Michel Chevalier, loc, cit., page
de •an cojn
ET DU MISSISSIPÎ. 509
Cette sorte d'aqueduc, formant saillie au delà de Allongement
, ■■ • • étonnammeni
'la ligne du littoral, commence sur la rive droite à rapide Ytle de Grande -Terre, qui ferme la baie de Barataria, et sur la rive gauche à la baie noire (Blackbaj)^ par laquelle s'avance vers l'intérieur la baie de la Chandeleur. Il n'a pas moins de 7 6 kilomètres d'un côté et 70 de l'autre. Il a doublé, assure-t-on, dans l'espace d'un siècle.
Il se serait donc allongé dans ce laps de temps de 55 kilomètres, c'est-à-dire, d'une grande partie de ce qui dépasse le fort de Saint-Philippe, bâti peut-être sous la régence à peu de distance du point où se terminait alors le cours du Mississipi. Cela suppose un allongement moyen annuel de 55o mè^ très, c'est-à-dire cinq fois plus rapide que celui de la pointe du Delta du Pô.
« Ce .terrain , mal assis , change d'aspect tous les vhéaomhnt* jours. C'est que sur 1 00 ou 1 20 kilomètres, le Missis- "°8»»'«" sipi est porté par un véritable radeau flottant et grossièrement assemblé, découvert seulement pendant l'étiage, dont les coups de mer et le choc des eaux ébranlent les parties intégrantes, les font ployer et les déplacent, donnant ainsi lieu à d'étranges phénomènes.
«Le major Delafield, qui, en qualité d'officier du ,i„ génie, est demeuré longtemps en station dans le *i"i«»o»**''«° fort Jackson près de l'embouchure du fleuve, y a recueilli des ifaits qui prouvent qu'à certains moments il se manifeste dans le voisinage de la barre une force de soulèvement qu'accompagnent sans doute des dépressions produites ailleurs.
«Ainsi, une goélette ayant fait naufrage, dis-
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«Ilieo neat moins ram|iie de ▼oir desilci UMit a coup a f extrême emboocfanfc An de leur apparition eliei sont bombées â lem- cmlie; maif bieal/A ce centre s'affiiiwp et k cmne en Ibimt coni'|ue il en snrt une source qui, peu â peu, disjottt et entraine la vase, an moyen de laquelle sont cimenles les arbres dont l'île est fiMrmëe. Les arbres, ri ayant plus de lien entre eux, se séparent et imnt au ibnd du fleuTe, et file nesiste plus.'' f^ywim^ Ces phénomènes singuliers pourraient £ure croire ^ "^*^^'J^7* ^^ premier abord que le Delta du Mississipi ett « vv«>«^4«n fournis a dautres lois que ceux des fleuves ciue no» avons étudiés précédemment. Il est aisé de voir cependant que , si Ton Êiit la part des eflfets natnrds du mélange considérable d'arbres de dérive que renferment ses alluvions, le reste ne difiere que par les proportions de ce que nons avons observé ailleurs. IjC long et étroit promontoire qui, semblable au long cou d'une hydre, porte à son extrémité les cinq bouches du cours principal du Mississipi , re» [>résente les promontoires analogues que nous avons remarqués aux extrémités du Pô et même du Nil. Il