Deluc, Lettres à la reine d'Angleterre, tome V, page
Frise.
Ligne d'Ile* dcs esLUX. Ld mer ne fait en cela qu'abandonner ^r^uT^^t «o ce qu'elle avait envahi ; car il paraît certain qu'à continent, l'époquc romainc ce bras de mer qui sépara la terre ferme des îles côtières, alors plus grandes qu'aujèur^ d'hui, était beaucoup moins large qu'il n'est de nos jours; mais en s'élargissant il était devenu moins profond; car, des sept îles qui se trouvent en avant des cotes de l'Ost-Frise et du pays de Jever, savoir Borkum, Juist, NordernejTs Bcàlrum , Langeroog, Spikeroog et Wrangeroogy Borkum est la seule qui mérite encore complètement le nom d'ila On peut, à la marée basse , passer à pied sec de la terre fenne à toutes les autres îles à travers le bras de mer alm sans eau appelé De Wadden. ^
Les dépots qui comblent si rapidement les Wad^ den de la Frise, sont d'autant plus dignes d'atten^ tion, que ce bras de mer ne reçoit. aucune rivière considérable, ce qui oblige à avoir recours à une explication un peu différente de celle que j'ai déjà donnée de la formation des terres nouvelles de la Zéelande et de celles des autres marschs qui se foi ment aux embouchures des rivières.
Aetiondeiamer . M. Ârcuds pcusc quc îa mcr elle-même délayi la ror^adon de ^^ couchcs dc tcrrc qui se trouvent sur son fond, eesdépôu. ^0 entraîne les parties constituantes et les dépose—^ sur la côte. Il cherche à expliquer par des phéni mènes chimiques pourquoi la formation des nouvelles a lieu non près des îles extérieures, qui sont formées presque exclusivement de sable et di dunes, fnais le long de la côte de la terre ferme