L. Cordier, loc, ai
eaux de la mer y pénétrer, il peut encore être parcouru par des flottilles, dont le tirant d'eau est sans doute à peu près égal à celui des vaisseaux des anciens.
Les dépots du Nil n'ont aussi exhaussé que d une Léiëv.tion bien fisiible quantité , depuis les temps historiques , ^'ié^u'du'Nir les terres fermes de la partie littorale du Delta, p"^"*»*;!» »*; Nous avons vu ci-dessus (page 4^1) que M. de Rozière petite que
f 1 \ r* mm '^ i l> 'l ' ■• dans rintérieur de
évalue a 00, 907, par siècle, 1 élévation moyenne lÉsyptr. des terres du Delta. Cette estimation s'applique à la partie moyenne du Delta , mais non aux parties littorales.
Les données que nous avons réunies ci-dessus permettent de se faire une idée très-approximative de l'exhaussement que subissent aujourd'hui, année moyenne, les parties de la Basse-Egypte où cet exhaussement est le moins problématique, c'est-àdire, celles qui forment les rives mêmes des deux grandes branches du Nil. On peut admettre, en efifet, que cet exhaussement ^ qui est au Caire d'environ \^a6 par an, va en diminuant à mesure qu'on approche de l'extrémité de l'une ou de l'autre branche du Nil, et que là il se réduit à la quantité indiquée par un allongement de quatre mètres par an. On peut admettre aussi que cet exhaussement diminue à peu près proportionnellem^it au développement du cours de la rivière depuis Boulâq , près du Caire. Nous avons vu que ce développement depuis Boulâq jusqu'à l'une ou à l'autre embouchure est évalué à a55ooo mètres. Si on appelle z l'exhaussement moyen en un point donné, situé à une distance oc de Boulâq , en suivant le cours
48o BOUCHES
du fleuve, on aura : z = o,"ooi26 — ce . œ; ce étant un coefficient constant qui doit être déterminé par la condition qu'à l'embouchure z soit réduit à une valeur égale à celle de la chute du fleuve dans une longueur de quatre mètres; chute qui, en adoptant, même pour l'embouchure, la pente moyenne, au-dessous de Boulâq, telle que nous l'avons rapportée ci-dessus, d'après M. Gratien Le Père, serait de 4-0,00002071 = 0,00008284,' on aurait ainsi , pour déterminer ce, l'équation
0,00008284 = 0,00126 — a. 255,000" d'où l'on tire
en substituant cette valeur de et dans la formule ci-dessus, on trouve qu'à Rosette, qui est située à 11700" de l'embouchure qui porte son nom, la valeur de l'exhaussement annuel des rives est :
et qu'à Damiette, qui est située à 12700°* de l'embouchure correspondante , la valeur de cet exhaussement est :
ainsi , à Rosette et à Damiette, l'exhaussement annuel des rives du Nil doit être d'environ o,"*oooi37 et o,"oooi42, ce qui revient à i3,°°'7 et i4»"*2 par siècle. Dans la vallée d'Egypte l'exhaussement da sol est moyennement d'environ 1 26 millimèu-es par siècle; on voit que dans le Delta, aux approches des bouches du Nil, il est à peu près neuf fois moins considérable. Ce serait à environ 141 kilomètres des embouchures, c'est-à-dire un peu au-dessus