‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 65 sur 216 · Annales de géographie · texte numérisé non relu

Annales de géographie

faisant obstacle à la pénétration des rivières. Au contraire, en arrière, le facile aflbuillement de la craie engendrait, le long de la falaise, une dépression où deux affluents subséquents prenaient naissance : Tun, A, correspondant à la Somme-Soude, tombait dans la Marne au-dessous de Chàlons; l'autre. A', représenté par le tronçon inférieur de la Superbe, aboutissait à TAube.

Bientôt la Marne et l'Aube, grâce au volume de leurs eaux, qui leur donnait de Tavantage, grâce aussi, peut-être, à une moindre résistance du bloc tertiaire sur leur parcours, parvenaient à descendre notablement plus bas que les autres rivières, attirant a

Fit,'. Ki. — Kvolutioii drs rivirros cnlro la Marne vt IAuIm* «laprès M. Davis}.

antérieur; II, état actuel.

— I, état

elles les thalwegs des deux affluents A et A', cpii allongeaient leurs lits dans deux directions opposées. En vertu de ce double allongement, d'un côté, par le progrès de son creusement en amont, la Somme-Soude A capturait d'abord la Soude, et un peu plus tard la Somme. De Tautre côté, la Superbe s'emparait du tronçon supérieur du Grand-Morin, le divisant en deux petiti^s rivières opposées bout à bout, dont l'une, obséquente * et coulant n rebours sous la forme du ruisseau des Anges, tandis que l'autre devenait la Maurienne. Puis, continuant sa marche rétrograde au nord, la Superbe, ainsi renforcée, opérait, pnr la Vaure, la conquête du ruisseau de Vaurefrov. Le Surmelin et le Grand-Morin, ainsi décapités, étaient réduits plus tard à prench^e la crête de la falaise comme ligne «le partage; seul, le Petit-Morin a su garder une

Page 1