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Les Américains diraient /a résultante du diastrophisme

CYCLES d'érosion SUCCESSIFS 183

CJonnecticut, New Jersey. — M. Morris-Davis * a pu reconnaître dans le Connecticut les traces de trois pénéplaines distinctes (fig. 75). La première est celle que formaient, avant le dépôt des couches triasiques, les terrains cristallins disloqués. Un lambeau de cette pénéplaine s'observe dans un ravin à Touest de Southington, où Ton voit le conglomérat sableux de la base du trias reposer sur la surface érodée et aplanie des schistes archéens en couches considérablement dérangées. Cette surface (1) est aujourd'hui aflTectée d'une forte inclinaison.

Plus haut se reconnaît, avec une inclinaison moindre, la pénéplaine (II) à laquelle le pays avait été réduit avant le commencement de l'époque crétacée. A l'ouest, sur les schistes cristallins, cette surface est peu entamée, grâce à la meilleure résistance des

Mont C&rmel Mont Higby

Fi^. 7r>. — Scliëma des pénëplainos successives du Connecticut (d'après M. AV. M. Davis). — 1 1, pénéplaine prétriasique ; II. II, pénéplaine prccrétacée; III, III, pénéplaine tertiaire. — A. schistes cristallins; B, dépôts triasiques; C, dépôts crétacés. *

roches, et forme les hautes terres du pays. Mais sur les affleurements triasiques, en général plus tendres, l'érosion a découpé, dans cette pénéplaine précrétacée, des échancrures notables, ne laissant en saillie que les affleurements des nappes éruptives dures, comme au mont Carmel et au mont Higby. On constate que les points culminants de ces affleurements sont tous tangents, de l'ouest à l'est, à un môme plan qui prolonge la surface des hautes terres et vient s'enfoncer sous les dépôts crétacés, eux-mêmes entamés par Térosion d'où est née, à l'époque tertiaire, la dernière pénéplaine (III). Les grandes diflerences topographiques <le la région, suivant qu'on observe les hautes terres à substratum cristallin ou la zone occupée par le trias, a<-cuseni bien l'inégale vitesse avec laquelle s'accomplit l'érosion subaérienne dans des terrains qui n'ofl^rent pas la môme résistance.

Dans le New-Jersey, quelques carrières d'argile d'Amboy laissent voir la base du crétacé, reposant en discordance sur le trias dénudé, dont la surface ainsi recouverte ofli'e un relief extrêmement modéré.

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