‹ Leçons de géométrie analytique (volume 2)Chapitre 122 sur 145 · PLANS PRINCIPAUX · texte numérisé non relu

PLANS PRINCIPAUX

487— Parmi les plans diamétraux d'une surface du second degré, on distingue en particulier ceux qui sont perpendiculaires aux cordes qu'ils divisent en deux parties égales; ce sont des plans de symétrie de la figure ; on les nomme plans pnncifaux. Dans ce qui précède, les axes de coordonnées étaient

[iielconquès; dans la recherche des plans principaux^ nous apposerons les axes rectangulaires. Si Ton désigne par ol, ^y y les cosinus des angles que fait arec les axes une direcion donnée^ les équations d'une corde peuvent se mettre sous la forme

0^9 b, c étant les coordonnées d'un point particulier I de cette corde, et x, y, z celles d'un point quelconque de cette même corde. La lettre p désigne la distance du premier point au second^ affectée du signe + ou du signe — , suivant qu'elle est comptée dans la direction donnée ou dans la direction opposée.

On obtient l'équation qui donne les distances du point I aux points de rencontre de la corde et de la surface en remplaçant dans réquation (4) les lettres x, y, z par ap, Pp, yp, ce qui

donne

(i5) Sp*-HTp-hR = o,

en posant^ pour abréger^

S = Aa»-f-A'P*-+-AY-H2BPy-h2B'Y«-+-28"'=^P^ T = a^:(a, 6,c)-hP/;(a, 6, c)-Hy/:(«, b,c),

Si Ton suppose le point I fixe et que l'on fasse varier les angles a, p, y, on peut regarder l'équation (i5) comme représentant la surface en coordonnées polaires. Le coefflcient S de p* ne dépend que de la direction du rayon vecteur, le terme constant R ne dépend que de la position du point 1^ tandis que le coefficient T varie à la fois avec la direction du rayon vecteur et la position du point I.

4SS— L'équation du plan diamétral des cordes parallèles a la direction (a, p, y) prend la forme

c'est-à-dire

(17) (Aa4-B''P-hB^y)a;-h(B/'a-|-A^p-4-By)î/ (B'a-}-BP4-A''y)2-hCa-hC'P-hC^y=5 0.^

Soient X, (a, v les cosinus des angles que fatt a?ec k» aiaè des coordonnées la normale à ce plan diamétral, 6 Faogle de la normale avec la direction des cordes, on a

a> -f- Ph^ + Y^ " C086

~a(Aa-hB"p-4-B'y) + P(B"a-4-...) + ..."^ S, *

Pour que le plan diamétral soit un plan principal, il faut que la normale au plan coïncide avec la direction des cordes; on doit donc aToir les relations

l«*dM*Ma^Ml»

Aa-hB"P-+-B'Y B"a + A'P + By""B'a + BP4-A''y""S^

alors réquation du pian principal devient

(19) S(aa?-hPy-l-yx)4-Ca-f-C'p + C"Y = o.

4S9 — Les équations (18) donnent les suivantes

(20) BV + (A' — S)p + By = o,

( B'a + Bp-hCA"— S)y=o;

en y joignant la relation

(21) a*+P*-hy*=i,

OB a à résoudre un système de quatre équations à quatre inconnues*

Les trois inconnues ol, p, y ne pouvant être nulles ea même temps, puisque la somme de leurs carrés doit être égale à l'unité. Tune au moins, par exemple y, est différente de zéro. Pour résoudre ce système d'équatiiws, on imaginera les premiers membres des trois équations (20) divisés par y, on tirera

a fl des deux premières les valeurs des rapports -» -; substituant

T T dans la troisième, on aura une équation ne renfermant plus

que Tauxiliaire S; la quantité S connue, comme on a déjà les

valeurs des rapports. -t ~» on obtiendra les cosinus au moyen de réquation <âi),

CENTRE «t PLANS DIAMÉTRAUX. 431

Au lieu de diviser par y, supposons qu'on tire des deux premières des équations (20) les valeurs de a et Ç^, et qu'on substitue dans la troisième, on arrivera à une équation de la forme D,Y=o ; puisque y est différent de zéro, on posera D|=o; c'est l'équation en S. Mais il est évident que le polynôme D^ n'est autre chose que le dénominateur commun des formules de résolution du système (20) considéré comme un système à trois inconnues c, f^, y. On observe aussi que Ton peut former ce polynôme en remplaçant dans le polynôme que nous avons appelé D (n« 477) les lettre A, A', A'' par A — S, A'— S, A'^— S. L'équation qui donne l'inconnue S est donc

(na) {A — S)(A' — S^A^'-^S) — (A--S)B« — (A'--8)B^»

- (A'^ — S) B"«H. îxBB'B'^ = o;

quand on développe le polynôme par rapport aux puissances de Sy on voit que le terme indépendant de S est la quantité D elle-même,

41IO— Lorsque les trois coefficients B, B'; B^' sont différents de zéro, on arrive à une forme d'équation plus commode à discater, en faisant réiimination d'une autre manière : multiplions les équations (20) respectivement par B, B'^ Bf^ et retranchons les résultats deux à deux, il vient

(23)[(S— A)B+B'B^a=[(S-AOB'+B''B]P=[(S-A")B''+BB']y,

ou

(S — A) B -h B'B" (S — AO B' -h B"B (S — A") B^-h BB'

Si Ton substitue dans l'une des mêmes équations, la première, par exemple, à la place de a, ^, y les quantités proportionnelles^ on trouve

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