‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 50 sur 153 · Von Hoff, ouvrage cité, tome 1/% page · texte numérisé non relu

Von Hoff, ouvrage cité, tome 1/% page

MjC) PAYS-BAS

et la mer de Harlem doit bientôt clispai^iti-e des cartes géographiques. On avait eu l'idée de commencer l'assèchement en faisant un canal à trayCTS les dunes. Comme les oscillations de la marée sont plus considérables dans la mer qui borde extérieurement les dunes que dans le Zuyderzée, on croyait pouvoir y faire écouler les eaux; mais au moyen de machines à yapeur on asséchera beaucoup plus bas encore.

La cote de la surface moyenne de l'eau dans les canaux qui couperont le fond de la mer de Harlem après son dessèchement sera de 4>™9^ ^ ^ mètres au-dessous du zéro des cotes de nivellement. Gela fera plus de 7 mètres au-dessous des plus hautes marées à Katwyk.

La mer de Harlem , telle qu on la dessèche ausoa doséchemeni jourd'hui , y compris le Spieringmeer, a une superd'wéTuJôl fi^^^ d^ 18,100 hectares (181 kilomètres carrés) » l'endiguement de la mer de Harlem a un développement d'environ 9 lieues marines ou 5o,ooo mètres; le nouveau canal de dérivation vers Katwyk a une^ longueur d'environ 9000 mètres.

On a calculé que le dessèchement de la mer d Harlem exigerait la construction de 114 moulins h vent; mais qu'il pourra s'effectuer plus économiqu ment au moyen de 6 machines à vapeur de 200 ch vaux chacune, employées à mouvoir des pompes.

II y a déjà plus de 60 ans qu'on parle de Téta blissement de machines à vapeur pour assécher 1 mer de Harlem; mais on hésitait encore sur 1 meilleure manière de les appliquer. Dans sa séanc du 18 mai i844» 1*'^ Société hollandaise des sciencer-^

larlem a décerné une médaille d or à un Mémoire

M. Fijnje, ingénieur en chef des ponts et chaus-

îs à Nimègue, sur le choix des machines à em-

3yer pour le dessèchement de la mer de Harlem

r la vapeur.

Le dessèchement prochain de ce grand lac a en-

gé la même société à proposer, pour le sujet d'un

ix à décerner en i845, la question de savoir :

lelles sont les observations physiologiques et phy-

[iies dont ce dessèchement fournira l'occasion , et

mment il faut se préparer pour être à même de

i bien faire?

Deux amas d'eau, semblables à la mer de Har- Autres

m, la mer de Diem et la mer de Beilm^ dans TAm- ' "poLibi^r *

îlland, ont été anciennentent desséchés et mis en

leur, de même qu'un lac autrefois très-remar-

lable de la Nord-Hollande, le lac de Beemst^; et

est probable qu'on réussira à conquérir beaucoup

iutres terrains sur les lacs et les bras de mer de la

allande.

La Hollande touche peut-être à une époque de

ogres plus développé encore, dans laquelle on

Ussera l'assèchement beaucoup plus loin au moyen

J machines à vapeur. On pourrait aussi, à l'aide

ce puissant auxiliaire, élever le sol des Pays-Bas

se servant d'un procédé très-connu, appelé le col-

ttage,

: L'auteur anonyme d'un ouvrage hollandais, in- Les digues

lié : Natuure en Waterloopkiinclige Grondrege- ^^l^^llZZl

^ soutient que la manière dont les habitants des ^'^^'''^

1 t r \ f 1 *"" Pays-Bai.

►^'s-Bas ont cherche à protéger leurs terres contre

- Von Hoff, ouviagc cilc, lomc I.*% page 350.

les eaux par l'endiguemeat^ a été pour ce pays la cause d'une décadence inévitable. Il montre que Tendiguement des fleuves concentre le limon et le sable quils charrient dans leur lit et dans leurs embouchures; que par là le fond de leur lit se trouve élevé, et leurs embouchures encombrées de bancs de sable, ce qui fait que la terre, qui ne reçoit plus aucun accroissement par le limon des fleuves, demeure toujours basse, et qu'on se trouve dans la nécessité d'élever continuellement des digues; déjà, dit-il , l'eau d'un grand nombre de canaux se trouve à un niveau plus élevé que les terres adjacentes; c'est là ce qui amène la possibilité d'irruptions épouvantables, telles que celle du Biesbosch et plusieurs autres. Cet auteur cite à ses compatriotes l'exemple des Égyptiens, qui n'ont pas endigué leur Nil, mais qui , en distribuant sur une grande partie du pays l'eau de ses inondations, y répartissent en même temps le limon dont elles sont chargées, et par^'là^ élèvent le niveau des terres d'une quantité égale que possible à l'élévation du lit lui-même, fleuves des Pays-Bas n'ont pas de crues périodiqui comme celui de l'Egypte, mais l'auteur croit qi les eaux de l'hiver pourraient y être employa comme le sont en Egypte celles provenant des ctixi périodiques du Nil. '* ^

Dans l'état actuel des choses , les eaux des rivière trop resserrées par des digues ne déposent même complètement leurs sédiments; leurs eaux sont ei traînées dans la mer avec une partie considérai»!^ du limon qu'elles charrient : elles y font naître

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