Von HofF, ouvrage cité, tome !.*% pages 35T et
« L'île de Langeroog a été, dans ces derniers temps, divisée par la mer en trois parties. Celle de JVranr geroog, qui était autrefois beaucoup plus étendue qu'aujourd'hui, a été partagée en deux : de deux églises qui y existaient autrefois, Tune a été complètement emportée par la mer qui baigne la côte septentrionale de l'ile; l'autre l'a été jusqu'au clocher, qui existe encore, et dans la base duquel on célèbre le service divin. Il parait qu'à l'est de Wrangeroog il a existé plusieurs autres îles, qui ont toutes été dévorées par la mer. Uile d'Helgoland et celle de Neuwerk ne font pas partie du même système que celles des côtes de la Frise.
Les catastrophes dont on sait que ces dernières
ont été le théâtre, permettent d'en supposer d'autres
[les lies formuat à dcs époqucs plus aucicnnes. Peut-être, dit avec
orilir.*^»! raison M. de Hoff, ces îles ont -elles formé à une
^. °°' . certaine époque une ligne continue de dunes dans
digne continac. A x O
la mer, comme les Nehrungen dans la mer Baltique, peut-être même des étendues considérables de terrain s'étaient-elles déposées derrière cette muraille protectrice, le long de la côte de la terre ferme. L'amoindrissement continuel de ces îles et la diminution progressive de leur nombre sont £ivorables à la supposition dont il s'agit Dans ce cordon littoral il aurait existé seulement des ouvertures en &ce des embouchures de l'Ems et du Weser. Celles qui coupaient la ligne des dunes en face des embouchures des grandes rivières, peuvent s'être d'abord agrandies, de manière à permettre aux marées d'agir plus puissamment sur la terre située en arrière. '