‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 41 sur 216 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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ringe ', il arrive fréquemment que des dislocations de direction nord-ouest mettent le muschelkalk en contact direct avec le grès bigarré. Ce dernier étant plus facilement enlevé, il en résulte une longue falaise calcaire, que longeront les rivières; de sorte que c'est le paquet tombé qui aura Taii^ d'être en saillie ; mais si c'est le keuper marneux qui est descendu plus bas que le muschelkalk environnant, son affleurement sera marqué par de larges vallées, comme celle de la Nesse à l'extrémité nord-ouest du Thuringerwald, ou d'étroits sillons, comme celui de Netra dans le Ringgau.

Delà même façon, lorsque, dans les temps primaires, des dislocations de direction à peu près est-ouest ont fait tomber, dans le Cotentin, des paquets de terrain silurien, le grès armoricain, qui en formait la base, a été relevé le long des failles, s'appuyant contre les phyllades précambriens, au sein desquels il était descendu. Plus tard, ces phyllades ont été facilement enlevés par l'érosion, et celle-ci, dégageant à la longue la bande de grès, que protégeait sa dureté, l'a laissée en saillie considérable, sous la forme de véritables falaises de rochers, comme celle qui se dessine si bien, dominant la vallée de la Sélune, entre Domfront et Mortain.

Quant aux failles secondaires et aux fentes sans rejet, connues sous les noms de joints et de diaclases, elles ont souvent pour efietde déterminer la direction des ravins sur la partie supérieure ou couchée des versants dont la pente inférieure est seule raide. En effet, la pesanteur agissant moins énergiquement sur ces pentes relativement douces, l'érosion subaérienne y emprunte volontiers les lignes de moindre résistance '.

Vallées de fracture. — On a beaucoup discuté relativement aux vallées de fracture^ dont le rôle a été, à une certaine é[)oque, singulièrement exagéré par quelques auteurs. Ce nom convient aux vallées dont le vide résulte d'une cassure béante, d'origine tectonique, ayant de suite ofTert aux eaux courantes un chemin qu'elles se seraient contenté de façonner.

11 est certain qu'on a souvent abusé de cette ciualiflcation, Paginant, sans aucune preuve directe, des dislocations spéciales pour expliquer certains tracés que la seule érosion suffisait à justifier. MM. Heim ', de la Noë et de Margerie *, ont cherché à i^apr contre cette tendance, en montrant, pour bien des cas, le

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