Forfait, hc, cit., page
Cest là que Venise s'est développée. Cette ville
est bâtie sur des pilotis enfoncés dans un terrain
très-peu consistant. Elle est éloignée de la terre ferme
de 5 kilomètres environ, et presque autant de la
mer proprement dite.
e cordon littoral Dé Vcuisc OU sort cu mcr par deux ouvertures
•ppdé wo principales : Tune dite port de Lido; l'autre, port
rormeiaeiAtare jg Mulamocco. Ccs Dorts sout dcs coupurcs dans
des laganea, ^ ^ *• ^ ^ a
préMnte 1 appareil littoral. Il en présente cinq en tout. Les "^*^r'iJ*"'" lidi ou lidos y c'est ainsi qu'on nomme, dit M. Forfait, le barrage naturel qui sépare les lagunes, de la pleine mer, forment cinq ouvertures, qui donnent passage au flux et reflux, et constituent autant de ports.
ort de chioggia. (c D'abord , en commençant par le couchant, à l'embouchure de la Brenta , le prolongement du rivage de la terre ferme s'étend jusqu'à la première coupure, et forme le port de Chioggia ou Chiozzia. Ce port est fort ancien ; il en est fait mention dans Strabon. Il s'est appelé longtemps Edrone. La rive en dehors de la lagune est encore couverte de marais, parmi lesquels est l'ancien port de Brondolo, qui communiquait à laijhssa Clodia, ou fosse filistène des Romains. Le port de Chioggia n'a de relations avec la ville dominante (Venise) que par un canal très -peu profond, et qui donnerait au plus passage à des galères : il est lui-même obstrué. Les Génois l'assiégèrent et le prirent en 1 335. On craignit alors pour Venise, et l'on boucha la passe en y jetant des décombres, des coquillages, et même en y faisant couler des navires. Le peu d'attention qu'on a mis depuis à l'entretien du port, a fini de le
ADRIATIQUES. Ssg
3mbler. On y trouve à présent 4 mètres d*eau, >iit au plus, dans les grandes marées.
«L'autre pointe du port de Cliîoggia est formée Pon ar Textrémité méridionale de l'île Pelestrina, lauelle fait partie de la digue d'enceinte, et setend i:isquau port de Malamocco. Celui-ci est le plus onsidérable et le meilleur de la lagune. Il n a cependant pas toujours joui de cette prérogative : ^hioggia lui fut longtemps préféré j mais, depuis invasion des Génois , ce dernier ne peut plus souenir la concurrence.
«Le port Saint-Nicolas {porto di San-Nicolo del Port Lido, appelé aussi simplement Lido), fut un rival ^^d^i'udT." Jus dangereux pour celui de Malamocco. Il est siué au bout de Tîle de ce dernier nom, laquelle fait lussi partie de la digue d'enceinte naturelle ou du ido. Entre cette île et le prolongement de la rive Incontinent au nord-ouest, prolongement qui porte e nom de littoral du Cavallin, on trouve un îlot. Oeux canaux passent entre cet îlot et l'île de Malanocco : ils forment du côté de cette dernière le port Jaint-Nicolas, et, du côté de l'îlot, le port Saint- Elrasme.
c( Enfin, de l'autre côté dé l'îlot, entre lui et le Port ittoral au Cavallin , on trouve le port connu sous e nom des Trois - Ports. ^^ ^
«Tout à l'extrémité du littoral du Cavallin, l'em- PortdeGuéwio. joucbure de la Piave forme le dernier port, appelé )ort de Guésolo ou de la Piave, qui n'est d'aucune îonséquence aujourd'hui. '^^