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2. Joh. Wallher, Die Denudation in der Wûste; 10^^^ Geographenlag, Berlin, 1893.

tement perdu sa cohésion «ju'il est fort <lifficile d'en détacher au marteau des morceaux ne s'effritant |)as sous le choc.

C'est aussi Tinsolation qui, agissant sur les sables des plages découvertes à marée basse, les dessèche et les ren<l aptes à obéir à Faction du moindre vent. Mais il s'agit là d'un phénomène où la sécheresse de l'air n'intervient pas, et dont nous réserverons la mention pour le chapitre du modelé des rivages maritimes.

Influence de la répartition des pluies. Insuffisance du régime hydrographique. — L'insolation étant surtout active durant la saison chaude, son effet sera d'autant plus puissant que les pluies lieront moins abondantes à ce moment de l'année. C'est pourquoi la répartition de la pluie, suivant les saisons, n'est guère moins à i'onsidérer que son intensité moyenne.

Par exemple, dans le Nevada, aux Etats-Unis, la moyenne

annuelle de pluie étant inférieure à 25 centimètres pour l'ensemble

du pays, à 13 centimètres même pour la partie centrale *, il se

trouve que la plus grande fraction tombe au printemps, si bien

*/u*€n été la chute se tient entre 2,5 et 8 centimètres. Des mois

erMtiers se passent sans une goutte de pluie; des semaines s'écou-

'ojrmtsans qu'on aperçoive un nuage au ciel. Dans de telles condi-

ii€z^M\f>y le régime désertique sévit avec toute son intensité.

H)ans le Sahara septentrional, jusqu'au parallèle de Mourzouk, il rà * ^^ a pas de pluies d'été. Du reste, la répartition suivant les ^ r^ mnées est très inégale, et les Touaregs ont vu des périodes de ■1^5? mjf ans pendant lesquelles il ne tombait pas une goutte d'eau '. mis le Sahara algérien, la moyenne annuelle de pluie paraît être 120 millimètres '.

'effet de la sécheresse de l'air est de réduire considérablement

* ■^ ^^mportance des cours d'eau. Même ceux (jui descendent des mon-

^rnes du Sahara meurent après 100 ou 120 kilomètres de par-

^jrs. Leur vallée se poursuit sous la forme A'oued ou ouadi,

^* ^^^ st-à-dire d'un thalweg de sables et de graviers, où l'eau ne

^ale à ciel ouvert que par moments, mais garde un certain écou-

•'^ent souterrain à travers la masse, alimentant ainsi le plus

nd nombre des oasis,

ïiOrs des averses, les oueds sont occupés parfois par une assez

*^^^te masse d'eau, qui en se retirant laisse une daya, c'est-à-dire

' - I. RusseU, National géographie Monoffraphs, I, p. 103. ^^ - Schirmer, le Sahara, 1893.

I ^ ^- Cest le chiffre de M. Teisseronc «le Borl. Do 1889 à 1891, M. ii. Rollainl a mesuré "*^ millimètres en moyenne.

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une grande mare de limon et de sable. La rapide dessiccation de ces matériaux fournit à l'action éolienne de nouveaux aliments. 11 en résulte de fréquentes obstructions dans les thalwegs, ce qui s'ajoute à Tinsufiisance des eaux courantes pour accentuer Tindécision de la topographie. Non seulement les influences désertiques sont impuissantes à produire un modelé défini, mais, par l'accumulation capricieuse des dépots éoliens, elles atrophient peu à peu le modelé préexistant.

Transport de matériaux. Érosion éolienne. — Lorsque les circonstances du climat sont telles que l'insolation puisse agir, sans être combattue par l'humidité, sur de grandes surfaces dépourvues de végétation, les matériaux désagrégés deviennent la proie du vent. On s'est assuré que des grains de sable, ayant de 1 millimètre à 1/4 de millimètre de diamètre, étaient facilement entraînés, sur un terrain horizontal, par un vent parcourant 7",50 à la seconde *. Les ouragans déplacent des pierres d'un kilogramme, et dans l'Aube, le 6 juin 1891, on a vu tomber des pierres de 2") à 3o millimètres, qui avaient accompli un parcours de 150 kilomètres *.

Le quartz étant seul capable de résister à un transport souvent répété, ce sont surtout des grains quartzeux que le vent déplace. Tls agissent donc sur les surfaces qu'ils balayent à la foçon des poudres dures qu'on emploie pour le polissage. Les roches homogènes finissent par prendre le poli du marbre, comme les calcaires qui affleurent dans les plateaux ou Hamada du Sahara et de l'Arabie. Celles dont la dureté varie selon les points attaqués sont usées de telle façon que les parties dures demeurent en relief, entourées de sillons creusés par le sable quartzeux dans les portions tendres. Les rochers exposés à cette action prennent ainsi les formes les plus capricieuses, et s'accidentent de vermiculures qui font de leur surface une véritable dentelle, comme s'ils avaient été corrodés par un acide.

La figure 99 donne bien l'idée de l'action érosive que le sable exerce sur les rochers stratifiés dans le Pamir, par une altitude de 4380 mètres, la plus forte où l'action éolienne ait encore été observée dans sa plénitude.

Cette dénudation par le vent, qui donne un aspect si caractéristique au paysage» des déserts rocheux, est la corrasion de M. de

\. Sokolow in Penck. Morphologie.. I, f). 2i8.

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