrait aux fleuves d'y |Mjusser partout leurs eaux de tète.
Volcans du Mexique. — Une srrande cassure transversale.
alignée à peu près de Test à Touest, traverse les Cordillères mexicaines, rejetant tout le terrain au sud. De gigantesques volcans se sont accumulés sur cette dislocation. On en peut compter deux séries, Tune sur le rebord élevé du plateau, celle qui comprend le Nevado de Toluca, le Popocatepetl, le majestueux Orizaba; l'autre au pied de Timmense falaise, commençant en face de Textrémité de la Sierra Madré, par le Ceboruco, pour se poursuivre par le Colima et le JoruHo.
Les énormes épanchements d'origine volcanique qui ont recouvert la région de la grande faille du Mexique et ses abords laissent cependant voir, en quelques points, au pied du rempart principal, un substratum de terrains primaires, qui prouve que la chaîne ancienne continue à se poursuivre vers le sud-est, allant à la rencontre des îlots de même nature, échelonnés entre le Mexique et la Colombie.
Chaînes des isthmes américains. Aperçu général. — Le bourrelet sinueux, qui s'étend de l'extrémité méridionale du Mexique à l'isthme de Darien, doit sa continuité actuelle à un ensemble de phénomènes de date assez récente, et l'époque n'est pas très éloignée où il n'y avait à cette place, au moins dans la partie méridionale, qu'une chaîne d'îles, laissant entre elles une série de détroits. L'isthme de Tehuantepec, la dépression du Nicaragua, l'isthme de Panama, sont les restes de ces détroits.
Cet ensemble de terres se divise en deux moitiés bien distinctes : celle qui regarde le Pacifique, où les volcans récents se sont accumulés sur le bord fracturé d'une bande morcelée, d'aspect tout à fait archéen ; et la partie tournée vers les Antilles, où les terrains primaires et secondaires se montrent affectés de plis très nets qui, dans le Guatemala, tournent visiblement à l'est, allant rejoindre les chaînes montagneuses des grandes Antilles. La première région demeure de beaucoup la plus élevée et mérite, malgré ses fréquentes interruptions, le nom de cordillère. Évidemment, elle répond à un effort orogénique qui, en redressant fortem(»nt le bord archéen d'une ancienne zone orientale plissée, a déterminé sur le Hanc ouest une rupture avec effondrement vers le Pacifique, rupture attestée par la très rapide augmentation des profondeurs au devant de la côte.
En môme temps, du coté des Antilles, il y avait affaissement do la zone plissée, par suite de quelque cause <le faiblesse se manifestant dans cette partie de l'écorce terrestre. Et cette cause, agissant aussi sur la cordillère, aurait facilité l'abaissement de la crête
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et son morcellement en tronçons. Les circonstances sont ici analogues à celles de la zone méditerranéenne d'Europe, qui s*est effondrée par parties sur le bord des plissements alpins, dont ces ruptures ont détruit en plusieurs points la continuité.
La grande activité volcanique de ce territoire, intermédiaire^ entre les deux massifs américains, tient donc, ainsi que son état •le morcellement, à la rencontrt' ilu ^rrand accident orogénique de la cordillère des Andes, diriiré suivant le méridien, avec la dislo- <*ation à peu près jierpendiculain' ou fosse m^iitierniHêenne. dont nous avons eu plus dune fois à siîmaler l'importance et la Ji:iMiéralité *.
Gnmtemmia, Honduras, Nicaragua, Costa-Rica, — Le Guatemala est un plateau dont l'altitude, de l'ouest à l'est, descend de 2000 à 1000 m«*tn.'s, et dont le flanc septentrional montre, à |^rtir du Honduras, une suite de terrains de plus eu plus anciens, venant s'appuyer sur le reboni archéen culminant île la Sierra Madré, peu à peu infléchi vers Test. Mais au pied de ce reboni, et faisant avec lui un an«rle très aigu, s'est ouverte une cassun* «pie suit le rivage du Pacifique, et où «le nombreux volcans, <|uelques-uns de 3500 mètres. élèv«'nl sur le versant archéen leurs pyramides entou> rées d'une frange «le ravins. Les éruptions ont toujours eu une grande violence dans ces contrées, et le sol y est pres«|ue partout recouvert de ponc«"s et «le tuf ponceux avec restes «le mastotbuites et d'éléphants.
La traînée «le cônes récents, à la<|uelle appartiennent les célèbn*s volcans Agua et Fuego, vient finir dans le San Salvador, à Téchancrure du golfe «le Fonseca, et là elle heurte l'extn^mité d'une autre chaîne v«d«'anique un peu plus inrlinée au su«l-est, qui «lébute par l^ terrible Coseguina et continue, à travers le Nicaragua, jus«jue «lans TÉtat «le Costa-Rica. Même elle atteint Panama, où son extrémité est marquée par le Chiri(|ui, dont la cime dépasse *UOt) m«'tres.
En arrière «le cette traînée, une grande «lépression parallèle est jalonnée par les lars «le Ni«'aragiiaelde Managua, au delà desi]uels s'ébHe la vraie Conlillère, dont ces lacs suivent exactement le pie«l. Cette t^<irdiilère n'est que le rebord, élevé à 1000 ou 1200 nu^ très, «l'un plateau qui s'abaisse «louceinent vers l'Atlantique. A l'origine, un«» plain*» bass«» séparait du Pacifi(|uc* le versant abrupt «le ce plateau. Les vob'ans, en se «Iressant sur le boni «le la plaine