‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 147 sur 153 · Michel (Chevalier, loc, cit,, page · texte numérisé non relu

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ET DU MISSISS1PI. 5o7

il y a 4 À 5 mètres d'eau; dans celle du sud-ouest, 3," 66 : les autres sont eacore moins profondes.

• La faible profondeur d'eau qui existe sur ces barres est bien remarquable lorsqu'on la compare à la profondeur du Mississipi, qui est de 3o à 4o mètres. C'est un exemple frappanif de l'action que la mer exerce pour rejeter de son sein les matières que les fleuves y entraînent.

Le Mississipi, le père des eaux suivant les la— o^pAuboueus diens, mériterait, tout autant que le Nil, le nom de *'*^fo,^^'"" père du limon : non -seulement il e# couvre au p*' le MiMÎMîpi loin les terrains bas de ses rives pendant les inondations, mais il en dépose une immense quantité à son entrée dans la mer, surtout à l'embouchure de son cours principal, où les effets produits depuis on iDcrtain nombre d'années, tiennent presque du prodige* Il s'y passe en même temps des phénomènes singuliers, qui paraissent résulter à la >fois de la rapidité avec laquelle s'accumulent les matières boueuses et de leiu* mélange avec une multitude de troncs d'arbres.

« Le bas Miasissipi , pendant l'inondation du prin- Tron» d*arbre< temps, n'est plus un fleuve : c'est une sorte de mer le flenvrintrai. boueuse, qui se précipite vers le golfe du Mexique, ''^^"^JJ, |^^^*„" charriant avec elle une immense quantité de bois, que ses afUuents et lui-même ont arraché sur leurs bords. J'ai mesuré (dit M. Michel Chevalier) quelques arbres que l'Ohio avait ainsi abandonnés sur la grève à Louisville, et dont la dimension n'avait rien d'extraordinaire relativement aux autres. Us avaient 3o mètres de long, ij^'ôo à 2 mètres de diamètre. On retrouve ces bois, au loin, déposés en

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épaves sur les bords du golfe du Mexique jusque sur la plage de Vera-Cruz; ce sont eux qui, mêlés au limon du fleuve, forment le sol du Delta et prolongent tous les jours le promontoire qui porte an large les eaux du Mississipi. * *

, a Au-dessous de ^Natchez on ne trouve pins dans le lit du Mississipi quun mélange de yase et de sable blanc réduit en poudre presque impalpable. D'après des renseignements communiqués par le major Delafield , le sable n'arriverait à la mer que par une setÉe passe, celle du sud. C'est avec celte vase et ce sable que sont liés les arbres de dérive, qui composent en très-grande partie le sol de la vallée depuis le sommet du Delta jusqu'à la mer.^^ iinmobiin Lcs îlcs qui séparent les passes de lembouchure ib(Lch.rr, rappellent à beaucoup d'égards les tefSy qui, coiAme parabic Qous l'avous dit ci -dessus, page 394, se forment ujt du Rb^nr. souvent avec tant de rapidité entre les bouches du grand Rbône; mais elles les surpassent de beaucoup sous le rapport de leur instabilité. Leur configuration , et celle des passes elles-mêmes , subit d'année en année des changements très -sensibles, à cause des dépôts que lé fleuve y accumule avec une rapidité plus étonnante encore qu'en Provence; et nonseulement les langues de terre et les îles qui bordent les passes extrêmes sont d une formation toute récente, mais une partie du promontoire étroit au milieu duquel coule le fleuve depuis le fort Saint- Philippe, s'est formée, dit-on, depuis la fondation de la Nouvelle-Orléans, en 1717.

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