Dolomieu, Journ. de pli\s., t. XUI, p. 47 (janvier
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Biais rexistenoe cFmie paveille anoiilie que le Pô Dous a paiement proenlée, est rile-mcnae une preore da peu dancieoneté de Fëtat proent des choses el de la nooTeanté da monde cÎTilisé.
Si les hommes hahitaieni le^^obedepoiaun temps indéCni ; si des popidatioDS nombreoses en avaient wUmmmAe niccessiTemeDt occupé et ahandonné les diTerses *€mm€u. parties, les phénomènes anomaux résnltanl d'nn premier défrichement, se seraient produits depuis longtemps dans les bassins de tons les fleures, et ni le P6 du i3/ an 17/ siècle, ni le Mississipi dans le nôtre, n'auraient ajouté, par le seul eflBst des tra^ Taux des hommes, des efièls si prononcés à lenrs effets antérieurs. Ces effets ont marqué le moment où l'industrie humaine a, pour la première fois s pris complètement possession de fun et de l'antre bassin. On pourrait même affirmer, d'après la seule considération des Deltas, et ind^iendamment cks témoignages historiques, que le déreloppement qu'à pris la culture du globe depuis qudques siècles, est un progrès qui se réalise pour la première fois.
La circonstance que les Deltas de beaucoup de
fleuves ont fait in^uption assez récemment à travers
la barrière littorale, montre clairement aussi ^pae
Yétat actuel des choses sur la sur&ce du globe est
i lëut actaei très-réceut. Il est en effet évident que si l'état actuel
ub!^»nc\lT,^ des choses était très-ancien, les cordons littoraux se-
"iiî[ôrl« '^"' raient tous franchis depuis longtemps , et que le
raient francbu phénomènc, commc tous ceux qui ont déjà pro-
D rmp . ^^.^ ^^^ partie considérable des effets qu'ils sont
susceptibles de produire, aurait pris partout une
marche uniforme, sur laquelle les feibles travaux
des hommes, qui se boroeot presque complètement à hâter des résultats destinés à être produits tôt ou tard, n'auraient pas une influence marquée.
Des effets dans lesquels Tindustrie humaine peut occasionner de pareilles anomalies ne sont guère susceptibles, sans doute, de donner lieu, comme le voulait Dolomieu, à un calcul proportionnel pour déterminer la durée totale des phénomènes qui les ont produits, d'après ce qui s'est passé dans une période déterminée. Cependant les documents que lipus avons passés en revue me sembleat conduire à quelques remarques propres h faire sentir au moins que la formation des Deltas actuels n'a pas exigé un grand nombre de milliers d'années.
L examen des Deltas du Rhiu, du Pô, du Rhône, Remarque. du Nil et du Gange nous a fait reconnaître avec 7„';"« oeT. une assez grande probabilité le cours primitif et ""«"»«°»«»* *»«
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plu$ ou moins complètement oblitère de chacuu d*»nnées. de ces fleuves près de son embouchure. Le vieux Rhin de Leyde, le Pô di Primaro, les anciens bras du Rhône qui se dirigeaiéiit vers l'étang de MauguiR, la bouche canopique du Nil, et l'Hoogly dans le Delta du Gange, nous ont présenté ce caractère. L'histoire de chacun de ces Deltas peut donc se partager en deux périodes. Pendant la première , le fleuve s'est formé un premier lit dans les lagunes qu'il a comblées. Dans la seconde, il a abandonné ce premier lit, déjà trop exhaussé, et il s'est déversé latéralement en se formant de nouveaux lits, dont plusieurs lui servent encore aujourd'hui. Le travail de la seconde période a été accéléré par l'effet des défrichements, mais pendant quelques siècles seu-