De Rozièvc, loc, cit., page
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grande abondance près des bras du Nil qua une plus grande dislance , le terrain est [Jus élevé dans le voisinage de leurs bords ; mais ce phénomèDe ne se manifeste pas ici avec autant de force que sor les bords du Pô. Il y a à cet égard une grande différence entre les deux contrées : le Nil n'est pat influencé par les défrichements ; il ne reçoit de rivières, si je puis parler ainsi, que ses deux sources et l'Atbara. De plus, le Nil n étant pas renfienné par des digues (car les digues d'Egypte ne servent qu'à diriger les eaux de Finondation ) , et pouvant se répandre librement, n'élève pas le fond de son lit plus rapidement que ses bords.
i/dé^MHKi Cependant le Nil a suffisamment exhaussé ses r f^u niéme bords et son fond pour se trouTcr contraint à chaiH* "^T.^ " ger son coiu*s. En élevant le fond du lit de ses di- .u> Impartie, vcrscs branchcs en même temps que leurs bords, le Nil en a mis plusieurs hors de service et s'est réduit lui-même à la nécessité de changer de cours, comme le Rhin, le Pô, le Rhône, etc. Les sables chassés par le vent ont aussi contribué à ces changements.
(( La branche pélusiaque était navigable lorsqu'Alexandre pénétra en Egypte : elle est aujourd'hui presque totalement comblée par les sables du désert^ on en voit encore, devant Péluse, l'extrémité qui aboutissait à- la mer : elle est remplie de fange. Son embouchure dans la mer existe encore, et elle est quatre fois plus éloignée de Péluse quelle ne l'clait du temps de Strabon. Strabon dit que Péluse avait 20 stades de circuit (1020 toises): elFectivemcnt, renceiale murée de Péluse a ce déve-
Nil
loppement; mais il ajoute quelle était à la même distance de la mer, et aujourd'hui la branche de Tyneh est à environ 4000 toises de Péluse. Elle est située à lextrémité d'une plaine que les Arabes appellent Tjrneh ; ce qui est la traduction du mot grec ïbih!oç{Pêlos), banc.«'
Le canal actuel de Moueys nest autre chose qu'une partie de la branche tanitique, qui se prolongeait jusqu'à la bouche d'Omm-Fâreg.
«La branche mendésienne, dont la bouche est celle de Dybeh, se retrouve dans le canal d'Achmoun. ^ ^
Le lac Menzaleh n'est plus en communication Eiie avec la bouche de Damiette, dont le niveau est "*^^^"'^'**' supérieur au sien , et qui va directement à la men **" ^'" ^" L^ eaux ont pris aujourd'hui un cours différent de celui qu'elles avaient dans l'antiquité : la branche phatnitique ou de Damiette ayant été creusée de main d'homme, au rapport d'Hérodote, ne devait pas être, à beaucoup près, aussi considérable quon la voit aujourd'hui : il est probable que son volume s'est augmenté aux dépens des branches pélusiaque, tanitique et mendésienne.
Ces changements ont été encore plus sensibles dans la partie occidentale du Delta. Us ont fait disparaître la branche canopique, qui était autrefois
1. Maios, Extrait d'un Mémoire sur l'état ancien et moderne des provinces orientales de la basse Egypte. — Description de FEgj'ptc : état moderne; tome II, page 805.
2. Andrcossy , Mémoire sur le lac Menzaleh , d'après la reconnaissance faite en vendémiaire an VU (septembre et octobre 1799). — Description de l'Egypte : état moderne; tome I.", page 262.
k^ pins rjsàei^re. Pline «iâicBsiit efusuEe plm eoQSÛiêrables la ancienne» hof fa*^ et pâwaqoe, qui sont aojoonniiiî oUiftémsL Suvdot Aristoie la bcnciie canopiqoe €A la seake ■»tnrelie ; u»iri»s les antres ayant été imuaiLCA pav* k m^m da hfAaiae^ peur accâeror le deandtancnt da I>eiea^. Cétait aneiennemiDeiift la pfas abondante^ et c'est ceiie dont les rapports avec In tfaénf^^nie égyptienne sont le mieox constatés.^
Le léger relèrement du terrain qui si^pme le lac Madyefa do lac dTdioo, répond prohafalenient à f ancienne l>ranchecanopiqoedu>H, dont les faoid% snÎTant la loi ordinaire de ce genre de phénnmènei, lieraient tire un peu plus élerés par Tefièt des aUn^ vioDS, que le sol â une certaine distance de pari et d autre.
I^es restes de cette ancienne bouche canopique dn Nil âc trouvent au fond de la baie d'Aboukir, non loin du lac d'Edkou.
rn^H II est ràulté de là que les parties du Délia qui
ont Je moins participe a 1 élévation générale, se trouvent submergées d'une manière l)eaucoup plus permanente qu'elles ne l'étaient du temps des anciens égyptiens, et même que quelques-unes d entre elles ont contracté une salui*e dont elles étaient exemptes dans (X?s temps reculés.
vAfn%,'mpni» Vixv cxcmple, entre les ruines de Tanis ou de Sdn, ;;;7;.p;7j' ù Test de la branche tanitique et celles de Mendès, '**••*'•'•■*•'"•"' qui sont éloiRnées de 3 myriamètres à louest, la
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