‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 18 sur 153 · I. lO · texte numérisé non relu

I. lO

l46 OBSERVATIONS RELATIVES

On fn uoare Ccs Ttieii-hir OU picrrcs levées sont pi*obableinent

nn grand nombre i i ■ • /* ' * i~\

dao. des monuments religieux ou nineraires. Un en umte iTnrope compterait plusieurs milliers sur la surface de la

occidentale. r £

France; il en existe dans toute l'Europe occidentale et même dans l'empire de Maroc. Les Iles britanniques, la Norwège, la Laponie en possèdent un grand nombre. Dans le nord elles sont connues sous le nom de pierres riiniques. On compte en Suède environ 1 3oo pierres runiques élevées à la mémoire des morts. '

Ils ion t Quelquefois les men-hir sont réunis par groupes

''"paT^oûpl""'* ^^ forment des assemblages plus ou moins considérables; on peut citer particulièrement en Bretagne le groupe de Camaret, dans la presqu'île de Crozon, près de la rade de Brest; celui de la lande de Rochefort, dans le département du Morbihan, et ceux de Carnac, près d'Auray, dans le même département.

caraac. Jc mc bomcral à vous décrire succinctement ces

derniers. La lande de Carnac présente sur sa surface ondulée deux réunions principales de men^hir. L'une se trouve dans la partie basse. Les pierres sont ici très-rapprochées; elles sont rangées comme des allées d'arbres et alignées vers l'E 20 à 25** N., c'est-à-dire à peu près vers le levant d'été. Il y en a 8 rangs, et chaque rang est de 24 pierres; il y en a donc en tout 192. Quelques-unes sont tombées, ou ont été renversées exprès; mais il y a 192 places. Le second monument, formé de pierres plus grandes que le premier, est placé sur une petite éminence. Les pierres sont encore alignées à l'E. 30

1. Lemoine^ Abrégé de l'histoire de Suéde, tome I.^^ page 18.

A LA SURFACE OU SOL. l^q

a âS"* N. Il y en a 1 1 rangs, et dans chaque rang i5 pierres 3 ensemble i65. Une partie de ces pierres sont renversées et plusieurs ont été exploitées; mais la plupart sont restées en place. Quelques-unes de ces dernières sont vraiment énormes. Il y en a qui s'élèvent à 6 ou 7 mètres au-dessus du sol, qui ont 4 mètres de largeur sur 6 mètres d'épaisseur. On a calculé qu'elles devaient peser 1 26,000 kilogr. Les deux monuments de Carnac renfermaient ainsi en tout 367 pierres, sans compter les men-hîr et les dol-men répandus sur la même lande.

La réunion de pierres druidiques qui existe sur la lande de Rochefort, située également dans le département du Morbihan , n'est pas moins considérable que celles de Carnac.

Les pierres de ces monuments ne sont pas les Tnen- luen-hir hir les plus élevés. Je vous les ai cités parce qu'ils *"*'-'^*'^"sDnt très-nombreux. On cite de ces pierres levées qui ont jusqu'à 1 3 à 1 6 mètres de hauteur : il y en a de oette dimension près de Brest, à Plougastel. Il y en avait une à Loch-Maria-Ker de 16 mètres de haut, qui s( été brisée par la foudi^ ^1 J ^ quelques années.

On demeure frappé d'étonnement lorsqu'on ré- ce. monumenu fléchit à la quantité de force mécanique qui a dû '°°* '^«^•'i"*^*« être dépensée pour réunir et pour dresser les élé- ^' s""^* '*'^p'°" ments de pareils monuments à une époque où, sans foirce mécanique

1 «• 1 l* ^ p .* qu^ils ont exigée.

doute, on n avait pas de machines tres-periection- Qees, et où il était fort difficile de transporter d aussi énormes poids. Cependant la chose a été possible, et nos aïeux, les Celtes, ont élevé à Carnac et sur la lande de Rochefort des monuments qui ne sont pas moins remarquables dans leur genre que les pyra-

Men-hir deQncmenès

l48 OBSERVATIONS RELATIVES

mides d'Egypte. Malheureusement ils n'ont pas toujours été aussi respectés.

Au point de vue purement géologique ces monuments nous attestent la grande permanence du niveau du sol de ces contrées. Sa surface est restée pendant vingt siècles sans changement sensible. Ce résultat est surtout bien frappant pour quelquesunes de ces pierres qui sont placées sur les côtes de Bretagne dans une position remarquable. Une petite île appelée Quemenès y située entre la pointe de la Bretagne et l'île d'Ouessant, renferme trois men-hir. Cette île, trop petite pour être cultivée, n'a guère que lo mètres au-dessus de la mer; elle est aussi, exposée que possible à la fureur des éléments. Or, les trois men-hir encore debout montrent non-seulement que l'action de la pluie na pas agi sensible-' ment sur la terre végétale, mais encore qu'aucune cause considérable n'a troublé la surface de cette île

11. attestent la dcpuis 2000 aus. Il cst évident, par exemple, que pendant tout cet intervalle la mer n'est pas sortie] de son lit ; que ses eaux n'ont éprouvé sur les col de Bretagne aucun mouvement considérable; elles auraient passé par-dessus l'île et auraient rei versé les men-hir.

Les dol-men montrent la permanence du niveaj

piJcUî^ent ^^ '^ terre végétale d'une manière encore pli claire j s'il est possible, que les men-hir : ils oi une autre forme que ces derniers. Ils se compos essentiellement d'une très-grande pierre plate cée sur deux autres, plantées verticalement; cV comme une espèce de banc de pierre, mais éh d'un à deux mètres au-^lessus de la surface du

subilité de rOcéan.

Les dol-men

encore la permanence

dn niveau dn sol.

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Très- souvent il y a une autre pierre plaie, plus petite, placée entre les deux pierres verticales : cette dernière est fréquemment au niveau de la surface actuelle du sol. Il est infiniment probable que dans l'origine elle a servi à paver le sol, peut-être pour y faire des sacrifices. On sait que les Druides fsiisaient des sacrifices humains; il est probable que, pour quelque cérémonie de cette sorte, on aura voulu paver le dessous des dol-men. Lorsque cette pierre inférieure, qui forme comme le seuil du monument, se trouve de niveau avec le sol extérieur, tout porte à croire que ce dernier niveau n'a pas éprouvé de variation sensible.

Les dol-men fournissent des preuves de cette fixité n.en

-■• 1. 1 .-a. donnent la preuve

de niveau non-seulement pom* des terrains non- • „^„e zontaux, mais encore pour des terrains inclinés; •"'^'•p«»^" témoin le dol-men du cap de la Chèvre, à l'entrée de la baie de Douarnenez : il est placé au haut de la falaise de Morgat, à la partie supérieure d'une déclivité exposée à toute la fureur de l'atmosphère maritime.

Mais on peut citer des monuments encore plus Let irrécusables de la faiblesse des dégradations qu'é- '^'"71^"^^^^^^ prouve la terre végétale couverte de gazon; ce sont j*' ceux qui sont formés de terre ou de matériaux ter- ' ^e

• , « « 1 la aurface du sol.

reux, et qui se conservent, a très- peu près, dans leur forme première, quoique leur surface soit inclinée.

Je décrirai seulement quelques exemples des plus camp d faciles à vérifier : le premier sera le camp d'Attila situé en Champagne, dans le département de la Marne. Vous savez qu'Attila, roi des Huns, après

encore mieux permanence

^Attil

l5o OBSERVATIONS RELATIVES

avoir traversé en vainqueur une grande partie de l'Europe , fut défait en Champagne par Mérovée en l'an 4^1 9 il y a près de 1400 ans. Il avait établi son camp à peu de distance de l'endroit occupé aujourd'hui par la petite ville de la Cheppe. Ce camp, où il parait quil séjourna quelque temps, est une enceinte à peu près quadrangulaire , de 3oo à 600 mèti'es de diamètre. Il se trouve sur un terrain crayeux, faiblement incliné, sur le bord d'une petite rivière.

Profil du fouë II y a un fossé à l'en tour, et dans l'intérieur un , . ''. . champ actuellement cultivé. La pente du côté ex-

du retranchement. f x

térieur du fossé est de 27 degrés; celle du côté intérieur est de 38 degrés. Le fossé, dont la figure t.", planche II, représente le profil, a environ 6 mètres de profondeur et 6 mètres de largeur dans le fond , le remblai formé au haut du côté intérieur a 5 mètres de hauteur. On conçoit très-bien les raisons de toute cette disposition. Il fallait que les Huns, enfermés dans le camp, pussent sortir en masse avec facilité. Cest pour cela que la pente du côté intérieur du fossé est assez rapide, et celle du côté extérieur beaucoup plus douce. Pour sortir du camp on se précipitait avec rapidité sur la première, et on pouvait monter sans beaucoup de difficulté sur la seconde. L'angle du fossé à la base du flanc extérieur est adouci, l'autre est très-aigu. Si on voulait entrer dans le camp, on trouvait une pente trèsdouce à descendre, mais ensuite une pente trèsrapide à monter. Il était très -facile à des soldats placés au haut du retranchement, darrétei' ceux qui auraient voulu monter sur sa pente.

A LA SURFACE DU SOL. l5l

On voit quelques traces de dégradatioas dans les F.!bfc»e talus du Fetranchement qui couronne le flanc in- ^" **^'^'*'*^°* térieur du fossé : elles consistent surtout dans les impressions produites là, comme sur une foule de montagnes , par les pieds des bestiaux qui se promènent horizontalement en paissant le long des talus. On ne sait pas depuis combien de temps existent ces sentiers horizontaux. On observe d'autres parties, où le gazon a été enlevé et la surface entamée. Nous ignorons l'époque à laquelle cet état de choses particulier remonte, et combien de temps il a fallu pour que la &ible quantité de terre enlevée par ces excoriations superficielles ait été entraînée dans le champ situé dans l'intérieur du camp, qu'elle a dû Incrément élever. Ce champ est labouré, et par suite la terre s'y trouve un peu plus relevée vers les extrémités des sillons qui aboutissent au pied du retranchement. Cette élévation est absolumen t semblable à celle que l'on voit très- souvent dans la campagne au point de réunion de deux champs, à l'endroit où les sillons se terminent. Depuis 1 400 ans qu'on laboure peut-être Fintérieur du camp, la charrue a du transporter la terre vers les deux extrémités. On ne peut donc attribuer qu'une petite partie de la légère élévation que le champ présente vers ses bords à la terre qui aurait été entraînée des flancs du rempart qui rentoure.

On ne voit réellement pas en quoi ces terrassements, exécutés dans une terre végétale peu épaisse, et dans la craie qui la supporte, ont changé depuis l'époque où ils ont été exécutés. Les nuances les plus Itères dans les profils des fossés se sont conservées

l52 MONUMENTS

pendant i4oo ans à tel point que la difFëreuce des pentes est restée sensible entre les deux côtés d une manière complètement régulière : tout à l'entour du camp le côté du fossé dont la base est arrondie est celui sur lequel il a dû se faire le moins d eboulements, en raison de ce qu'il avait reçu une pente adoucie, qui donnait la facilité de monter pour arriver à l'extérieur, et cet arrondissement de l'un des deux angles a lui-même été ménagé à dessin dans la construction de l'ouvrage.

Ce retrancbement n'a donc subi presque aucun changement. Il est établi près d'un petit ruisseau» et on a du faire le fossé plus large et le remblai de terre plus élevé dans la partie qui aboutit à ce ruisseau, afin que le rempart total fût de la même hauteur. Dans la partie qui avoisine ce ruisseau il s'est produit au fond du fossé un peu de tourbe; mais les endroits occupés et aplanis par la tourbe ne sont pas plus réguliers que les autres, tant ceux-ci sont peu dégradés.

Si Quand on voit ce retranchement, on est tellement

"",l^em«r*'fr^PP^ de sa belle conservation que, si on pouvait • ^" *»"» 5« •"•' supposer qu'il remonte seulement aux événements par .a dc 1 8 1 5 , OU à l'invasiou des Prussiens en 1 792 , on le trouverait déjà remarquable par son air de iraîchem» ; on serait surpris de n'y voir que de si faibles dégradations. Mais, d'abord, ce retranchement est tracé, tel qu'il est aujourd'hui, sur la carte de Cas- 11 remonte siui, publiéc vcrs 1 760. D'un auti^ côté, on a fait des siècles fouilles dans l'emplacement du camp, et on y a de la monarchie j^ouvé dcs mouuaics, dcs restes d'armures qui appartiennent aux premières époques de la monarchie

premiers la mo:

française.

EN TERRE. l65

française: ainsi il ny a pas de doute que ce camp ne remonte à une époque très-reculée. Si la tradition qui l'attribue à Attila était erronée, il daterait toujours à une époque extrêmement ancienne.

Il y a beaucoup d'autres camps de ce genre sur campdeCë..r la surface de la France. On en remarque un près de ^'*' ' '*'^**'' Dieppe, qu'on appelle le camp de César: il est placé au haut de la falaise, à près de loo mèti*es au-dessus de la mer, sur un teri*ain horizontal couvert de gazon. Une petite yallée, qui interrompt le plateau et la falaise, forme un cap, dont l'entrée est coupée par un retranchement analogue à celui du camp d'Attila. Le fossé aboutit dun côté au haut de la falaise, et de l'autre il vient se joindre avec le vallon. La terre relevée en dedans constitue le retranchement, qui est assez considérable. Il est coupe par l'escarpement de la falaise, qui, en s éboulant peu à peu, entraine dans sa ruine l'extrémité du fossé et du retranchement; de sorte qu'on voit ici le contraste d'une masse immense qui se dégrade rapidement par l'action de la mer , et d'une construction bien plus frêle en apparence, qui se conserve parfaitement. Ce camp se rapporte à l'époque romaine; il a plus de i5oo et peut-être plus de 1800 ans.

Je cite ces deux camps, parce que j'ai été vivement GrconviiatioDs frappé de leur belle conservation lorsque je les ai '^'s'aïubl"*^* visités. Je pourrais multiplier beaucoup les exemples eideT.ra-Hîii. du même genre; ils sont pour ainsi dire innombrables. Il y a en France peu de départements où on ne montre un camp de César, Je me bornerai à mentionner encore les circonvallations de la plaine

1 34 MO^iriiENTS

de Salîsburv, dans le Wiltshîre (en Angleterre) ', et celles de Tam^Hill, dans le comté de Meaihf en Irlande. Cette colline, qui a été célébrée par les auteurs nationaux et étrangers comnie la principale résidence des monarques iriandais, depuis les premiers temps de leur histoire jusque rers 1 an 565 de rère chrétienne, présente plusieurs groupes de circonyallations concentriques. Il s'y trouTait aussi des constructions en pierres, et le tout a été un objet de controverse de la part des antiquaires. Dernièrement on en a complètement restauré le plan.' i>ftumuim. Les camps, les retranchements ne sont pas les seuls monuments en terre qui se soient conservés pendant des milliers d'années dune manière surprenante. Il existe une autre classe de monuments, bien plus nombreux , qui sont connus sous le nom de tumulus. Ce sont des dômes qui s'élèvent sur la sur^Eice du sol. Ils ont probablement servi de sépulture; on y a souvent trouvé des ossements, des armures, des urnes funéraires, etc. Ils remontent à l'époque romaine ou gauloise. Tous les tumulus, à la vérité , ne sont pas en terre. On en cite qui sont composés de pierres amoncelées. Dans les bruyères de la Westphalie, où Varns perdit ses l^ons, bruyères dont le sol, appelé geest , est formé de sable mêlé de cailloux roulés et de quelques blocs erra-

1. Yojez à ce sujet les remarques de M. le professeur SUliman dans Transactions of the association of american geologists and naturalists ; tome I.", page 47.

2. G. Pétrie , On the history and antiquities ofTara^Hiil. Trans» actions ofthe royal irish academy ; vol. XVIII, part. II, {Mige % (1839).

EN TERRE. l55

tiques, on en rencontre souvent de tels; j'en citerai un seul exemple, dont j'emprunte la description à Delua

Sur les bruyères (la geest) des environs de Bre- Tumuiu, mervôrde {dùvels-mpor) on voit des tumulus de •p**''*'*pierres. Il y a d'ordinaire un grand monceau de pierres accompagné de moindres monceaux. IjC grand monceau parait avoir servi uniquement à quelque cérémonie religieuse; il ne contient point d'urnes; mais il y en a une dans chacun des petits. >

Ces tumulus de pierres fournissent, relativement Tnmuiu$ Atitnt. à la permanence du niveau du sol des bruyères, un témoignage presque semblable à celui des me/zhir et des dol-men; mais ce sont surtout les tumulus i^ur de terre sur lesquels je désire fixer votre attention ; **'* "*»"*'^"*'*^ ce sont les plus nombreux et les plus grands : ils se sont conservés d'une manière étonnante. On en trouve dans toute la France, et même dans toute l'Elurope et dans le nord de l'Asie et de l'Amérique.

Dans une partie du nord de la France et de la Belgique la terre végétale est assez épaisse, et on trouve encore au-dessous une assise terreuse qu'on a souvent confondue avec elle, mais qu'il est convenable d'en distinguer sous le nom de limon. Un grand nombre de tumulus ont été formés avec ces matières terreuses; je vais vous donner d'abord la description de l'un d'eux : celui qu'on appelle la tombe de Suive, près de Waremme, entre Bruxelles et Liège.

La tombe de Suive s'élève sur un terrain à peu \» tomi>e «ie près plat; la figure 2, pi. II, représente son profil.

1. Delnc, Lettres à la reine d'Angleterre ^ tome V^ page 171.

Saivi

Elle a 56 mètres de largeur sur 8 ou i o mètres de hauteur. Elle présente quelques anfiractuosités; mais dans les endroits où le gazon existe, elle a conserré sa forme primitive. S'il y avait eu des d^radations considérables, l'angle formé par la rencontre de cette pente avec le soi de la plaine, sur laquelle s'élève ce tumulus, se serait adouci : c'est ce qui n'a pas lieu. Dans la plus grande partie de la circonférence, le talus rapide de la tombe vient former un angle très -net avec la surface du sol. La pente est de 53 degrés. Sur la partie supérieure de la tombe il y a deux tilleuls, qui ne sont pas très -gros, mais qui, malgré leurs faibles dimensions sont probablement très -vieux.

On pourrait citer de nombreux exemples de tumulus qui se trouvent exactement dans le même cas Le. cinq tomb«s quc la tombc dc Saive. Les figures 2 bis et 5 de la dom.i. planche II sont consacrées à un groupe de tumulus qu'on appelle les cinq tombes d'Omal Elles sont situées aussi près de Waremme , et disposées r^ulièrement le long d'une ancienne voie romaine. Quatre sont placées en ligne droite le long de cette voie : la première est à 5 mètres de la seconde^ les suivantes sont respectivement à n mètres de distance l'une de l'autre. La cinquième tombe est de l'autre côté de la voie romaine, comme un chef en avant de son bataillon : elle est un peu plus grande que les autres. Les premières ont chacune 6 mètres de hauteur. Entre les premières tombes, éloignées seulement de 2 mètre» l'une de l'autre, il y a une élévation de 2 mètres au-dessus de la surface naturelle du sol; mais dans l'intervalle de 5 mètres, qui

oie romaine près de laquelle

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