L-LYTROB-IU-IAPUIE
On attire la paroi postérieure en bas et on recherche l'extrémité inférieure de la ligne rugueuse. On place ensuite à l'extrémité supérieure de colle ligne une pince raonogriphe, comme on le voit dans la figure 134. Nous mettons ensuite une
135.- Onéralion de Martin. 1" partie. Elytrorrhophie double. Sutureétascs. S) lambeaux de Tavivement. Le pcriuee est encore intact.
Fig en étages, a)
pince à chaque angle latéral de ravivcment, c'cst-ù-clire aux points 1 et I (figure
Des aides tendent les tissus saisis par les pinces et l'opérateur trace, à l'aide du bistouri, de chaque côté de la ligne rugueuse, une ligne d'avivemcnt qui se termine aux points 1 et 1 ; puis, partant de l'extrémité supérieure de cette ligne
Fig. lotî. — Colpopérinéorrliapliie d'après Martin. — Suture en surjet -
Etage inférieur.
(chiffre 2, fig. 134) il trace le bord externe du triangle (chiffre 3, 4 et 1 fig. 134) : le lambeau ainsi circonscrit est détaché d'une pièce, et on le réunit immédiatement par une suture à points coupés (fig. 135) ou par une suture en surjet simple ou étagée selon les dimensions avivées (fig. 13G).
Quand les deux plaies sont réunies et suturées, toute la partle du vagin sur laquelle on vient d'opérer se trouve remontée du côté du col.
Ce point est important pour la compréhension des flg. 135 et 136.
On procède ensuite à la partie périnôale de l'opération.
L'extrémité inférieure de la colonne rugueuse est incisée transversalement (fig. 13U), puis on saisit cette colonne audessus de rincision avec les pinces monogriphes.
Fi"- 137 — ColpopérinéoiTliapliie d'après Martiu. — a a, Elytrorrhaphic double latérale ; h, bout supérieur du lil ; c, bout inférieur.
Le champ d'avivement est alorà étalé avec l'aide de celte pince, de deux autres pinces placée? sur les côtés en I et en I, et d'une 4" fixée à l'angle inférieur (fig. 134). La traction opérée par la pince supérieure donne alors à la partie postérieure de
l'avivoment la foinne triangulairo qu'on observe à la flg. 130.
On pi'ocôdo ù. l'avivement do la région pôrlnôale, en traçant, avec le bistouri, des lij^nes allant d'une pince à l'autre et l'on obtient ainsi une surface losans'ique qu'on enlôve d'un morceau et qu'on réunit par des sutures profondes et superficielles, comme on le voit dans la flg. 130, ou par la suture étugôe représentée par la figure 130 dans son étage profond et par la figure 137 dans son étage superficiel.
Fig. 138.— Colporrliaphie médiane. — Aviveraent d'après Neiigebauer.
Pour terminer, Messieurs, encore un mot sur les procédés employés lorsque les autres opérations ont échoué. Lefort et Neugebauer ont proposé l'oblitération du vagin.
Lalcchnique esl des plus simples ; doux surfaces sonl avivées sur la ligne médiane, l'une sur la paroi antérieure, l'autre sur la paroi postérieure du vagin.
Ces deux surfaces réunies par des sutures constituent, après cicatrisation, une barrière qui empô:;he ù. l'utérus de francliir la vulve. 11 est préférable de n'intervenir de cette manière que chez des femmes qui ne sont plus susceptibles d'être fécondées, car laccouchement obligerait bien vite le chirurgien à détruire une œuvre si laborieusement établie.
P. iMullerafini, en désespoir de cause, par faire l'hystérectom'ie totale. Mais c'est là une intervention qui suppose un degré de souffrance qu'on ne rencontre pas habituellement. Il ne peut être conseillé que d'une façon tout à fait exception nelle..