‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 41 sur 153 · César, De Bello galUco, lih, IV, cap · texte numérisé non relu

César, De Bello galUco, lih, IV, cap

trayersaat le territoire d'Utrecht, se déchargeait daDS le Zuyderzée (alors le lac Flevo).

Quoi qu'il eu soit, celle des deux grandes ramifications du Rhenus bicorms que les Romains ont du connaître la première, était la plus méridionale, c'es^ à-dire le Tf^cuil^ qui se sépare du Rhin proprement dit, au-dessus de Nimègue, pour aller se joindre à la Jonction du Waj Mcusc. Ccttc réuniou avait déjà lieu du temps deCésar, et d« la Mente q,jj Tindique clairement dans le passade suivant de

mentionnée par ^ *- l, O

César et Tacite. SCS Commcntaircs : Mosa projluit ex monte f^ogeso, qui est in firubus Lingonum , et parte quadam Bheno recepta, quœ adpellatur P^ahaliSj insulanh^~~ que ejfficit Batavorum, in Oceanum influit^.

Tacite s'explique avec plus de précision encore ^ tant sur la bifurcation du Rhin, que sur la réuniocm du Waal et de la Meuse : Rhenus uno aheo cant£-^ nuus aut modicas insu las circumveniens , apud prir^^ cipium agri batavi velut in duos amnes di^iditur : servatque nomen et violentiam cursus , qua GermcM^ niam prœçehitur, donec Oceano misceatur; ^ad gaM^ licam ripam latior et placidior adjluens verso cogn^^^ mento Fahalem accolœ dicunt : mox id quoqiM^ vocabulum mutât Mosa Jlumine , ejusque immenso ore eundem in Oceanum effunditur.^ Les mots irwmenso ore font allusion à la largeur de l'embouchure commune aux deux fleuves.

Grande 1 or ^^ croit pouvoir rctrouvcr encore le souvenir ^« du nom ^Hélium, ostium que portait cette embon- A

eur «m n n ^j^^^^ j^^^ ^^^^ diHeli^oet {HcUi Jluentum) et de |t

Brihel (latum Hélium).^

1. César, loc. cit. ,Bb, IV, c. 10. — 2. Taciti Armai. , lib. JI, e, 6. 3. Altiiig , cité par M. de HofT, ouvrage cité , tome I/% page SU.

commnae»

lia Meuse présentait dès lors un grand nombre Andemie branche de ramifications. Elle en avait même une qu'elle ne de u Men^,»poaaède plus aujourd'hui, quoiqu^le ait subsisté »'*"'^'*'"**^"'*'** jusqu'au règne de Charlemagne; c'était une branche mberîdionale qui recevait TEscaut, et, traversant la pcurtie méridionale de la Flandre hollandaise, par Hulst, Axel et l'Ecluse, se jetait dans la mer près de l'emplacement de cette dernière ville, au sud de lllc de Kadzand.

Xies laides canaux qui séparent aujourd'hui les tt«8 de la Z^lande paraissent aussi avoir subi de A.O]|d)reu5es vicissitudes, mais elles sont moins bien connues que celles des divers bras du Rhin, auxq^iiels je me hâte de revenir.

Plusieurs de ces dernières sont d'autant jnieux commues, qu'elles doivent leur origine aux travaux des hommes.

Douze ans avant la première année de l'ère chré- **enne, Drusus joignit le Rhin au Zuyderzée (qui ^*était alors que le lac Fle\^o) par plusieurs canaux. ^iBox de ces canaux partait peut-être de Leyde, oomme semble l'indiquer un canal encore existant ^iim cette contrée, qui porte le nom de Dœs, qu'on peut croire dérivé du nom même de Drusus. Peut^ origine artificielle ^tre en exista-t-il encore d'autres dans la province d'Utrecht; mais la plus remarquable de ces dérivations du Rhin exécutées par Drusus fut celle au Qioyen de laquelle il joignit ce fleuve à VVssel de Gueldre {Sala Bructerorum).

Cette dérivation, qui subsiste encore, et qui est devenue un véritable bras du Rhin , part d'un point situé un peu au-dessous de celui où le Waal se sépare lui-même du Rhin proprement dit.

de Vrttel

^68 PATS-BAS

Ce troisième bras enleva ane partie considérable des eaux da Rbin, et le lit de la rivière, peu important aaparavant qoi les reçat, fut considérablement agrandi, soit par Fart, soit par Faction naturelle des eaux, soit par les deux causes réunies. Le nouveau bra^ porta tantôt le nom de Rhin , tantôt celui d'Yssel ^ Depuis lors le Rbin cessa de mériter le nom de Bicorms, puisqu'il avait reçu un troisième bras principal qui , comme le dit clairement Pomponius Mêla, se déchargeait, avec l'Yssel, d'abord dans le lac Flevo, devenu depuis le Zujderzée, et

ensuite dans la mer du Nord ad deaciram primo

angustus et sui similis , post ripis longe et laie recedentibus y jam non amnis, sed ingens lacas^ ubi campos impleçit, Flevo dicitur; ejusdemque nominis insulàm amplea:us,fit itenun arctior, itenmufue Jhjvius emittitur.^ '

Dans tout état de cause on ne doit pas oublier que rintervalle compris entre FYssel et le Rhin proprement dit est occupé , comme nous Favons déjà remarqué, par un plateau et de nombreuses collines, formés du sable de la geest, et ne doit pas être confondu avec les îles comprises entre les ramifications naturelles dû fleuve.

Ces îles ont souvent changé de forme, parce que les bras du Rhin ont changé de cours et se sont multipliés par Faction combinée des phénomènes naturels et des travaux des hommes. A Fépoque de Finvasion romaine, l'espace compris entre le Waal et le Rhin proprement dit formait une grande tle

Page 1