‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 93 sur 153 · DU ML · texte numérisé non relu

DU ML

dans les différentes parties de l'Egypte de quantités inégales, plus dans la partie supérieure, où ses eaux déposent d'abord, et beaucoup moins dans la partie inférieure. Les observations réunies par M. Girard ont prouvé que dans la vallée du Nil en général le sol s'est élevé moyennement par l'effet des dépots du fleuve de 1 26 millimètres par siècle. Ces observations ne s'appliquent pas au Delta, pour lequel on ne possède pas de documents aussi précis. Quelques auteurs ont pensé que le Nil doit y déposer moins que dans le reste de l'Egypte, en raison de ce que les troubles qu'il apporte de la Nubie ont dû se précipiter déjà en grande partie dans la vallée d'Egypte proprement ditej d'autres ont admis, au contraire, que les eaux du Nil doivent déposer dans le Delta plus qu'ailleurs, en raison de ce qu'elles y séjournent plus tranquillement. Ces deux effets contraires pourraient bien se compenser à peu près : mais il en est un troisième, qui donne la prédominance au premier; c'est que l'inondation s'élevant beaucoup moins dans le Delta que dans le reste de l'Egypte, chaque point y reçoit les dépôts d'une épaisseur d'eau beaucoup moindre. On peut donc admettre que, danâ le Delta, le sol ne s'élève dans chaque siècle que d'une fraction de 1 26 millimètres. M. de L^iévaiion Rozière dit, en effet, que dans le Delta l'accrois- «;»7';;p'

' ' J. dans 1« Dell

sèment est moins rapide que dans le reste de q«cdansiere; rÉgypte, et peut être évalué à environ 2 pouces 3 lignes (6o,"""907) pour chaque siècle.*

Comme le limon se dépose naturellement en plus

Page 1