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:i70 LEÇONS DE GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

«lépôl <rassis(»s tlévonionnes et carbonifériennes, représentées surtout par des grès rouges et blancs, avec quelques calcaires.

Sur cet ensemble archéen et primaire règne une puissante couverture (le grès sans fossiles, d'âge encore mal déterminé, couvrant des surfaces énormes depuis le Tocantins jusqu'au Rio Sâb Francisco. Découpés par Férosion en compartiments et en montagnes tabulaires, ces grès impriment au paysage une physionomie très caractéristique.

La plus grande partie du Brésil est un plateau dont Taltitude varie de »U)0 à 1000 mètres, que des plaines basses interrompent, et où il ne s'élève de montagnes (ju'au voisinage immédiat de la côte Atlantique, entre Porto Alegre et Ouro Preto. Ce massif, qui couvre •! millions de kilomètres carrés, a évidemment subi un relèvement en bloc vers le sud-est, et pour cette cause l'érosion y a découpé des hauteurs qui ne sont que les restes d'une plate-forme disséquée. Ce caractère appartient à toutes les serras, que la plupart des atlas figurent à tort comme des chaînes, et le reste se compose de hautes surfaces boisées, dites chapadffos ou sertàos.

Toute l'orographie brésilienne est coordonnée à ce relèvement général, qui paraît avoir entraîné une série de fractures alignées au nord-est, et par lescfuelles sont déterminés les tracés des rivières qui prennent leurs sources dans le massif.

Montagnes du Brésil. — Le principal relief du Brésil est celui qui accompagne la côte, de Rio Janeiro à Sab Paiflo. Le gneiss de la Serra do Mar, avec des cimes de 2232 mètres, arrive tout contre l'Océan, et ses découpures contribuent à la magnificence de la baie de Rio.

En arrière et séparée par la longue vallée du Parahyba, se prononce une ride encore plus élevée, celle delà Serra de Mantiqueira, formée de terrains primaires très anciens, aux formes irrégulières. Là se trouve le point culminant du Brésil (2712 m.). Enfin, après que l'archéen a fait un dernier effort dans la Serra de Espinhaço, on voit apparaître à Diamantina les grès dévoniens, avec lesquels la Serra se résout nettement en montagnes tabulaires.

11 en est de même plus au sud. Ainsi, lorsque de Porto Alegre on regarde vers l'intérieur *, on voit l'horizon fermé par une muraille aux tons d'un bleu foncé. C'est la Serra Gérai, remarquable par ses lignes droites et horizontales, comme par l'absence <le toutes formes coniques : cette chaîne est l'escarpement terminal

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