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ALLONGEMENT DU COL. — AMPUTATION DU COL

L'hypertrophie, ou plutôt l'élongation de la portion vaginale du col utérin si bien décrite par Huguier, doit figurer parmi

Fi-^ 151 — \Uon"'ement da col utérin délerminaut une fausse roule ""vaginale. Il exLte ca «, une courbure produisant la sténose.

les causes de la stérilité. Elle mérite surtout d'appeler notre attention parce qu'elle est susceptible d'un traitement ope-

ratoiro et qu'elle nous permet de déci'ii'e ici une opération qui a joui autrefois d'une grande vogue et qui n'est plus guère applicaljle aujourd'iiui que dans l'allongement hypertropliique. Nous voulons parler de \ amputation da col. Nous avons vu qua cette opération, autrefois très en vogue dans le traitement chirurgical du cancer de l'utérus, doit faire place aujourd'hui à des opérations plus radicales lorsqu'on se trouve en présence d'un épithélioma bien conslaté.

Fig. 155. — Allongement cUi col utérin. Fausse route vaginale en a.

L'allongement qui nous occupe ne saurait être confondu avec le prolapsus utérin, qui ne- s'observe le plus souvent que chez des femmes âgées et multipares, ni avec l'élongation hypertrophique qui résulte du gonflement produit dans le

Fig. 156. — Allongement hypertrophique portant principalement sur la

lèvre postérieure.

tissu de l'organe par la persistance de la modification texlulaire propre à la grossesse.

L'élongatinn qui nous intéresse au point de vue spécial de la stérilité est presque toujours congénitale.

Le col est allongé, mais non boursouflé et épaissi.

L'allongement porte sur les deux lèvres (flg. 154) ou sur une lèvre seulement (fig. 150.) Le plus souvent il coïncide avec un certain degré d'antéversion (flg. 157) et, plus rarement, avec la rétroflexion (flg. 158).

Fig, 157. — Allongemeut hypertroplùque et autéversion.

Le mécanisme qui détermine la stérilité dans l'élongation simple du col s'explique de deux façons : par la conicité du col que nous avons déjà décrite et surtout par la production des fausses routes vaginales sur lesquelles le professeur Pajot a insisté avec raison.

Il est facile, du reste, de comprendre le mécanisme de ces fausses routes. Le pénis pénètre dans un des culs-de-sac, soit en avant, soit en arrière; l'habitude de ce coït défectueux finit par augmenter chaque jour la profondeur de la fausse route. Comme l'a fort bien dit Pajot, le mari dépasse toujours le but sans jamais l'atteindre. Le sperme est alors déposé dans un des

culs-de-sac, le postérieur le plus souvent, et ne pénètre pas dans l'utérus. Les fausses couches vaginales qui accompagnent toujours l'élongation du col et souvent les déviations utérines sont donc une cause non do Y Linpossibilité. absolue de la fécondation, mais, de la difficulté de la fécondation chez les femmes qui présentent cette disposition.

Fig. 158. — AUougemeut liypertfophicjuo et rétroflexion.

Le traitement de l'élongation du col utérin consiste dans l'amputation de la portion vaginale de l'utérus. C'est là une opération importante qui mérite une mention spéciale,

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