CHAPITRE IX
DISCUSSION DB L'ÉQUATION GÉNÉRALE. DIT DEUXIÈME DEGRÉ A DEUX INDÉTERMINÉES.
§ I. Division des lignes du second ordre en trois genres.
1 97. L’objet que nous allons nous proposer actuellement est de chercher quelle est la forme des courbes représentées par l’équation générale du second degré
Ay-j-B-zy-f-CV+Dj-f Er-}-F = 0 [1]
et de découvrir les propriétés les plus générales de chacune de ces courbes.
En conséquence, nous allons d’abord appliquer à cette équation la méthode de discussion que nous avons ébauchée précédemment (SI). Résolvons-la clone par rapport à l’une des deux variables , par rapport à y, par exemple , ce qui donnera
^?f±£± ivV(B'— 4AC>rî+2(BD-2AE>r+D3-4AF, ou y— — ±~ Jnx'+îpx+q [2],
en posant, pour abréger, comme nous l’avons déjà fait dans la note du n° 1 7 i ,
B* — 4AC = «, BD — 2AE=/;, D‘ — hkF — q.
Or, si l’on compare cette équation à
Bx+D
on voit que, si l’on avait construit la droite RS représentée Fig. 69. par cette équation , on obtiendrait tous les points du lieu cherché , en augmentant et en diminuant l’ordonnée de chacun des points de cette droite de la valeur que prend la quantité
— v'n.r1-(-2/o.r-(-y, lorsque l’on y remplace x par l’abscisse 2 A
du point que l’on considère; car on trouvera de cette manière deux points qui auront respectivement pour ordonnées
et
— +iîv Vy«^+2^+ÿ
— 21 \lna?+2px+q.
c’est-à-dire les deux valeurs dey déterminées par la formule [2].
On voit ainsi que le lieu de l’équation y= — est le
diamètre qui coupe en deux parties égales toutes les cordes de la courbe qui sont parallèles à l’axe des y, et que la quan-
tité ^ \jn3d-\-1px-\-q dont il faut augmenter et diminuer
l’ordonnée de chaque point de ce diamètre est la valeur absolue de l’ordonnée de la courbe , comptée à partir du diamètre. Nous représenterons désormais cette quantité par jr,, et nous poserons en conséquence
fi =± il srud+ïpx+q [4].
Cela posé, si l’on écrit cette valeur de y\ de la manière suivante :
on verra que la quantité tendant vers zéro à mesure
que x augmente, on pourra assigner à x une valeur assez
grande pour que la valeur absolue du binôme soit
moindre que celle de n , de sorte qu’il existe des valeurs positives et négatives de x, à partir desquelles la quantité soumise au radical prendra des valeurs qui auront constamment le même signe que n, et qui croîtront au delà de toute limite, lorsque l’on fera augmenter x; car le facteur x* tend vers
l’infini , tandis que converge vers n.
Donc, si rt=B* — 4AC <0, il y a des valeurs de x au delà desquelles y, sera toujours imaginaire, soit que l’on prenne .r positivement ou qu’on la prenne négativement. La courbe sera donc limitée dans le sens des abscisses, tant positives que