Volney, Voyage en Egyple, page
ication de Dolomieu.
^gO BOUCHES
faisaient partie de Texpédition , notamment MM. Lancret , de Chabrol de Volvic et Gratien Le Père, ont au contraire, indiqué la probabilité d'une ancienne communication entre le lac Maréotis et la mer au sud-ouest d'Alexandrie, opinion qui, ainsi que nous l'avons déjà vu, page 4^3, a été sanctionnée par M. le duc de Raguse dans son voyage de 1834. Cette communication aurait été fermée par les sables que le vent et la mer entassent entre les rochers , et M. Russegger a confirmé depuis la réalité de cette accumulation de sablei Daprès lui, les entrées des catacombes en sont obstruées, et il i pense que les rochers de cette cote continuent eux- * ] mêmes à s'accroître par sa consolidation.
Quand même cette consolidation ne serait qu'an phénomène partiel , il est certain que lorsqu'on voit avec quelle facilité les sables ont lié le rocher de Pharos à ceux d'Alexandrie, en élargissant lUeptastadium, on peut aisément concevoir qu'ils aient pins anciennement lié entre eux d'une manière continue, des rochers alignés, primitivement dans la direction de la tour des Arabes à Aboukir, et fermé, depuis l'époque de la guerre de Troie, la dernière des passes qui joignaient originairement le lac Maréotis à la mer.
Analogie L'hypothèsc de l'ancienne existence d'une telle '
entre les paMesqni ^, - . ll*'1" A
devaient conduire liguc dc rocucrs uaus ccttc localitc doit paraître
deiamwdawie cUe-même fort naturelle lorsqu'on observe que k
lac Maréoti, port vicux d'Alcxaudric n'est accessible que par des
et celles qui fervent **• ,, 1»»1»
aujoard hui passcs situccs cutrc des rochers calcaires , pareils a au^p^rtHux c^^x dont nous venons de parler. Ces passes sont au 4'Aiexandrie. nombrc dc trois, de profondeurs inégales ; celle des
bateaux , celle des corvettes et celle des vaisseaux : c^te dernière, quoique la plus profonde, n'a en quelques points que 8 à 10 mètres d'eau; elle est dangereuse pour les grands bâtiments, et la crainte qu'a eue l'amiral Bruéys d y engager nos vaisseaux de ligne, pour mettre la flotte française à l'abri dans le port d'Alexandrie, a été la cause première du désastre d'Aboukir.
Cette passe, si fatale, peut donner une idée de celle qui devait conduire autrefois de la mer dans le lac Maréotis; et on ne saurait s'étonner que Méuélas, qui trouva encore cette dernière ouverte à la navigation, ne l'ait pas franchie sans crainte et même sans quelques dangers.
La fermeture des anciennes passes du lac Maréotis n'aurait pas été un fait plus surprenant qu'il ne le serait de voir se former dans l'avenir une levée de sable qui fermerait et masquerait les passes actuelles du port vieux d'Alexandrie en joignant l'île de Pbaros à celle du Marabout: déjà à l'autre extréniité de l'île de Pharos une levée de sable lie cette île à rUot du Phare proprement dit , et c'est cette levée qui a formé le port neuf. M. de Prony, comme nous l'avons déjà vu page 56i , a attribué à un phénomène semblable la liaison du mont Circéo à la terre ferme et la formation des marais Pontins. Dans le même nombre d'années, des causes semblables auraient produit sur deux plages de la Méditerranée des effets analogues. Une observation attentive expliquerait ainsi, d'après le même principe, les passages de l'Odyssée relatifs à l'île de Pharos, et ceux relatifs au mont Circéo, qui, suivant