Von IIofF, ouvrage cité, lome I.*% page
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NÉERLANDAIS. Siy
puis le Pas-de-Calais jusqu'à l'Elbe, sont, près de leurs embouchures, bordés de digues qui rendraient tout enfoncement un peu rapide sensible à un grand nombre d'yeux fortement intéressés à l'apercevoir.
Mais, s'il est certain qu'il n'y a eu aucun enfonce- cetenroncemmt ment général rapide, il est également évident qu'en trZ^^2li!^t admettant un enfoncement procressif d une extrême '" "'»?*!<»" lenteur, on expliquerait dune manière aussi simple que naturelle non -seulement la présence de con-
. structions romaines sous la mer, en avant du cordon littoral, mais encore les autres phénomènes qui nous ont occupés. Alors, en effet, on concevrait facilement que le sol s'étant enfoncé par degrés insensibles, la mer de Harlem se soit continuellement étendue; fait certain et dont l'agrandissement d'étangs formés d'abord par l'exploitation de la tourbe, ne fournit qu'une explication précaire. La formation plus ancienne du lac Fleço a peut-être été un premier fait du même genre. On concevrait de même 'que les marées à l'extérieur dominant de plus en plus les terrains bas protégés par le cordon littoral , il ait fini par survenir des irruptions de la mer, telles que celles qui ont formé le Zuyderzée, les lagunes du Dollart et de la Jahde, et quelques-uns des bras de mer de la Zélande. La submersion du Biesbosch ne prouverait pas alors que les digues qui le protégeaient aient été construites dans l'origine contrairement aux règles de la pru-
• dence. S'il y a eu un enfoncement graduel du sol, cela a suffi pour que les digues aient fini par être débordées et coupées. L'existence des dépôts tourbeux qui forment un des traits caractéristiques du
sol de la Hollande, s'e:&plique aussi très-naturellement dans la même supposition. Lorsque le Zujderzée n'existait pas encore, lorsque la mer naTaic pas encore fait irruption dans le lac Flevo, qui:] n'était, comme aujourd hui la mer de Harlem, qn'ui^ grand amas d'eau douce, les bords de ce lac rem — plissaient les conditions qui, comme nous le ver^— rons plus tard , sont les plus farorables à la produo^ tion de la tourbe. Il parait qu'il en a été de même, très-anciennement sans doute, des enyirons de Rotterdam et, ce qui est plus surprenant encore, du territoire de la Z^elande. Comme la tourbe nViM pas une production marine et ne se produit pas sous le régime des incursions périodiques de la ma*, l'existence de la tourbe dans une grande partie des Pays-Bas suppose l'ancienne existence dun r^me dans lequel le cordon littoral les prot^eait phv efficacement que de nos jours. Les dépôts tourbeuxî si répandus dans la Hollande et la Zéelande, et re^ couverts par le limon des rivières, montrent claire* ment que les marées n'y ont pas toujours eu leurs entrées aussi libres qu'aujourd'hui. Leur pénétration a été le prélude éloigné de ces grandes invasions de la mer qui ont produit le Zuyderzée, le Dollart, la Jahde, etc. L'ensemble de ces phénomènes semble indiquer clairement que cette portion de la snr£iC6 du globe s'enfonce par degrés très-lents. Réininë Voilà ce que nous présentent les Pays-Bas ; ils
de. phénomène, j^j^eu^ \^yy^ cxistcnce , commc terre habitable, à • le. Pay.-Ba. lapparcil littoral que la mer a élevé sur ses bords,
lear eii.tence. commc sa proprc limite, sur une longueur de 5o6 kilomètres. La Hollande, en particulier, ainsi que
3eiuc ravait parÊûlement observé, est garantie du
^té de la mer par des dunes que les flots et les vents
311 1 formées en soulevant le sable, et enfermée par
des digues, tant du coté duZuyderzée au nord-ouest,
que du côté de la Meuse et de son golfe au sud-ouest.
Une partie du sol de cette enceinte est aujouixl'hui
de i5 pieds (5 mèti^es) plus bas que les plus basses
nujrées ^. 11 a fallu aux Bataves un art merveilleux
pour s'en faire une patrie; mais cet art lui-même
aurait été impuissant s'il avait cbercbé à s'exercer
ailleurs que sur un sol circonscrit par la mer, par
les dunes, qui lui doivent leur existence.
L'espace plat et peu profond que le mouvement eu apparence capricieux des vagues a enceint de dunes, avait été occupé auparavant par la mer, puisqu'on y trouve des dépots remplis de coquilles marines; ces dépôts ont commencé par élever le sol. Les dunes ne se sont formées que lorsque le sol sousmarin a été élevé déjà d'une certaine quantité. Il a f^Uu que le mouvement imprimé au sable par la v^El/^ en entassât une certaine quantité, pour qu'il pût être à sec pendant la basse mer et soulevé par W vent. Mais ce premier entassement de sable par *a mer doit s'être opéré assez promptement : c'est du moins le premier phénomène que la mer ait produit dans ces parages au commencement de la période actuelle. Dans les premiers moments de cette période , la mer venait sans doute des collines de sable de la geest; mais il paraît qu'elle ne l'a pas battu pendant longtemps, soit à son niveaii actuel, soit à un niveau plus élevé; car on n'y voit aucune