‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 3 sur 216 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

facultés des lettres, h qui cet enseignement venait s'oUVir, fussent suffisamment préparés ù le recevoir.

Pour des causes diverses, la géologie n'a jamais Wuu en France, dans le cadre de Tinstruction secondaire, une place» en rapport avec son importance ; et ce qui est curieux, (*'esl que cette situation inférieure, loin d(» s'améliorer, s\»sl aggravée au fur et à mesure, en dépit des progrès vraiment gigantesques que la science du globe réalisait dans c(»s dernières années. Si on laisse encore» à cette spécialité une part nominale dans les programmes, du moins a-t-ellc» disparu de tous les examens qui forment la sanction normale des études classiques. Or, on sait ce que valent, en France, aux yeux des maîtres tout comme à ceux des élèves, des connaissances sur lesquelles les candidats aux brevets uni\i»rsitaires savent qu'ils ne seront pas interrogés.

Par une singulière contradiction, cette exclusion coïncide» avec le moment où Ton reconnaît la nécessité d'introduire», dans les études géographiques, une rigueur d'analyse dont la géologie garde tout le secret, exigeant ainsi, des candidats h l'agre'^gation, une somme et une nature de connaissance»s auxquelles les traditions de l'enseignement littéraire n'ont préparé ni les maîtres ni leurs disciples.

Nous n'avons pas h rechercher ici d'où vient cet étrange» état de choses, et c'est h d'autres qu'il appartient d'en poursuivre en haut lieu la réforme. Notre rôle à nous est de» démontrer par le fait la fécondité d'un accord entre la géographie et la géologie, à Taide d'un livre» qui soit comme» une» sorte de pont jeté entre les deux science»s, où il n'intenienne de la seconde que ce qui paraît strictement nécessaire, et encore sous la forme la plus discrète ; mais à la condition que, de son côté, l'étude des formes a(»tuelle»s accepte» de n être»

Page 1