Girard y loc, cit, , pngc
monuments et leurs distances respectives.... Quant aux observations dont se compose ce mémoire, il est aisé de voir que le fond m'en est commun avec Dolomieu : je dis le fond^ car la plupart des mat^. riaux que nous avions réunis, nous ont été enlevés pendant la captivité que nous avons subie en Gilabre et en Sicile à notre retour d'Egypte : il ne nous en est resté que nos premières notes et les mu nutes des relèvements. *
c<On aperçoit les ruines de San de deux à troii myriamètres de distance. De quelque côté qu'on les aborde, elles s'annoncent à l'horizon sous la fortne d'une petite montagne assez étendue, et dont le profil , largement dentelé , interrompt la monotûnie des plaines sans bornes qui occupent cette partie du petit Delta. On ne distingue guère, en arrivant, que des amas de décombres confusément entassa, et dont la hauteur varie de 1 o à 3o mètres au-dessu» des eaux du canal. Au milieu de ces amas, l'œil a bientôt remarqué, du côté nord-est, une plat^ forme, dont l'élévation approche de 35 mètres. Ce point offre l'intérêt d'une station complètement dominante; et l'obtiervateur n'a rien de mieux à faire que de s'y porter, s'il veut prendre une idée géné^ raie des lieux avant de les parcourir. . . A l'exception de quelques^ bouquets, formés par l'arbuste qu'on nomme nitraria tridentata, les décombres qui constituent tout le sol de la ville, sont nus et stériles: ils se composent en très -grande partie de limon pulvérulent mêlé de sable fluviatile très-fin : on f enfonce en beaucoup d'endroits jusqu'à la chevillei Leur couleur cendrée lire au brun rougeâtre dans
toutes les places où dominent les débris en terre cuite ; on y remarque principalement des tessons de poterie grossière , des fragments de briques de difféleatès espèces , et des éclats de la plupart des pierres que les anciens Egyptiens ont employées dans leurs monuments. Il nest pas rare d y rencontrer aussi de^ fragments de poterie vernissée j de verre blanc ou diversement coloré, de gypse en petites lames, et de marbre blanc de différents grains. : «Cet ancien sol ne tranche nettement avec les |daines environnantes, qui sont toutes composées de ptirô atterrissements du fleuve, que pendant les preoders mois qui suivent Tépoque de l'inondation. II sejHrësente alors, et c'est ainsi que nous l'avons vu, eiitouré de grandes flaques d'eau et de plantes marécoigeuses, formant des îles de verdure ou des touffes clair-semées ^ on ne distingue même plus les berges du canal de Moueys : elles sont en grande partie Dictées et masquées par de vastes champs de ro seaux. Mab après Fhi ver , et surtout aux approches tie juin , Jes choses changent de face : les eaux s'évaparent ou rentrent dans le caoal, la verdure disparaît, le limon se gerce profondément ; de chétifs ubustes, épars de loin en loin , achèvent de se flé^ lyrîr; et la terre, superûciellement ameublie par des efflorescences salines, se lie, presque sans contraste, 6iveo le sol des ruines.
«Pendant cette période de sécheresse, le canal de Moueys, qui n'est encaissé par aucune digue, se dessine d'une manière très-apparente au milieu des plaines. A sa largeur, qui excède fréquemment 60 mèti^s , à sa profondeur qui le rend constamment
i*. '^Vt T-l'^
DâTÎâabie. et a i aty^cuiaoce «le» eaux qvi sV Tenait en toute isiii«jn. il est împoftiibie de ne pas veconnaitre une des branches principales da fleure... Sa eaux âe jettent dans ie lac Bienâleh à aa kilomèties ao nord-est des ruines.... On ne peut jàjos doute que le canal de Mouers ne soit l'ancienne brandie tanitîque du >il, et l'on ne peut s'onpecher de v&connaitre dans les ruines de San celles de Fancienne TanLi, ville rovale sous les Pharaons, dont Feustance remontait déjà à une assez haute antiquité dfi temps de Moïse. - A.:.|ait< .... « Les livres saints font plus d'une mention de
la fille de Tanis. Moïse indique C^ombres, cbap iS, T. 25; qu'elle a été bâtie sept ans après HÂroo, cité de la Terre promise, qui florissait déjà du tempi d'Abraham, cest-â-dire, il y a enriron trente^qpt siècles (Genèse, cbap. i3, t. i8; chap. 33, t. a et iQ; chap. 35, T. 27 et chap. Sy, t. \\\ David câéfaft les miracles qui ont illustré le l^islateor des Hébreux et signalé la puissance du Dieu dlsraél dans les champs de Tanis (Psaume 77, v. 12 et ^3); événements qui datent de 33oo ans. Isaie, prophétisant contre Fidolàtrie et 1 ayilissement des peuple d'Egypte, reproche aux princes de Tanis ^ qu'il appelle les conseillers de Phai*aon , leur orgueil et leor démence (Isaïe, chap. 3o, v. 12 ). Le même s'élère contre Finutile démarche des princes juifs, qd, dans leur épouvante à l'approche des Assyriens, se sont réfugiés à Tanis,^^-
1. L. G^rdicr^ Desciiplioii des iniiies de Sun (Tanis des ancieai)« — «Dcscript. de rÉg^ptc. Antiquités, Descript.; t. II 9 chap. XXIIL