‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 22 sur 153 · 9 • JJ · texte numérisé non relu

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progression dont la somme est -^ =10; c'est-

à-dire qu'au bout d'un temps indéfini la somme des effets produits serait seulement dix fois aussi grande qu'au bout d'un an.

ues

analogues rdatives

aux objets

que noua usons

)oumeIlcnaent.

EN TERRE l 67

Or, quelque faible que soit cette limite, il est probable qu'elle n'est atteinte que bien rarement par les effets du genre de ceux que nous considérons ; car il est sans doute fort rare que les effets produits la seconde année soient les %o de ceux produits pendant la première.

Pour se convaincre mieux encore de la justesse Re^arq de cette réflexion, il suffit de remarquer qu'elle s'ap- "Tur'ôbîlu plique de même aux objets dont nous nous servons journellement.

Un livre relié, se gâte beaucoup la première année où on s'en sert, un peu moins la seconde, moins encore la troisième; puis, quand il est parvenu à • un certain état, qu'on caractérise vulgairement par le nom de bouquin, son usure annuelle est imperceptible.

La surface de la terre a été généralement plus ou moins usée dans toutes ses parties par l'effet des agents extérieurs; elle est parvenue généralement à un état comparable à celui de la reliure d'un bouquin, et c'est pour cela qu'elle se dégrade très -lentement.

Les dégradations ne sont constamment sensibles La que dans les endroits qui sont perpétuellement re- '"'.Hégrt'de "*" mis au vif, comme les /alaises au bord de la mer, •««"«»«"» les berges des lits des torrents, les points attaqués dans le. endroits

11 1 • . . . • . constamment

annuellement par les instruments aratoires, etc. renusauvi/. Nous aurons dans la suite de nombreuses occasions de faire l'application de ces remarques.

Les végétaux, en fixant par leurs racines la coucbe superficielle du terrain , ajoutent beaucoup à sa stabilité et facilitent sa conservation.

Le. vëgëtaax Hs foumisseiit aussi quelquefois des preuves frap-

fournissent des i ^ • i r ' *

preuves pautes (16 la conservation de surfaces quon croide la pennânence j,^j|. j^ naturc à sc dcgradcr rapidement Je citerai la surface du sol. d'abord comme exemple ces ^tites crêtes de terre qu'on forme le long des fossés en rejetant sur un de leurs côtés la terre qu'on en tire en les creusant. Rien n'est si commun, dans beaucoup de nos départements, que de voir les champs entourés de pareils fossés dont les crêtes portent de larges haies.

Dans telle de ces haies en Normandie, en Bretagne, dans la Vendée, etc., il y a de vieux arbres rabougris qui remontent à plusieurs siècles; leur « pied est élevé d'une manière notable au-dessus des champs. L'éminence de terre sur laquelle ils se trouvent, est nécessairement plus ancienne qu'eux, et leur seule existence prouve que cette éminence n'a pas subi de dégradations notables depuis le moment où ils ont été plantés.

Des arbres situés sur un terrain horizontal, tels que des ormes plantés en avenue, vont nous fournir par une autre cause un fait du même genre : en pareil cas, on remarque souvent qu'au pied de l'arbre la terre végétale s'élève. Ce relèvement de la terre végétale autour de l'arbre résulte de l'accroissement des racines. Le petit tumulus, formé ainsi par l'action très-lente de la végétation, s'est conservé comme tous les tumulus se conservent. Si on portait habituellement plus d'attention sur ces objets, on y trouverait beaucoup d'observations à faire. En groupant ces observations, on arriverait à établir des règles précises sur la manière dont se conserve la surface de la terre végétale.

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