‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 211 sur 216 · Sievers, Amei'ica, p · texte numérisé non relu

Sievers, Amei'ica, p

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Toute la Guyane européenne, «lont le fond est archêen. apparu tient à la région de> srandes forét* vienires,

Bude des dépEresoians. Uanos. — La l»ande déprimée qui suit constanunent le pieil oriental des Andes se décompose tHi tnns parties :

1* Le bassin de rOrénoque. où le territmn^ d'aln^nl tnvupe |iar la mer tertiaire a reçu ensuite un remplissante d'alluvions quaternaires : 2* le bassin de FAmaione. t^ù une dépression de même nature que celle de l'Orénoque s'est ouverte dans un ancien synclinal primaire: 3* la dépression argentine, où les déjHds larsr^^ ment étalés de la Pampa masquent, s«don toute vraisemblam^^, un fond archéen.

Le dernier soulèvement des Andes, par les éléments qu'un tel relief fournissait à l'activité des eaux courantes, auniit facilité le comblement des trois dépressions.

La dépression du nord est celle des Llanas de la rive ffauche de rOrénoque. Nulle part l'altitude n'atteint 250 mètrt^s et la |HMite vers le fleuve est insensible. Les rivières divisent le territoirt* en nu^sas ou taides, extrêmement plates, débutant auprès de la Conlil- 1ère par des gnferas ou chaînes de jrn^s. Le pays, où les vents dominants arrivent en descendant le lonsr des montairnes du Venexuela, a le caractère il'une steppe, qui cependant |>eut ètn* n^ronquist^ juir la véjrétation forestière.

Dépression de TAmazone. — L'immense plaine de rAmaione occupe l'emplacement «l'un ancien détroit que formait à celte place la mer carboniférienne, débordant à dn.»ite et à îrauche sur Tarchéen. Emenré après cette invasion, car ou n'obst^rve jvirMlf»s»ius les dépôts de cette mer que des grès probablement crétacés, ce synclinal a n-cu à l'époque tertiaire des dépots saumàtres jus^pie tout pn*s des Andes. Depuis lors, les nombreux fleuves qui Tamisent, et qui bénéficient des îrramles pluies tropicales, oui travaillé constamment à le combler. La pente est si bien réirularisée que, pour trouver sur le fleuve une altitude de 80 mètn^s, il faut alb»r jusqu'à 2000 kilomètres de son embouchure.

L'œuvre iles eaux courantes était d'ailleurs facilitée juir les conditions physiques de la contrée. En «*fTet les alizés soufflent toute Tannée sur TAmazone, où ils arrivent charsx'^s de la vapeur «Tean qu'ils ont halayée aunjessus de TAtlantique. De plus, les Andes arn^tent au passajre tout ce qui ne s'est pas condensé sur les plaines, et en font profiter cet énorme bassin do plus de cinq millions «le kilomètres carrés. En outre, îrnkce à la disposition en éventail du

réseau hydrographique, les affluents de gauche compensent le déficit que le jeu des saisons impose aux affluents de droite *. De cette manière, l'Amazone subit deux périodes de crues : Tune de mars à juillet, provenant des affluents méridionaux, Tautre de novembre à janvier, causée par ceux du nord.

Par suite du peu de consistance des terrains traversés, le creusement des canaux secondaires a été partout facile. Aussi des communications singulières, formant un vrai dédale hydrographique, se sont-elles établies entre le fleuve et ses tributaires.

Le bassin des Amazones, grAce à sa riche alimentation, comprend dix-huit grands cours d'eau de premier rang, ayant de 1500 à 3o00 kilomètres de cours, et doux cents affluents importants. Tout le parcours du fleuve s'accomplit au milieu d'une immense forêt.

La puissance de la niasse fluviale, à son débouché dans TAtlanlique, suffit pour empêcher la formation d'un delta. D'ailleurs, le courant qui va du cap Saint-Roch au Yucatan emporte les alluvions vers le nord. C'est la mer, au contraire, qui gagne visiblement sur le littoral, comme ratteste la protubérance exceptionnelle que fait, en avant de l'embouchure, la courbe bathymétrique de 200 mètres. Cette courbe s'avance au large à plus de 400 kilomètres, donnant la mesure de l'érosion survenue. A une époque antérieure, le Tocantins était certainement tributaire du bas Amazone.

Dépressions argentines. — Le Rio San Miguel, tributaire du Mamoré, lui-même affluent de l'Amazone, prend sa source dans une région plate», d'étangs et de lagunes salinc^s, appelée Llanos de Cliiquitos, à une altitude peu din*érente de 300 mètres. Immédiatement au sud commence, sans aucune séparation, la série des dépressions argentines, dont le drainage se fait vers la Plata. La première est le Chaco Boréal, auquel fait suite le Gran Chaco. C'est un immense plateau, complètement dépourvu de pierres, de 100 à 300 mètres d'altitude, abondant en étangs et en rivières obstruées. C'est là que se fait le passage entre la forêt tropicale et la steppe.

La dépression argentine comprend (ensuite les plaines méridionales et le système fluvial du Rio de la Plata. A ])ein(» élevées de 200 mètres, et soumises, en raison de leur direction nord-sud, à des influences desséchantes, ces plaines sont surtout des savanes et des ste[>pes ; mais les bois y a[>[>araissent au nord.

Une dé[)ression de (|uelques dizaines de mètres ferait «le l'Uru-

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