Brackebusch, loc, cil
ruissellement, qui n'a pas besoin d'être alimenté, au préalable, par l'action éolienne, et qui, presque toujours, paraît s'être formé à une époque où les contrées voisines n'étaient pas soumises au régime désertique.
Relation du climat désertique avec le relief. — Le climat désertique, dépendant avant toute chose de la sécheresse de l'air, peut se manifester en terrain accidenté. On en a la preuve au Pamir, où dé vrais déserts de sable se montrent en pleine montag-ne, par plus de 4000 mètres d'altitude, en Bolivie, où le désert d'Atacama se présente dans les mêmes conditions, enfin au Sahara, dont certaines parties sont véritablement montagneuses. Cependant, pour peu que les lignes de relief aient une certaine importance, elles contrarient le phénomène désertique par le refroidissement qu'elles infligent aux courants d'air, et d'où résulte une précipitation de la vapeur d'eau. Aussi la plupart des déserts sont-ils des plaines, ou complètement de niveau, ou faiblement accidentées.
Les éminences qui surgissent au sein des régions désertiques st» distinguent en général par la façon brusque dont se fait le passage de versants raides et pierreux à des plaines horizontales de sables et de cailloux. C'est ce qui arrive pour les ou oueds ouadis de l'Afrique et aussi pour le Texas *. Si le ruissellement s'y accomplissait comme dans les pays d'humidité normale, un talus douceuient incliné de matériaux meubles relierait, les versants avec la plaine. Mais la pluie du désert affecte presque toujours la forme *J 'orages locaux et très passagers, dont la violence égale la briè- ^"^té. En s'abattant sur des pentes rocheuses, que nulle végétation ne protège, les trombes d'eau les dégradent et les ravinent; aussitôt le flot s'étale, abandonnant sa charge après un très court trajet. De là vient que les ouadis de l'Arabie, notamment ceux des ^«ivirons du Sinaï, ont l'aspect de larges fleuves de pierres et de ^^^ble, baignant le pied de collines aux flancs raides et déchirés.
Relation des déserts avec les dépressions. — A part ce cas |>^riiculier, toutes les considérations qui viennent d'être dévelops concordent pour faire comprendre comment, dans les régions mi prédomine l'action éolienne, le modelé de la surface est contlsimné à demeurer indécis.
Mais il est une autre circonstance qui contribue non moins effi- €r^cement au même résultat. Nous avons déjà dit *, et un simple
i. J. Walther, op. cit.