‹ Leçons de géométrie analytique à deux et à trois dimensionsChapitre 127 sur 146 · Changement de la direction des axes. Supposons que · texte numérisé non relu

Changement de la direction des axes. Supposons que

Ton veuille passer des axes Oxy Oy, Oz (fig. 152) aux axes Ox\ Oy', oy ayant même ortgîne 0.

Nous désignerons par x^y^z les anciennes coordon nées d'un point M, par j?',t/',^ les nouvelles coordonnées

flg. 152. du même point ^

ainsi on aiira, dans le cas de la figure 452 :

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a? = + OQ, y = + QP, z= + ?M; ir'= + OQ', y'=+Q'F, V^ + FM.

Les deux contours OQPM et OQTTVf étant terminés aux mè[ne6 extrémités 0 et M ^ si on les projette sur une ligne OX perpendiculaire au plan yOz , on aura :

(OQ) = (OQ') + (QT') + (FU) ,

en adoptant la notation du n° 280 et observant que les pro* jections de QP et de PM sur OX sont nulles. Or, si la disposition de la figure a lieu, on a (OQ) =sxcosXOx^ ou, pour abréger,

(OQ) = a?cos(Xr).

Cette égalité aura lieu encore si le point Q est du côté des x négatives; car alors la grandeur de OQ, au lieu d'être x, serait — a?, et, d'autre part, il faudrait substituera Pangle (Xx) son supplément.

On aura de même :

(OQ0=rr'cos(Xa;'), (QT') = y'cos(Xy'), P'M = z'cos(X8'); donc

X cos (Xx) = a?' cos [Xx') + y'cos (Xj^') + z' cos (Xz').

Cette formule donne la valeur de x en fonction de x^, xf^ z' et des angles qui fixent la position des nouveaux axes par rap* port aux anciens. On aura de même les valeurs de y et de z, en projetant les deux contours OQPM, OQT'M sur deux droites OY et OZ respectivement perpendiculaires aux plans xOzy xOy. On a ainsi les formules :

!arcos(Xa?) = a?'cos(Xa?') + y'cos[Xy') + 2^co&[Xz') , y cos( Yy) = j?'cos(Ya;') + y'cos(Yy') + ;5'cos(Y2') , z cos {Zz) = ar'cos(Zic') + y'cos(Zy') + z'cos(Zz').

La démonstration que nous venons^ de donner est générale et embrasse tous les cas. On en déduit immédiatement les fo^ mules de la géométrie plane , en faisant z == 0 , ^ = 0 et supposant que le plan xy coïncide avec le plan xy.

293. Supposons que les anciens axes soient rectangulaires; les lignes OX, OY et OZ coïncideront avec Ox, Oy, Oz respectivement. Si alors oa désigne par a, 6, c les cosinus des angles que fait Ox avee Oa/, Oy' et Oz' ; et par o', 6', c'; a", b% c" les cosinus des angles formés avec ces mêmes axes par Oy et Oz respectivement , les équations (1) deviennent :

fa? == 6w?'+ 6t/' + cz' , y = a'x'+h'y'+c'z', z = a''x'+¥i/+&'z'.

Les neuf cosinus, qui figurent dans ces équations (2), ne sont pas indépendants les uns des autres ; il n'y en a que six d'arbitraires; on a effectivement entre eux (n® 281) les trois équations :

294. Les mêmes formules (2) sont aussi relatives au cas où les nouveaux axes sont rectangulaires en même temps que les anciens; mais cette condition établit trois nouvelles relations entre les neuf cosinus, en sorte qu'il n'en reste plus que trois d'arbitraires. On peut obtenir très-simplement, comme il suit , les trois conditions dont on vient de parler. Pour un

%fti

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point M situé sur Ox à une distance de Torigine égale à l'unité , on a :

x*=.a, y^=by z'=c;

les équations (2) deviennent alors :

1 = a* + 6^ + cS 0 = aa'+bb'+cc' ,

0 = aa''+bb" + cc'\ .

On aurait six autres équations en appliquant les mêmes formules (2) à un point de Taxe Ojf ei à un point de l'axe Oz. Cela donne ^ en résumé^ six équations distinctes^ savoir :

Ia2 (58 -l-c* =1 , [ad -\-bV -^ce =0,

o'«|6's + c'»=:l , (5) jaa"+66"+cc"=0, a'^î-j. 5''8-|. c''ï= i ^ ( oV'+ 6'6"+ cV'= 0.

Il est aisé d'établir directement et à priori qu'il suflSt de trois quantités pour fixer la position de trois axes rectangulaires par rapport à trois autres.

En exprimant x'y y', z' en fonction de a?, y, z, on trouve évidemment:

x'=ax-\-a'y-\-d'z, y' = bx + Vy+b"z, z' = cX'\' c'y -\- c"z.

En appliquant ces formules à trois points situés respectivement sur les axes Oj:', Ot/, Oz' à la distance 1 de l'origine, on obtiendra les équations suivantes :

a^ + o'^ + a''*^!, /a6 + aV+a'^"=0,

(6) {6^+6'* + 6"*=l, (7) [ac + aV + oV=0, c8+c'«+c''* = l, ' (6c + 6V + 6V'=0.

Mais il mi aisé de s'assurer que le système formé par ces six dernières équations est équivalent au système des six équations (4) et (5).

9115. Formules d^Eiiler, On peut exprimer au moyen de trois angles seulement les neuf constantes qui figurent dans les formules relatives au passage d'axes rectangulaires à d'autres axes rectangulaires. On obtient

ainsi les formules don- ^/ nées par Euler et que

nous allons établir.

Soient Oa?, Oy,Ox les anciens axes rectangulaires; Oa/, Oy', 0;f' les nouveaux^ (fig. 153); soient enfin ON Tintersection des deux plans xy et aj'y'. Nous désignerons par cp l'angle NOa;, part^ l'angle NOa/, et enfin par t Tangle do plan xy et du plan s^tf.

flf. IS3. Gela posé, imaginons

une sphère décrite du point 0 conune centre et qui coupe en A, B, G, A' et N les lignes Ox, Oy, Ox, Oo:' et ON; formons enfin les triangles sphériques NAA', NA'B, NA'C. Les cosinus des côtés AA', BA', CA' sont lespectivement égaux à a, a', a" ; on a d'ailleurs NA=r, NB^QO*—?! NA' = + ,NC = 90% A'NB=e, A'NA= 180«— 6, A'NC=90« — 6. On t donc, par la formule fondamentale de la trigonométrie sphérique :

a -=cos9008^— sincpsin^'CosO, a' = sincp cos^ -H coscp sin (]/ cos6 , a"= sin ^ sin 8.

Il est clair que les valeurs de b, b', b" se déduisent de celles de aya'fa'\ en changeant ip en 90*> + <!/, car ce changement fiait prendre à Ox' la position Oy' ; on obtient ainsi :

b = — coscpsin^»— sincpcos^l^cosB, b' = — sin 9 sin ({/ + cos 9 cos 4/ cos 0 , b"=co8 «lysine.

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Enfin j pour avoir les yaleurs de c, d, c", il suffit de renaplacer, dam lat valeurs de a, a', a", 6 par 90"+ 6 et <]/ par 90*; en effet, par ce changement, le plan rs'ON se change en n'O^ et la ligne Ox' en Ox\ On obtient ainsi:

c— sin98inO, c'ss'CoscpsinO,

c"=cos6.

Ce <ial précède permet de ramener les formules de la transformation des coordonnées à ne contenir que les trois angles 9 , 4^ , 9.

M6. Manière d*ohtenir Vintersection d*unê surface par un plan. Pour avoir Tintersection d'une surface par Tun des plans coordonnés, le plan xy par exemple, il' suffît de faire x=0 dans l'équation de la surface. Supposons maintenant qu'il s'agisse d'avoir l'intersection d'une surface :

par un plan quelconque ; nous supposerons les axes rectangulaires et noui changerons de coordonnées en prenant pour plan des «y le plan donné. Les formules à employer sont alors :

x=zXq + aaf + hy' -\- ex' , y=yo + aV + 6y + C;j', %=:$.+ a"xf'+ 5' V'+ Cy ,

^t Vof ^« ^^^Bjai les coordonnées de la nouvelle origine. Or, si l'on a pris l'axe des x^ parallèle au plan xy, on a.<j/=0; et, si l'on fait en outre x'=0, les formules précédentes deviendront :

asrflpo+flp'coscp— y' sincpcosB , yrrry^-f aj'sin9+ y'coscpcosS , X=jSf, + y'sine.

Après la substitution de ces valeurs dans l'équation proposée, cette équation représentera l'intersection demandée.

297. Les formules , qui expriment les coordonnées relatives à trois axes, en fonction de celles relatives à trois autres axes, sont linéaires; il s'ensuit que le degré d'une équation

algébrique à trois variables ne change pas par la transfonnation des coordonnées. Cela conduit à classer les surfaces algébriques d'après le degré de leur équation. Ainsi une surface sera du premier, du deuxième, etc., degré, suivant que l'équation qui la représente sera elle-même du premier, du deuxième, etc., degré. Il s'ensuit qu'une surface du degré m ne peut rencontrer une droite en plus de m points; en effet, si l'on prend la droite dont il s*agit pour axe des x, on aura les abscisses x des points d'intersection en faisaût j/=Oet z=0 dans l'équation de la surfacie; or l'équation résultante est au plus du degré m et ne peut avoir plus de m racines réelles, ce qui démontre la proposition énoncée. Il faut cependant remarquer le cas où l'équation proposée se réduirait à une identité; alors la droite serait contenue tout entière dans la surface.

Remarquons encore que les sections planes d'une surface du degré m sont généralement des courbes de ce même degré; en effet, si l'on prend pour le plan xy celui d'une section faite dans une surface algébrique de degré m , on obtiendra l'équation de la section en faisant z = 0 dans celle de la surface. Le degré de Tintersection sera donc en généiral égal à m. Toutefois il pourra être moindre que m , dans quelques cas particuliers; car Thypothèse 5? = 0 peut faire disparaître tous les termes du degré m. Il peut même arriver que tous les termes de Téquation disparaissent; mais, dans ce cas , le plan z == 0 fait partie de la surface considérée et réquation de celle-ci se décompose en facteurs.

DE LA LIGNE DROITE ET DU PLAN. :î8I

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