Mich. Montaigne, Essais, livre 1."", chap
dunes de telle manière que le clocher et toute Teglise ont été enveloppés de trois côtés ^ mais comme relise avait encore une porte du coté opposé à la mer, c'est par là quon pouvait y entrera Lorsque Delnc a observé le phénomène, on avait de la peine à maintenir laccès de cette porte. Je ne sais si, depuis cinquante ans, elle naura pas été complètement obstruée.
Le déplacement de ces sables , opéré par le vent ,
a découvert en certains endroits les ruines d'an-
cïiennes constructions qui en avaient été recouvertes
antérieurement Dans quelques cas où on y a creusé
des puits profonds , on a vu des couches distinctes
séparées par uoe couche végétale. Dans quelques en-
^broits, comme à New-Quay, de grandes masses ont
été suffisamment consolidées pour être employées
comme matériaux de construction. La lapidifîcation ,
qui se continue encore , paraît être due à l'oxide de
fer tenu en dissolution par Feau qui filtre à travers
le sable. ^
On cite un autre point du Cornouailles, la baie de Saint-Ives, où des dunes sont formées par un sable calcaire provenant de coquilles marines pulvérisées : des coquilles terrestres y sont conservées entières.
En France il y a aussi des dunes sur différentes onne. parties des cotes de la Bretagne et de la Normandie. ^deUM?nir
La cote occidentjale du département de la Manche est bordée, dans une grande partie de sa longueur, par des lignes de dunes, derrière lesquelles seten*
l.Deluc, Trajets; lome UI, §. 1112.
2. Lyell, Principles of geology ; 6.** édil. ; tome III ^ page 280.
dent des plages de sable, que la mer couvre à la
haute marée; ainsi que des marais, des étangs et
des terrains bas où serpentent lentement de petits
ruisseaux. Ces dunes ont pour base des rochers plats,
qui s'étendent au loin dans la mer et qui sont en