‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 210 sur 216 · Sievers, op, cit., p. ri · texte numérisé non relu

Sievers, op, cit., p. ri

L^AMÉRIQUE DU SUD l^Zï

«l'an platrau. «•! il faut s'en appr«K*her pour apt^rcevoir les éehanenires ijui. sur le boni, «lonnent à cette falaise l'aspect inontairneux. On y voit alors <les tables «le L'^r<*s qui reposent sur «les entassements «le M«>cs de irranile, des j»yraniides de terre, et quelques apparitions basaltiques.

Bassins du Parana et du Sao Francisco. — Sur le boni occidental «lu massif brésilien s'étend la crrande «lépression «lu Parana. y^n fon«l de près rouire et «le schiste anrileux, avec un |>eu de kisalte dans le sud, supporte une plate-forme «le irrès, également entremêlé «le nappes basaltiques. Avec le temps, l'érosion y a découpé les vallées, préparées sans «toute «lans l'orisrine par des fractures, à en juirer par la façon dont l'Uruîruay prolonire exactement le haut Parana, «jui lui-même <»st continué en sens inverse parle SaoFran- «•isco, cette direction étant d'ailleurs paralb'de à celle «les serras de la c«Me Atlantique. Le Parana et TUruiruay, p«)ussant leurs eaux de tête vers lest, ont fini par pren«lre leurs soun^es tout pn^s de la mer. OblijLrés, ainsi «|ue leurs affluents, «le traverser Tune après l'autre les«liverses plates-f«)rmes gréseuses, ils ont leur c^uirs interrompu par de nombreuses et importantes cascades.

Le S^o Francisco est le seul «les grands coin*s d*<*au brésiliens «|ui réussisse à «lébouchiM* sur la c«*de orientale. Encore une grande catanicte de 80 mètres «lans les grès «lurs sépan^-tndle le cours inférieur du cours moyen. Très large en amont et sujet à «le grandes inondati(»iis, il n'a |ni trouver une issue qu'en s'ouvrant une série «le frmyos à travers les nombrcMises serras «|ui se dressent sur la c«ite «rAlagî)as. La présence, sur ce rivage, «l'un étroit ruban «lisloqué où le t«»rtiain», la craie et les c«»uches primaires s'appuient «outre rarch«'*en, s«Mnble imliquer une préilisposition ancienne «le cette portion «lu plateau à se «Irainer de ce coté. Le mouvement qui, depuis lors, a relevé la cote Atlanti«pie, aurait respecté le sens «le cet écoulement, en <d)lig«»anl seulement le fleuve à approf«)ndir son lit au travers des nouveaux «d)stacb\s en voie «le f«u'mati«)n.

C'est au «levant du Sao Francisco, entre le «ap Saint-Ro^ et Bahia, qu«» le so«'b» «lu massif brésilien t«»mbe le plus brusquement au-dessous «lu niveau «le la mer. Or c'est justement sur celte longueur qu'un étroit ruban crétacé est venu se coller contre le plateau, exactement comnu» dans l'Africpie australe. H y avait donc là une ancienne ligne «le dislocation, dont le jeu ultérieur pourrait expliquer la chute brusque «lu fond.

Versant amazonien. — Sur le versant qui regarde l'Amazone, à partir du bassin du Tocantins, Tuniformité de la surface brési-

lionno s*accontuo de plus on plus. Une haute plaine se montre, dominée par quelques éminences tabulaires, dont aucune n'atteint 500 mètres d'altitude, et qui s'atrophient constamment vers le nord et l'ouest. Cependant, comme le plateau de grès s'arrête à distance du grand fleuve, formant un gradin que les rivières découpent et franchissent par des cataractes, son bord apparaît comme une chaîne, souvent déchiquetée en bastions ou citadelles ; et la même illusion de seiTas s'étend aux versants des vallées entaillées dans cette plate-forme ; car ces vallées atteignent l'archéen, faisant reculer assez loin, à droite et à gauche, le plateau gréseux.

En outre des chutes d'eau que déterminent les assises les plus dures des terrasses successives de grès, des cataractes existent sur le Tocantins, le Xingu et le Rio Tapajos, juste aux points où ces cours d'eau passent de l'archéen dans la formation carboniférienne; comme si, le long de cette ligne, un ressaut s'était produit, à une époque assez récente pour que l'érosion n'ait pas eu le temps d'en régulariser la pente.

Guyane. — Le massif de la Guyane est divisé par l'Ëssequibo en deux parties : celle de l'orient est une pénéplaine archéenne, tandis que le grès abonde dans la partie haute ou vénézuélienne, où les couches dures, alignées au nord-ouest, imposent aux cours d'eau des cataractes. Ainsi l'Orénoque, entre le 5" et le G*' degré, franchit de grands rochers de grès par des cascades ayant jusqu'à 400 et 430 mètres. En revanche, en amont de ce territoire, la pente est si peu dessinée qu'on voit le Cassiquiare établir une communication continue entre le haut Orénoque et le Rio Negro, affluent de l'Amazone.

Le paysage de la Guyane occidentale est remarquable par l'alternance de montagnes tabulaires boisées avec des savanes occupant de larges vallées, et inondées durant la saison des pluies. A l'exception des chaînes granitiques de Maraguaca et de Parima, qui atteignent 2300 mètres, les cimes de la contrée sont simplement, pour la plupart, les témoins de l'ancienne couverture de grès. Ainsi sur le granité du Duida, près Esmeralda, il subsiste encore une masse de 1200 à 1300 mètres degrèsquartzeux*. LeRoraïma, qui dépasse 2200 mètres, est un énorme bloc quadrangulaire de grès rose sans fossiles, aux parois exactement verticales, qui se dresse sur une base granitique; et des/focAers du Diable, aux deux tiers dénudés, surgissent au milieu de la savane.

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