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laine de Daqahlyeh est inondée communément endant huit mois de Tannée par les eaux de plueurs canaux d^rrigation qui y aboutissent ^ Ce lit ne suppose toutefois qu un changement assez linime dans la configuration du sol.
La nature assez bien constatée des changements lu .ont ne le sol du Delta a subis dans les environs de ***" '^**°** ^* ancienne Tanis, fait que malgré leur petitesse, et £«»"<»«»
cause de cette petitesse même , ils présentent un éritable intérêt; intérêt d'autant plus grand, que I haute antiquité de cette ville est elle-même parîitement établie, tant par l'examen de ses ruines lie par les témoignages des auteui^s les plus anciens.
Jjs& ruines de la ville de Sdn ou Tanis , qui a néuii. onne son nom a la branche du fleuve appelée au- dr Tann. mrd'hui canal de Moueys , s'élèvent immédiatelent sur ses bords à deux lieues de l'extrémité du anal qui en occupe la place, c'est-à-dire, à deux eues seulement du point où il se jette dans le lac fenzaleh.
Ces ruines ont fixé l'attention de plusieurs des saants les plus célèbres de l'expédition d'Egypte, et un d'eux, M. Cordier, en a donné une description étaillée. «C'est de Damietle que nous partîmes, dit L Cordier, MM. Nouet, Delile, Lenoir et n^oi, pour lier examiner ces ruines sous les auspices de Do- )mieu. Nous y abordâmes le 5o novembre 1798.... )olomieu, dont les conseils et l'amitié guidaient lors mon zèle, me chargea de lever le terrain à la oussole et au pas : il prit le soin de faire mesurer, u de mesurer lui-même les principaux débris des