‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 212 sur 216 · Deliérain, lievite f/énérnlc des sciences^ 189.S, p · texte numérisé non relu

Deliérain, lievite f/énérnlc des sciences^ 189.S, p

L AMÉRIQUE bV SUD 57:;

iTuay et ilu Parana îles tVuvps iniJéfiendaiils. En fait, tout le territoire de la rive ;ïaiiclie «In Parainiay. à |»artir ilii confluent «lu Parana, est un e>luain* autrefois l'omhlé [>ar les alluvions fies «rranJs fleuves.

Pampas. — hit Pnmjp^t, qui |in>lonire au >u«l le Char«>. et que son uniformité fait ressembler à TOréan, est une plaine doucement ineliuée. |»arseniée d'innombraldes lairunes haliituellemenf salines. Son fond est «le limon ou /o^:ts, re|M>sant sur du tertiaire h«»rizontal. et il V a tn'-s [>eu «le cours dVau qui ne se penlent [>as, soit dans les étanirs, soit dans le s;ilde. Evidemment cette plaine a été en;:rendrée. à une é|N>4|ue de ruissellement alH>ndant. (»ar un îrroupe «le riviên^s qui. depuis lors, ont [»erflu leur puissance.

Maïs le territidn^ ainsi comidé n'était pas absolument plan, et quelques ^/>nvw p/fpttfi^enftps y émenrent. reliant s*>n fond à la réirion pliss^W» du lH>nl «les Amies. Les plus orientales d'entre elles, comme la sierra ile Tamiil, où [Kirait l'archéen. s'inclinent visiblement au sud-est. éjMPU'iant à distance la courbure tlu massif brésilien, de sorte t|u'il semble (KTmis «l'y voir les restes, incomplètement aplanis, «l'une chaim* qui «^n faisait autrefois le tour. Nous en rep.irlenms tlu reste à pr«>[M»s des Amies.

Ces sierras |»am[»*Vnnes sunrissent, au milieu «In f«m«l plat «pii les entoure, à la fa«'«>n «les chaînons «lu Gran«l Bassin de l'Aînéri«|ue «lu Nonl. avec le«|uel la (»artie orientale des pampas «)tTre um* jirramie anab^L'ie. I^ aussi les preuves abomient «l'un étal météf»r«>b>irique antérieur, à la faveur du«|uei de puissantes ?illii\ions •lescemlaient d»»> m«)nfa;rnes, comblant les principale^ inéL'-:ilités ♦l'un fon«l «>ii b* terrain ancien n'est jamais très btin «lu j«Mir. L assèchement pmirrfr'ssif «lu «-limât a chancre «^et état «U» ch«*se> m M)umettant la c«)ntrée au réjLrime des steppes.

Pata^onie. Terre de Fen. — La Pata^onie est f«*rmée snrt«Hit «le puissants «lépot> tertiaires «pii eutoiirent, en «'onches honz«»ntaies, «les ll«»ts secon«laires «'t arcbéens, et que rf»couvrent «les nappes étemlues «le basalte, sur lesquelles îles m«»raines «rlaciaires «>nt laissé des restes. Le t«)nt vient n'appuver f* r«iuest contre les assises «lislo<piéf*s du créta«-é des Amies «^hilieufies,

La submernion de la Pata:f«mi«' ayant été complet»' l«u*s d«*s •lemières péri«»«le> d»- lèn* terti.iire, le pavs, récemment émenré, est «lem**uré très uni. Mais «-«- n e>t pas une t^rr»^' basse. L altitude ni«ivenne varie de \m> à -WM) mètres, sélevant lentement «le Test

à l'ouest, et «•'f»st par «les es«-ary>ements très abrupts, «le 30 à JN)4) mètren. ipi*^ U» plateau fait fa«*«' à rAtlautique. L'ér«>si«»n v ;\

découpé des éminences tabulaires, parfois réduites au point de prendre une forme conique. Une terrasse supérieure, que les fleuves traversent par dcis ra[»ides, se dessine dans l'intérieur du pays. Contre les Andes, une zone de relief capricieux et heurté, accusant une influence tectonique?, abrite plusieurs lacs aux bords montagneux, à des altitudes comprises entre 300 et 700 mètres.

En outre, les provinces de Chubut et de Santa-Gruz sont couvertes de cendres multicolores, en couches régulières, vraisemblablement accumulées par des vents de nord-ouest, qui charriaient les poussières volcaniques des Andes.

Au sud du 40° parallèle, la chaîne des Andes ne forme pas nécessairement la ligne de partage entre les deux océans, «^t quelques flcuives du Chili la traversent |)our prendre leurs sources en Patagonie. (Vest sans doute Teflet de la prépondérance que les pluies venant de Touest ont donnée aux cours d'eau chiliens, ce qui leur a permis d'entailler la chaîne et de pousser leurs eaux de tête en arrière *. Au contraire, le versant Pacifique de la Patagonie est très faiblement arrosé.

La Terre de Feu n\îst que le prolongement de la Patagoni*» méridionale. Sa côte orientale est le bord abrupt et prc^scpie linéaire d'un platt»au ; mais à l'ouest apparaissent les chaînes andines, recourbées vers le sud-est d'une façon très régulière, suivant une direction «pie les fjords accusent de la manière la plus nette ; en même lc»mps la mer, à laquelle ces découpures donnent accès, pénètre dans de grandes lagunes intérieures, qui témoigntMit tl«» l'état de dislocation du territoire.

Cordillère des Andes. Aperçu général. — La grande cordillèir d(\s Andes, cpii se» poursuit sans discontinuité du cap Horn aux Antilles, se divise en deux sections bien distinctes : l'une, méridionale, remar(|uabl(î par sa direction exactement recliligne. et qui se termine au Pérou; l'autre, formant un croissant très régulier, convexe vers le Pacifique, depuis Arica juscju'auprès de l'embouchure de rOrénoqu(». Au point d(» vue orographique, ce long bourrelet paraît former une unité très homogèm». Mais sous C(*tl<' appan»nc(» st» cache une certaine complication, et la partie courbe de hi chaîne laiss(» voir deux sortes d'accidiMits : un ensemble plissé, l(» seul (jui s'étemle jusqu'aux rivages tlu Venezuela, et un rempart au Ixird fracturé, sur lequel les volcans actifs s'échrlonnrnt, toujours suivant une direction voisine du méridien.

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