Von Hoff, ouvrage cité, tome L"; page
sable de plus en plus et n'est plus praticable pour les grands vaisseaux comme il l'était autrefois ^ Il est évident, d'après ces faits, que si le cordon littoral actuel était enlevé, la mer le reproduirait Le vent» agissant sur le sable desséché à la marée basse, j ferait naître des dunes, et la ceinture protectrice de la Hollande se trouverait restaurée.
Cette digae, Lorsqu'ou voit que la mer pourrait aujourd'hui •a formation, rcproduirc si facilement lappareil littoral, on doit *îî«è'r"l«i"*"^^t^'^'l6iii6'i'^ penser que les côtes de ces contrées Ter. u terre, ç^ q^j toujours préscuté uu à peu près semblable à celui que nous voyons actuellement, et on doit en même temps se demander s'il a toujours occupé la même position qu'aujourd'hui. Cette ceinture, formée par des barres, par des dunes, résiste en général très-bien à Faction de la mer : nous avons vu cependant que, dans des circonstances données, la mer pourrait la démolir assez facilement, el; par conséquent la déplacer^ mais Faction de la mer est nécessaire pour produire un pareil changement, et si des masses de cette nature étaient placées sur la surface de la terre, à quelque distance de la mer, les agents atmosphériques ne lés altéreraient en aucune manière. Vous en voyez la preuve en comparant une grande masse de sable, une longue série de dunes, aux tumulus de terre dont nous nous sommes occupés précédemment. Une dune revêtue de végétation est plus résistante qu'un tumulus : une levée de galets ou de gros sable est indestructible. U est donc évident que si la mer se retirait, tout cet ap-
1. Le Franc van Berklej, I/* partie, page 215, dté par M. de Hoff, ou>Tage cité, tome L", page 366.
pareil se conserverait ; et il est certain que le cordon littoral n'a jamais été placé en arrière de la ligne qu'il occupe actuellement, comme cela aurait eu lieu si la mer avait été primitivement plus élevée. La ligne actuelle du littoral a donc été le bord de la mer depuis le commencement de l'état actuel des choses sur la surface du globe , à moins qu'elle n'ait été un peu plus avancée dans la mer. Le bord de Ja mer n'a pas reculé, mais il est possible qu'il ait Avancé d'une certaine quantité.
Je vous ai déjà fait connaître les faits qui portent Preuv«
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a croire en etiet que le cordon littoral a un peu re- cordon liuord. ^ulé vers l'intérieur des terres. Le plus remarquable est l'existence des ruines romaines appelées het Huis te Britten^ en avant de la plage actuelle, près de Katwyk. Mais la découverte de ces restes antiques, en montrant que la plage a reculé, fournit aussi des indices sur la cause de ce phénomène et de plusieurs autres qui s'y rattachent; car il paraît que le sol sur lequel ces bâtiments ont été établis, est aujourd'hui plus bas relativement au niveau de la mer que lorsqu'ils ont été construits.
La position de ces restes antiques à une certaine profondeur au-dessous de la surface de la mer, pourrait également résulter de l'élévation du niveau de la mer ou de l'abaissement du sol. Cet abaisse- •ment pourrait lui-même ne s'être fait sentir que sur une très petite étendue. Dans une contrée for- . mée comme celle-ci par les alluvions de la mer et des rivières, la mollesse du terrain pourrait suffire à «lie seule pour permettre aux parties qui avaient un poids considérable à supporter, de s'enfoncer
plus OU moins profondément dans le cours d'un gi*and nombre de siècles. Les restes de constructions romaines qu'on a aperçus, ne sont peut-être que les fondations les plus profondes de l'édifice, qui peuvent avoir été posées à une profondeur presque aussi grande que celle à laquelle on les a vues, et qui, restées isolées par suite de l'entraînement du sol qui les entourait , se seraient seulement enfonce d'une petite quantité par l'effet même de cet isolement. La profondeur de la mer est elle-même peu considérable en cet endroit.* Ce phénomène II cst cepcudant difficile d'expliquer toutes les probruèlent circonstauces du phénomène sans admettre que l'en- * iidnd dr^iTd^ semble de la côte s'est légèrement abaissé par rapport p«7*-Bu. au niveau de la mer ; et la question est de savoir comment se produit ce phénomène ; de savoir si ce sol, formé de matières tourbeuses, d'argile, de sable, a été simplement comprimé par le poids des dunes, qui augmente sans cesse depuis que les dunes saccumulent sur ces côtes, ou si c'est le sol entier de la Hollande qui s'abaisse par rapport au niveau de la mer. Au premier abord une pareille conclusion parait très*hardie; mais vous verrez plus tard que d'autres observations montrent que le niveau de la terre et le niveau de la mer sont sujets à varier Fnn par rapport à l'autre ; qu'il y a des parties de la surface du globe où le sol s'élève réellement par rapport à la mer, et d autres où il s'enfonce.
On conçoit qu'il ne peut être question ici que d'un enfoncement d'une extrême lenteur. Tous les cours d'eau qui tombent dans la mer du Nord, de-