‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 57 sur 153 · Von HofF, ouvrage cilé, tome 1/% page · texte numérisé non relu

Von HofF, ouvrage cilé, tome 1/% page

ISÉERLÀNDAIS. 3l5

C'est ainsi, probablement, que se sont opérées les irruptions de la mer dont j'ai parlé il y a un instant.

Les phénomènes qui se passent de nos jours mon- Phénomène* trent encore clairement comment cette digue litto* ^ontrTt' encore raie s'est formée. comment

«Dans la mer d'Allemagne les mouvements des .e former. eaux, dirigés principalement du nord vers le sud, fotit que tous les bras de mer, servant à l'écoulement des lacs et des rivières dans celte mer, sont repoussés de plus en plus vers le sud par les bancs de sable, et que dans les lieux où il s'est produit plus d'un bras de mer, les plus méridionaux sont les plus profonds, et les septentrionaux perdent de leur profondeur. Les rives septentrionales des fleuves, près de leurs embouchures, forment une protection contre le courant prédominant, qui vient du nord, et favorisent la chute et le dépôt des sédiments des fleuves. Les rives méridionales, au contraire, sont exposées au choc de ces courants dominants, les sédiments que les eaux déposent en sont continuellement détachés; elles sont même continuellement rongées et approfondies, et l'embouchure doit ainsi reculer constamment vers le sud. " ^

L'accumulation des sables fait que la plupart des nombreuses et larges embouchures de l'Escaut, de la Meuse et du Rhin, ont cessé d'être praticables pour les bâtiments de mer. Il en est résulté de grands changements dans la navigation, notamment pour l'entrée des vaisseaux à Rotterdam. Le passage entre l'île de Texel et celle de Vlieland, nommé Ejrelandsche Gat, k l'entrée du Zuyderzée, s'en-

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